Des mauvais moments pour les bleus (fin juin 2016)

Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) : Leur faire payer l’interpellation  à coups de caillasses

Le Parisien / lundi 20 juin 2016

Le soleil n’est pas encore là mais tous les mauvais ingrédients de l’été semblent déjà réunis : rodéo, mortiers, prise à partie des voitures de police. La nuit de dimanche à Tremblay-en-France a été particulièrement agitée.
Un peu avant 20 heures déjà, allée Chastillon, les policiers ont interpellé, non sans mal, un motard. Son deux-roues n’était pas immatriculé et il n’avait pas le permis de conduire. Mais cela, les policiers ne l’ont découvert qu’après. Entre-temps, il leur a fallu faire face à des jets de projectiles, de la part d’un nombre important d’assaillants. Selon la police ils étaient une trentaine en face.
Les fonctionnaires ont utilisé l’« armement collectif » — ainsi qu’on nomme les flash-balls, grenades de désencerclement et lacrymogènes — à huit reprises. L’interpellation a bel et bien eu lieu, mais la voiture de police est repartie avec une vitre en moins.
La nuit était loin d’être finie, puisque à 23 heures, allée Bullant, à deux rues de la première intervention, nouvelle pluie de projectiles sur les forces de l’ordre. Une vitre est brisée.Le troisième acte se déroule, après minuit, avenue de la Paix. Trois jeunes hommes sont arrêtés, pour avoir lancé des mortiers et projectiles sur la police. Dans ce dernier face-à-face de la nuit, la police a dû avoir recours 31 fois au fameux armement collectif. Les trois jeunes interpellés ont été remis en liberté et seront reconvoqués plus tard. Cinq policiers sont été légèrement blessés lors de ces affrontements, sans pour autant que leurs blessures ne les obligent à cesser leur travail.

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Rillieux-la-Pape (Rhône) : La flicaille harcèle… et s’en prend plein la gueule !

Le Progrès / lundi 20 juin 2016

RillieuxlaPape2006[…] Tout commence samedi, vers 18 h 30, par un simple contrôle, rue de Rome. La police municipale arrête un scooter, sur lequel circulent deux jeunes hommes, dont le passager, sans casque. Le conducteur, qui n’est pas le propriétaire du deux-roues, n’a pas de papiers sur lui. Les policiers lui demandent de les suivre au commissariat pour vérifier son identité. Devant son refus, la tension monte d’un cran. Les policiers l’interpellent. De façon très musclée, selon plusieurs témoins. « Un des policiers municipaux a projeté le pilote du scooter à terre d’un coup de pied avant de le soulever par la gorge. Cette intervention a soulevé la colère des mères de famille qui ont assisté à ce contrôle », témoigne une habitante, Fatima Dib. Des jeunes gens commencent à se rassembler et un attroupement d’une cinquantaine de personnes se crée. C’est à ce moment-là que les forces de l’ordre essuient des tirs de projectiles, dont des cailloux. Un agent de la police municipale se serait même retrouvé à terre et aurait pris des coups. La police nationale appelle des renforts et lance quelques bombes lacrymogènes. Les hommes de la Brigade anti-criminalité (BAC) arrivent en nombre. Le quartier des Semailles est entièrement bouclé. Deux personnes, le conducteur du scooter de 22 ans et un jeune homme ayant lancé une pierre sur la police, sont embarquées et mises en garde à vue. Quatre scooters sont confisqués
Vers 3 heures du matin, les habitants du quartier entendent les premiers pneus exploser : quatre voitures sont en train de brûler. Une Renault Clio sur un parking de la rue de Londres, un véhicule stationné rue de Rome et une Twingo brûlée par propagation. Enfin, une BMW a également brûlé avenue de l’Europe.
À la base, le contrôle du scooter ne s’est pas fait par hasard. Il est le fruit d’une action coordonnée entre police municipale et nationale prévue pour faire cesser le phénomène des rodéos dans la Ville Nouvelle. « Les images des caméras de vidéo-protection et celles des caméras embarquées par la police municipale ont été réquisitionnées après les événements de samedi. L’enquête est en cours pour identifier tous les suspects », commente le maire de Rillieux, Alexandre Vincendet. Qui ajoute ne pas vouloir « reculer face à une ultra-minorité, une quinzaine de meneurs, qui veut faire sa loi et qui empêche les habitants de vivre tranquilles ».
Quant aux habitants des Semailles, certains comptent se rassembler devant l’école ce matin avant d’aller demander des explications en mairie. « Des enfants jouaient sur le square situé derrière le n° 4 rue de Rome, là où s’est passée l’interpellation. Une quinzaine de grenades lacrymogènes ont été lancées par les forces de l’ordre, sans faire la part des choses vis-à-vis de nos enfants », explique ainsi Rizlaine Virone.

