Ni loi, ni travail : A Tolbiac l’occupation laisse des traces, l’UNEF se dissocie

Le Figaro / mercredi 23 mars 2016

Tolbiac 23 mars 2016[…] Au Centre Pierre-Mendès-France de Tolbiac (Paris-I-Panthéon Sorbonne), une occupation d’étudiants a dérapé dans la nuit du mardi 22 mars au mercredi 23 mars et les locaux ont été vandalisés.  […] Dans la nuit une bagarre se déroule devant le PC sécurité. Mercredi matin, diverses dégradations sont constatées: destruction d’un distributeur automatique de boissons; tags et inscriptions à la bombe dans l’ensemble du rez-de-chaussée ; déprédations d’extincteurs. Au septième étage, les câbles des ordinateurs, des téléphones et même du micro-ondes ont été systématiquement sectionnés ; deux unités centrales ont été dérobées ; de l’eau a été versée sur le photocopieur ; l’ensemble des bureaux, des imprimantes, des claviers d’ordinateurs et des dossiers pédagogiques et administratifs en cours de traitement ont été aspergés de différents liquides: blanc correcteur, sauce vinaigrette, liquide vaisselle et autre produits non identifiés.

«Nous ne pouvons qu’être consternés par ce vandalisme et par l’irresponsabilité de ceux qui l’ont rendu possible en contrevenant à une règle que mon prédécesseur, le professeur Jean-Claude Colliard, souhaitait intangible: pas d’occupation nocturne des locaux universitaires. Abandonnés à notre sort, nous n’avons pu nous y opposer: le résultat est là. C’est indigne», s’exaspère la présidence. Autre son de cloche du côté de l’Unef qui depuis le début de la semaine, tout en condamnant des débordements «minoritaires» s’alarme des décisions «prises par les forces de l’ordre et certaines directions d’université» qui, la semaine dernière, ont «remis en cause les droits fondamentaux de réunion et de manifestation des jeunes.»

[Une révendication de ces dégradations ici]

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