reçu par mail / samedi 5 juin 2021
Je ne mens pas, en disant que je me souviens de toi comme si c’était hier, depuis maintenant un quart de siècle, presque tous les jours. Quelqu’un.e pourrait douter de cette affirmation, mais je m’en fiche parce que, sûrement, cette personne ne connaissait pas ce compagnon ; et encore moins il/elle ne me connaît, moi (ni mes sentiments les plus intimes). Je déteste les « éphémérides », mais (à cette occasion…) il m’est impossible d’éviter d’écrire ces mots. Ton arme s’est enrayée et on t’a tiré une balle dans la poitrine. On t’a tiré encore dessus, dans le dos. Toi, justement, qui écrivait dans tes poèmes que tu n’allais pas les attaquer par derrière. Nous, les anarchistes, sommes comme-ça : nous les affrontons en sachant que nous avons tout à perdre, mais nous nous jetons quand même dans la bataille inégale, comme David contre Goliath. Ta mémoire et ton courage, compagnon, continuent d’éclairer notre lutte…
Continuer la lecture →