Marseille : Une nuit de pleine lune…

20 Minutes / mardi 23 février 2021

« C’est un véritable commando, peste Eric Camoin. Ils sont plusieurs à être venus ici, faire des repérages, pour ensuite tout détruire, une nuit de pleine lune ! » Une douzaine de postes d’installations de chasse à la glu et au tir ont été saccagés en une seule nuit sur les hauteurs de  Marseille et ses environs en fin de semaine dernière. Quinze jours plus tôt, des destructions similaires ont été recensées dans le Vaucluse ​et le Var. A proximité des postes détruits, des inscriptions traitant les chasseurs d’assassins ou des tags reprenant le logo du Front de libération des animaux, un groupe d’activistes des droits des animaux.

« C’est la Xeme fois que ca se passe ici s’emporte le président de l’association nationale de défenses des chasses traditionnelles à la grive, qui a convoqué la presse sur les lieux pour exprimer son « ras-le-bol ». Et d’affirmer : « Qu’on aime ou qu’on n’aime pas ces pratiques, c’est un autre débat. Je demande pas d’aimer la chasse. Chacun est libre de ses opinions. Mais à un moment donné, on ne peut pas tout se permettre, détruire comme ça. »

« La chasse à la glu fait partie de notre patrimoine, martèle Gérard Guidice, président de la société de chasse de Marignane. Ici, nous sommes en Provence. En s’attaquant à ce type de chasses, on s’attaque à notre culture ! » Pratiquée essentiellement en Provence-Alpes-Côte d’Azur, la chasse à la glu est en effet régulièrement dénoncée par les écologistes et défenseurs d’animaux.

A la fin du mois d’août, Emmanuel Macron a en effet décidé de suspendre pour cette saison la chasse à la glu que dénoncent écologistes et défenseurs des oiseaux. Avec ce geste, il répondait également aux injonctions de la Commission européenne qui, début juillet, a donné trois mois à la France pour mettre fin à cette méthode de chasse non-sélective, interdite par une directive de 2009 sauf dérogation. […]

Et d’en appeler à une intervention rapide du gouvernement. « Maintenant ça suffit, il y en a marre. Est-ce qu’il faut qu’on fasse la police nous-mêmes ? Des plaintes, on en a déposées. Les gendarmes et les policiers ne se déplacent même pas. On s’en fiche. On prend les plaintes et on les classe. On ne peut pas continuer comme ça. »

« Un jour, on va leur tomber dessus, affirme un chasseur marseillais qui préfère rester anonyme. On les aura. On arrive à chasser tout type d’animal, donc on va bien les avoir ! Ce n’est pas une menace de mort, mais un avertissement… » « Il va y avoir un drame, s’inquiète Eric Camoin. Il va y avoir une catastrophe, parce que tôt ou tard, on va les trouver. On baissera pas les bras et on arrivera à savoir qui c’est. Si un chasseur tombe sur un mec en train de détruire un poste, je sais pas quelle sera la réaction du mec ! » Des plaintes vont être déposées dans la semaine par le président de la société de chasse de Château-Gombert, à Marseille, et le président de la société de chasse de Plan-de-Cuques.

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