Des mauvais moments pour les bleus (fin septembre 2021)

Koungou (Mayotte) : Émeutes contre les expulsions

Clicanoo / mardi 28 septembre 2021

Suite à une opération de destructions d’habitations illégales sur la commune de Koungou à Mayotte, des émeutes ont eu lieu une grande partie de la nuit dernière. Trois mineurs ont été interpellés.



Tôt le matin lundi, dès 5h30, une opération de destructions a été menée sur la commune de Koungou à Mayotte, au nord de Mamoudzou, dans le lotissement Caro Bolé. 350 habitations illégales étaient visées, dans le cadre de la loi Elan, alors que le gouvernement souhaite accentuer les efforts de lutte contre l’habitat informel et indigne sur le département. Au total, 132 gendarmes départementaux et mobiles, ainsi que l’hélicoptère de la section aérienne de gendarmerie de Pamandzi ont été mobilisés sur l’opération de destruction.

Mais le soir, vers 19h, est venu le temps des représailles. Selon la gendarmerie de Mayotte, c’est plus d’une centaine d’individus « très hostiles et très mobiles » qui ont dressé des barricades auxquelles ils ont ensuite mis le feu, à plusieurs endroits du village. De part et d’autre de la RN1, les automobilistes ont été la cible de pillages et caillassages. Quelques-uns étant même blessés. Des militaires prépositionnés sont alors intervenus, bien qu’harcelés par les délinquants : les gendarmes ont en effet été victimes de jets de projectiles. Ils y ont répondu par des tirs de grenades lacrymogènes, ce qui a eu pour effet de disperser les individus et libérer la RN1.

Mais la soirée était encore longue : les délinquants se sont regroupés dans le centre du village, afin de commettre plusieurs dégradations : ils ont notamment tenté d’incendier les locaux de la police municipale, de piller une habitation, de dégrader des véhicules sur le parking de la mairie, à coups de pierres. Ils ont mis le feu à deux de ces véhicules, ce qui a provoqué l’incendie partiel de la mairie.
D’autres barricades ont été dressées près de la maison d’arrêt de Majicavo, entravant l’intervention des sapeurs-pompiers.

Pour parvenir à ramener le calme dans le village, les gendarmes – 66 militaires mobilisés – ont dû user de 200 grenades lacrymogènes et de 5 tirs de LBD. Il aura fallu également l’intervention de deux équipages de véhicules blindés, et de 14 personnels de la direction territoriale de la police nationale.

La brigade territoriale autonome de Koungou a été chargée de l’enquête, qui a par ailleurs bénéficié de l’expertise des techniciens en identification criminelle de la CIC de Pamandzi. Trois mineurs ont été interpellés pendant les émeutes, et placés en garde à vue.

Le commandant de la gendarmerie de Mayotte, le colonel Capelle, s’est rendu très tôt ce matin à Koungou, en compagnie des autorités administrative et judiciaire pour « affirmer sa détermination à exécuter les missions qu’elles lui confient ».

Malgré les échauffourées, les travaux de déblaiement du bidonville de Caro Bolé se sont poursuivis de mardi, sous la surveillance des gendarmes mobile et d’un équipage en véhicule blindé.

Vengeance incendiaire contre la mairie

Le Monde / mardi 28 septembre 2021

L’hôtel de ville de Koungou, à Mayotte, a été la cible d’un incendie volontaire, lundi 27 septembre au soir, après des manifestations contre la destruction d’un bidonville comprenant quelque 350 habitations, ont annoncé des agents municipaux. Koungou, qui compte plus de 32 000 habitants, est la deuxième commune la plus peuplée du département d’outre-mer.

Le feu a démarré dans trois voitures garées sur le parking de la mairie avant de se propager au bâtiment principal, et une annexe en construction qui devait accueillir la cafétéria. Les pompiers ont pu se rendre sur place pour éteindre le feu, escortés par les forces de l’ordre, ont précisé les médias locaux.

Un peu plus tôt, le bâtiment de la police municipale avait, lui aussi, fait l’objet d’une tentative d’incendie. Mais le voisinage a averti rapidement les policiers municipaux, qui ont pu limiter les dégâts. […]

Lundi avait débuté une opération de démolition de 350 habitations du bidonville de Caro Bolé, à Koungou. Si certains habitants ont accepté d’être relogés, d’autres ont refusé les propositions de la préfecture de Mayotte. Ils ont menacé de s’en prendre aux agents municipaux et à l’hôtel de ville de Koungou.

Les employés municipaux avaient donc été autorisés à quitter le travail plus tôt et l’opération de démolition était accompagnée d’une mobilisation importante des forces de l’ordre.

Avant l’incendie de l’hôtel de ville, quatre habitants ont été interpellés et placés en garde à vue pour avoir jeté des pierres sur les agents chargés de la démolition. Et une vingtaine de personnes en situation irrégulière ont été interpellées pour être conduites au centre de rétention administrative en vue d’une expulsion vers leur pays d’origine.

La destruction de ces cases en tôle doit permettre la construction de 500 logements sociaux. Depuis le début de l’année, 955 habitations ont été détruites à Mayotte dont 200 à Koungou en février. A l’époque déjà des troubles s’étaient produits.