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Le Progrès / Mardi 21 juin 2016

[…] Très tôt, ce lundi, trois voitures ont de nouveau été la proie des flammes. Deux véhicules étaient stationnés sur l’avenue de l’Europe, à quelques mètres de la zone des incidents de la veille et la troisième a été découverte aux Semailles, rue de Rotterdam. Trois jeunes ont été arrêtés, dont deux présentés en comparution immédiate, ce lundi. […]
Commençant son travail très tôt le matin, elle n’a pas vu de voiture brûlée, en partant, peu avant 3 heures. D’autant que le quartier était plongé dans le noir. Une logette de commandes d’électricité avait été détériorée rue Ronsard.
Bilan du week-end : sept voitures brûlées et trois interpellations.

RillieuxLaPape2106

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Denain (Nord) : D’abord les noms d’oiseaux, puis les cailloux

La Voix du Nord / vendredi 24 juin 2016

Une pluie d’injures, puis de cailloux, qui s’abat sur des policiers… Voilà qui n’est pas sans faire penser au véritable guet-apens dont avaient été victimes des policiers, la semaine dernière, lorsqu’ils avaient voulu interpeller un jeune homme au guidon d’une moto volée, à la résidence du 19-Mars. Mais cette fois-ci, c’est à Denain, à la station de tramway Jean-Jaurès, que les faits se sont produits, ce mardi soir. Une station, justement, où les opérations coup de poing et les passages de patrouilles de police se sont multipliés ces derniers temps, en raison « des exactions à répétition » qui s’y produisent. Attroupement, deal, agents de Transvilles menacés… En marge de l’une de ces opérations de grande envergure organisée début juin, de nombreuses incivilités étaient remontées jusqu’à nous. Des barrières de passage à niveau avaient ainsi été démontées pour casser les caméras de vidéo-surveillance en tapant dessus. Mardi soir, il devait donc être autour de 23 h 30 lorsqu’une patrouille de police se rend à la station Jean-Jaurès. Un groupe d’une dizaine de jeunes se trouve à la station. Un flot d’injures s’est alors immédiatement abattu sur les fonctionnaires de police. Avant que les jeunes ne ramassent des cailloux sur les voies du tramway afin de les jeter sur les policiers. « Puis les jeunes se sont enfuis. Le groupe s’est scindé. Mais les collègues du groupe de sécurité de proximité (GSP) en ont identifié quatre », rapporte une source policière. Un signalement des quatre suspects est alors communiqué à l’ensemble des policiers. Le lendemain soir, l’un des quatre jeunes est donc repéré par une autre patrouille, sur l’avenue Jean-Jaurès. Quant aux trois autres suspects, ils ont été interpellés jeudi matin à leur domicile. Bien qu’ils aient nié les faits durant leur placement en garde à vue, trois des jeunes ont été déférés ce vendredi matin. Ils seront jugés dans les plus brefs délais, dans le cadre d’une comparution immédiate. Quant au mineur, il sera présenté à un juge des enfants.

