Il Rovescio / dimanche 31 octobre 2021
La barbarie retourne facilement sa veste.
Elle se cache derrière une écologie Green, un médicinal résolutif,
une vie sûre qui devient vie sous contrôle,
derrière l’espoir aveugle qui accepte l’inconnue du laboratoire,
derrière la complicité qui s’approprie du silence,
derrière la non-violence qui devient un alibi,
en réduisant les espaces du possible,
derrière l’attente d’être compris, dans un monde
dont la seule mémoire est celle de l’appareil.
Si les femmes et les hommes de demain seront
des êtres réduits à leur simple matériel biologique,
comme si rien ne pourrait plus être unique,
réduits à des chiffres entassées dans des données,
comme si rien ne pourrait plus exister en dehors des écrans,
nous ferons face à ce demain. Nous le ferons aujourd’hui.
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Jeudi 21 octobre à midi, dans la section 1, haute sécurité, de la prison de Rancagua, il y a eu une violente attaque de la part des gardiens de la prison – plus de 50 – dans le but de tyranniser tous les prisonniers qui se trouvaient à ce moment-là dans la cour – moins de 20 ; c’est dans ce contexte que, face à l’arrogance des matons, les camarades qui se trouvent dans cette section, ainsi qu’un nombre égal de prisonniers sociaux, ont fait face aux ordres venant des bourreaux et ont refusé d’y obtempérer, afin de sauvegarder leur indéfectible dignité.

La bonne et la mauvaise nouvelle : un copain libéré en CJ le 15 mais le parquet fait appel.




















