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Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) : Échauffourées et bagnoles incendiées

Le Monde / 25 septembre 2021

Après les violences qui avaient déjà éclaté dans le bassin minier dans la nuit de jeudi à vendredi, de nouvelles violences urbaines ont eu lieu dans la nuit de vendredi 24 à samedi 25 septembre à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et sa banlieue, opposant des dizaines de personnes à la police.
Près d’une dizaine d’incendies volontaires, notamment de voitures, ont été déclenchés à partir de 21 heures environ et jusqu’à une heure du matin à Montceau-les-Mines et Blanzy, commune limitrophe, a rapporté la maire de Montceau, Marie-Claude Jarrot (Divers droite, DVD).
Les policiers, arrivés sur place, ont été la cible de tirs de mortier d’artifice et de jets de projectiles, a-t-on précisé de source policière, ajoutant que trois personnes avaient été interpellées.
La veille, la police avait dû faire usage de gaz lacrymogènes. Deux personnes avaient alors été interpellées. La police n’a pas voulu se prononcer sur l’origine de ces incidents mais ils font suite à la mort d’un motard, jeudi après-midi à Saint-Vallier, également près de Montceau. Ce dernier était originaire du quartier sensible du Plessis, à Montceau, où ont eu lieu les violences urbaines.
Cependant, Marie-Claude Jarrot a démenti que le motard soit mort alors qu’il était poursuivi par la police. « Il n’était pas poursuivi. C’est un accident de la circulation », a-t-elle affirmé.

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Amiens : feux d’artifice anti-flics

France Bleu / dimanche 26 septembre 2021

Nuit particulièrement agitée dans plusieurs quartiers d’Amiens ce samedi 25 septembre. Les policiers ont été visés à partir de 19h par de nombreux tirs de mortiers au niveau d’Amiens Nord, du quartier Etouvie, ou au sud-est d’Amiens, près du parc de la Salamandre. Aidées par la BAC, les forces de l’ordre se sont employés pour faire revenir l’ordre. Les tirs de mortiers ont duré jusqu’à 2h du matin.

Un homme a été interpellé à Amiens secteur Sud-Est près du parc de la Salamandre pour incendie volontaire et tir de mortiers. Il a été placé en garde à vue selon les précisions de la police nationale ce dimanche matin.

Les pompiers sont intervenus toute la nuit de samedi à dimanche pour plusieurs feux de poubelles en plein milieu de la chaussée, dans les trois secteurs amiénois évoqués. A chaque fois, la police est intervenu en amont pour sécuriser les lieux, avant le passage des pompiers. Les forces de l’ordre ne parlent pas de blessés dans leur bilan.

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Aix-les-Bains (Savoie) : La gentrification provoque des remous

France Info / lundi 27 septembre 2021

Le quartier Lafin à Aix-les-Bains est un quartier populaire en rénovation. Voilà trois nuits consécutives qu’une série d’incendies et troubles s’y produit. Après un bus délibérément brûlé vendredi dernier, au moins cinq voitures ont été ravagées par les flammes ce lundi 27 septembre

Vendredi dernier déjà, les pompiers avaient dû intervenir dans ce quartier Lafin, au milieu de la nuit, et s’étaient fait « caillasser » lors de leur opération pour éteindre l’incendie qui avait embrasé un car en flammes, un feu manifestement criminel, avenue Franklin Roosevelt

Ce matin encore, aux environs de 4h30, ils ont été alertés pour une série d’incendies de voitures, dans le même quartier. Cinq voitures, au moins, ont été entièrement détruites par des incendies volontaires, au niveau de la rue François Gaillard et du chemin du colonel Rollet.

Le quartier récemment s’est modernisé avec de nouveaux lotissements modernes. Certains aménagements ne sont même pas encore achevés. Bon nombre d’habitants sont des nouveaux venus, installés depuis un an ou deux .

Inquiets par la tension qui s’est accumulée ces derniers jours, ils sont en colère et ont lancé une pétition pour « réclamer plus de police et plus de sécurité ».

Alors règlement de comptes? Représailles sur fond de trafic de drogue? Ou simples actes de pure malveillance? Rien n’a pour l’instant filtré de l’enquête en cours, ouverte pour « incendie volontaire, et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». […]

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Brest : Aux aguets sur les toits pour attendre les bleus

extrait du Télégramme / lundi 20 septembre 2021

Dimanche après-midi, une nouvelle poussée de violences s’est produite dans le quartier de Kérédern, à Brest. Alors qu’ils venaient d’apprendre que quatre véhicules avaient été incendiés, les fonctionnaires de police dépêchés sur les lieux ont été visés par divers projectiles lancés notamment depuis les immeubles. Les policiers ont préféré battre en retraite pour assurer leur sécurité, et aucun d’entre eux n’a été blessé. Une enquête est en cours pour tenter de retrouver les auteurs.

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Saint-Avold (Moselle) :Pour fêter le nouveau commissariat

extrait du Républicain Lorrain / 20 septembre 2021

Les actes de vandalisme se sont multipliés ces derniers jours au centre-ville de Saint-Avold. Avec notamment des dégradations commises sur la façade du nouvel hôtel de police situé rue Mangin. Des individus ont visiblement envoyé des projectiles sur le bâtiment et tenté de briser une des fenêtres. […]

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Rillieux-la-Pape (métropole de Lyon) : Dites-le avec des tags…

Le Progrès / jeudi 30 septembre 2021

Insultes, menaces. La présence de tags injurieux visant le maire (Les Républicains) de Rillieux, Alexandre Vincendet, et sa famille ainsi que les policiers, a été constatée lundi dernier sur des pans de murs de la Maison pour tous, aux Alagniers. Ces inscriptions ont depuis été recouvertes de peinture blanche. […]

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