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Besançon (Doubs) : Des séquelles pour une flic en intervention

Est Républicain / vendredi 1er juillet 2016

Une policière bisontine a été blessée par le jet d’un projectile depuis les étages d’un immeuble, ce jeudi, vers 16 heures, dans le quartier de Planoise, à Besançon. Les policiers, qui intervenaient rue des Causses pour une interpellation, ont été directement visés. La policière a reçu une lourde tasse en grès sur le pied. On ne connaît pas le degré de sa blessure. L’auteur du jet a pu être identifié et interpellé à son tour. […]

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 Valence : Une saine haine de la police

Le Dauphiné Libéré / lundi 20 juin 2016

Le climat “anti police” qui sévit actuellement dans certains milieux ne fait pas exception à Valence. Les hommes de la patrouille de nuit , présente dans le quartier de Fontbarlettes le samedi 18 vers 23 heures, en ont fait l’amère expérience. Alors que plusieurs individus s’étaient rassemblés, l’un a lancé un caillou dans la lunette arrière du véhicule de police, avant de prendre la fuite. Pas de blessé fort heureusement mais une lunette explosée.

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Évry (Essonne) : Trois flics blessés

Le Parisien / dimanche 19 juin 2016

La soirée a été agitée dans le quartier du Bois Sauvage à Evry. Samedi soir, après 20 heures, une bagarre a éclaté, impliquant une quinzaine de personnes. La rixe s’est poursuivie, malgré l’arrivée des forces de l’ordre qui ont eu recours au gaz lacrymogène pour dissuader les protagonistes. Ils ont ensuite interpellé un homme, le plus virulent. Un autre a alors jeté un projectile sur les forces de l’ordre, blessant trois policiers. Au final, deux frères de 29 et 30 ans, ont été placés en garde à vue.

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Les flics pris pour cible à Mantes-la-Jolie, Trappes et La Verrière (Yvelines)

Le Parisien / jeudi 16 juin 2016

Régulièrement cible des jeunes dans les quartiers sensibles, les policiers ont de nouveau été pris à partie mercredi soir dans les quartiers sensibles de la Verrière, Trappes et Mantes-la-Jolie. Le drame de Magnanville, où un commandant de police et sa compagne ont été assassinés, n’a visiblement pas engendré de trêve.

La Verrière. Vers 16 h 45, avenue des Noés, des policiers, qui accompagnaient des pompiers, venus éteindre un incendie de détritus dans un véhicule épave, ont essuyé un tir de mortier. Une heure plus tard, cinq jeunes hommes ont jeté des pierres sur des fonctionnaires, qui quittaient la résidence du Bois de l’Etang où ils avaient effectué une perquisition. Les forces de l’ordre ont répliqué en lançant une grenade.

Mantes-la-Jolie. Mercredi soir peu avant 20 heures, une voiture est repérée allée de Perdrix à Magnanville près de la maison des victimes de l’attentat commis lundi soir. A son bord, deux hommes tentent de prendre des photos du pavillon. Ils quittent les lieux avant d’avoir pu être interceptés par les forces de l’ordre présentes sur les lieux. Dix minutes plus tard, la voiture est repérée rue Denis-Papin à Mantes-la-Jolie, puis contrôlée par un équipage du secteur. Lors de l’intervention, les fonctionnaires sont visés par des jets de pierres. Aucun blessé ni dégât ne sont à déplorer. Les passagers du véhicule ont été conduits au commissariat pour des vérifications.

Trappes. Mercredi soir vers 23 heures, un habitant de la rue Henri-Wallon prévient la police, croyant qu’une bagarre a éclaté sous ses fenêtres. Sur place, les policiers découvrent qu’il s’agit d’un groupe de jeunes qui fêtent la victoire de l’équipe nationale. A la vue des forces de l’ordre, les esprits s’échauffent occasionnant un attroupement. Ces derniers sont contraints de tirer des grenades. L’arrivée de renforts permet de ramener le calme.

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Valenton (Val-de-Marne) : Les bleus caillassés

Le Parisien / dimanche 19 juin 2016 

Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1 heure du matin, à Valenton, des policiers qui effectuaient une enquête décès dans un logement, rue Georges-Bizet, ont été pris à partie par des individus. Des agents ont été insultés et ont reçu des jets de projectile dont des cailloux. Cette agression n’a pas fait de blessés mais l’une des vitres d’un véhicule des forces de l’ordre a été brisée. Après une course-poursuite, deux personnes ont finalement été interpellées.

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Vigneux (Seine-et-Marne) : Les flics pris pour cible à deux reprises

Le Parisien / jeudi 9 juin 2016

Trois jeunes du quartier du Mont-Saint-Martin seront prochainement présentés au tribunal, soupçonnés de s’en être pris à des policiers de Nemours. La scène s’est produite ce mercredi soir, rue des Chérelles. Une patrouille avec trois policiers est appelée à l’aide, pour un différend de voisinage qui dégénère. Pendant l’intervention, les policiers reçoivent des jets de pierres et de canettes de bière. Mais personne n’est blessé. Un peu plus tard, les policiers vont interpeller trois jeunes du quartier, âgés d’une quinzaine d’années. Ils ont été placés en garde à vue, puis relâchés, en attente de leur jugement.

Le Parisien / dimanche 12 juin 2016

Un simple contrôle routier a bien failli dégénérer vendredi soir à Vigneux. Peu avant 22 heures, dans le quartier de la Croix-Blanche, les policiers tentent de contrôler un homme au guidon d’un scooter. Celui-ci, un habitant du quartier, refuse d’obtempérer et prend la fuite avant de se retrouver bloqué par un véhicule un peu plus loin. Alors que les forces de l’ordre tentent de l’interpeller, le jeune homme appelle des amis à son secours. Une vingtaine de personnes rejoignent alors le lieu de l’intervention et caillassent les policiers qui font usage d’un tir de flash-ball pour éloigner les assaillants. Interpellé, le pilote du scooter sera poursuivi pour rébellion et incitation à l’émeute.

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Beauvais : Un cocktail pour les schmitts

Le Parisien / vendredi 17 juin 2016

Ambiance électrique, jeudi soir, dans le quartier Argentine, à Beauvais. Appelé pour un feu de véhicule, peu avant 23 heures, un équipage de la police nationale a été visé par le jet de deux cocktails Molotov alors que les agents se trouvaient à bord d’une voiture sérigraphiée. Le point de départ d’une nuit agitée marquée par l’incendie volontaire de cinq autres véhicules stationnés dans trois rues de ce quartier.
On ignore pour l’instant l’origine de cette flambée de violence. Mais les événements de la nuit pourraient avoir un lien avec une interpellation mouvementée survenue quelques heures plus tôt en centre-ville. « Une patrouille est intervenue pour interpeller un mineur en fuite qui faisait l’objet d’une fiche de recherche. Mais sur place, la situation s’est vite tendue, confie un proche de l’enquête. Un groupe de jeunes assez hostiles s’est formé et l’un des policiers a dû faire usage de son flashball pour les disperser. Reste maintenant à voir si les deux affaires ont réellement un lien… »
Quoi qu’il en soit, ces deux épisodes successifs – qui n’ont pas fait de blessé dans les rangs des forces de l’ordre – en disent long sur le degré de violence auquel les policiers de Beauvais sont confrontés depuis quelques mois. « Localement, on sent une agressivité quotidienne qui va crescendo », regrettaient à l’unisson les syndicats Alliance, Unsa Police et SC-SI-CFDT, réunis le 18 mai dernier devant l’hôtel de police pour dénoncer « un climat anti-flic » et la multiplication des violences contre les forces de l’ordre. « Entre les missions classiques de sécurité publique, le plan Vigipirate, les opérations anti-délinquance et maintenant l’Euro, les effectifs sont usés et peinent parfois à se sécuriser eux-mêmes… », observent les organisations syndicales. […]

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