Des mauvais moments pour les bleus (fin mars 2020)

Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) : Pendant le confinement, on déteste encore plus les flics ! 

actuSeine-Saint-Denis / vendredi 27 mars 2020

Depuis le début du confinement suite au coronavirus Covid-19, des tensions éclatent dans plusieurs cités de Seine-Saint-Denis. Jeudi 26 mars 2020, dans la soirée c’est dans le quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) que le ton est monté, aux alentours de 00h.
Selon une source policière, « une vingtaine d’individus ont tendu un piège aux forces de secours et de police en dressant un guet-apens. Ils ont mis le feu à une voiture pour les forces de l’ordre se déplacent. Les pompiers et les policiers ont été la cible de jets de projectiles et de tirs de mortiers, une fois sur place ». […]

extrait du Le Parisien / samedi 28 mars 2020

[…] aux alentours de minuit dans le quartier des Francs-Moisins. Sur les images tournées par les riverains, on voit des dizaines de feux d’artifice qui explosent en tous sens vers le ciel et d’autres qui s’écrasent sur la façade d’un immeuble. Des poubelles ont été incendiées. Au sol une barricade a été érigée avec un véhicule et des poubelles incendiées. On distingue aussi des bruits de mortiers.
Au milieu de la rue, une voiture de police sérigraphiée est prise dans ces tirs croisés d’engins pyrotechniques, comme le raconte le commentateur de la vidéo : « Ils ont emprisonné une voiture de condés. Ils vont faire brûler tout ça ». On voit ensuite le véhicule redémarrer. Fin de la séquence. Ce guet-apens très spectaculaire n’occasionnera aucun blessé d’un côté comme de l’autre. […]

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Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : Au 3 000 on ouvre les danses du confinement

Le Parisien / mercredi 18 mars 2020

Soudaine poussée de fièvre, mardi soir, dans le quartier des 3 000 à Aulnay-sous-Bois. Une vingtaine de jeunes encapuchonnés ont mis en place un guet-apens. Après avoir caillassé les pompiers et la police, six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour « participation à un attroupement armé ». Ce mercredi soir, le parquet de Bobigny indique qu’ils ont été relâchés, car les faits « étaient insuffisamment caractérisés ».
Mardi soir, il est 22h30 quand une quinzaine de conteneurs sont cependant incendiés dans les rues Auguste-Renoir et de Tourville. Le secteur a été au préalable plongé volontairement dans le noir. « Comme c’est le cas toutes les nuits, les compteurs électriques sont neutralisés par des individus », précise une source policière.
Les premiers véhicules des sapeurs-pompiers sont accueillis par des jets de projectiles à l’angle des rues Marco-Polo et Degas. Les forces de l’ordre, une vingtaine de policiers de la nationale et la municipale, venues en renfort, sont également la cible des lanceurs de pavés et de barres de fer, comme le raconte un agent arrivé sur place.
La police fait alors usage d’une grenade de désencerclement pour disperser la foule. « Mais personne n’est venu au contact. En 40 minutes, c’était réglé. À 23 heures, tout était rentré dans l’ordre », poursuit ce témoin. […]

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Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) : Des tirs de mortiers pour les keufs

Le Parisien / jeudi 26 mars 2020

Une partie de la soirée de mercredi a été tendue dans le quartier des Hautes-Noues à Villiers-sur-Marne. Selon une source policière, des équipages de la brigade anti-criminalité et de police-secours de Chennevières ont été visés par des tirs de mortier alors qu’ils accompagnaient des pompiers dans la cité. Un des fonctionnaires a été légèrement blessé au mollet, atteint par un jet de projectiles.
Les échauffourées ont éclaté vers 23 heures alors que les pompiers intervenaient pour un feu de poubelle, accompagnés de policiers. Une quinzaine de mortiers ont été tirés en direction des fonctionnaires. […]
Depuis la mise en place des mesures de restriction, le confinement est difficile à faire respecter dans les quartiers populaires où la promiscuité est plus forte. A Villiers, comme dans beaucoup de cités, il y a toujours des rassemblements le soir. […]

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Lyon : On attend de pied ferme flics et pompiers

Le Progrès / lundi 16 mars 2020

Dans le quartier de la Duchère, dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars, les pompiers et les policiers ont été caillassés à deux reprises, par une cinquantaine de personnes qui avaient allumé des feux.
Selon les pompiers, peu avant minuit, un feu de poubelle est signalé à La Duchère. Ils s’y rendent avec la police et reçoivent des projectiles sur les véhicules jetés depuis les toits. Il n’y a pas de blessé parmi les 14 pompiers qui sont intervenus.
Plus tard, vers 2 heures, ils sont avertis d’un feu de voiture dans ce même quartier de Lyon. Mais, c’est encore un guet-apens. Les soldats du feu, toujours accompagnés de policiers, sont une nouvelle fois la cible de projectiles, qui ne blesseront personne. Cinq voitures ont brûlé, dont quatre par propagation

Et le lendemain, rebelote

même torchon, édition du lendemain

Après les incendies et les jets de projectiles de dimanche soir, de nouvelles violences urbaines ont éclaté au cours de la nuit de lundi à mardi dans le quartier de la Duchère à Lyon (9e).
Après minuit, des groupes d’individus ont incendié des poubelles et des voitures, et s’en sont pris aux pompiers et aux policiers qui ont été la cible de jets de projectiles.
Ces affrontements n’ont pas fait de blessés et n’ont donné lieu à aucune interpellation.

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Beauvais : Attention, chute de pierres !

Le Parisien / mercredi 25 mars 2020

Une policière de 23 ans a été grièvement blessée à la tête mardi à Beauvais (Oise) par un jet de projectile lors d’un contrôle lié au confinement dû à l’épidémie de Covid-19, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
Mardi, vers 17h30, dans la cité de la Roseraie à Beauvais, les policiers remarquent un groupe d’une dizaine de personnes, a expliqué une source policière à l’AFP. Alors qu’ils s’apprêtent à contrôler les attestations de déplacement, les policiers sont la cible de jets de projectiles. La policière en reçoit un à la tête.
Souffrant d’un hématome crânien, elle a été transportée à l’hôpital d’Amiens où elle a été opérée. A 23 heures, son état était jugé stable et son pronostic vital n’était pas engagé, selon la même source. Deux frères de 22 et 17 ans ont été interpellés. […]

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Brunoy (Essonne) : Vengeance judiciaire après les émeutes

Le Parisien / samedi 14 mars 2020

Un prévenu a été conduit en prison à l’issue de l’audience, les quatre autres ont écopé de peines aménageables allant de deux à sept mois d’emprisonnement. Jugés ce vendredi par le tribunal correctionnel d’Evry-Courcouronnes, tous comparaissaient pour des violences à l’encontre des forces de l’ordre commises mercredi dans le quartier des Hautes-Mardelles à Brunoy.
Ce jour-là, le contrôle de police a dégénéré. Rapidement pris à partie par un groupe, les policiers ont été contraints de quitter rapidement les lieux après avoir interpellé deux personnes. « Trois collègues ont été blessés, rappelle le syndicat de police Alliance. Les interventions sont de plus en plus violentes sur le terrain. Il faut une réponse ferme de la justice. »
Depuis plusieurs semaines, ce quartier est animé par des scènes de violences urbaines. Fin février, lors d’une soirée d’émeutes où les forces de l’ordre étaient la cible de projectiles et de tirs de feu d’artifice, un jeune a perdu un œil, touché par un tir de lanceur de balles de défense (LBD). Le policier mis en cause a été mis en examen pour violence volontaire avec arme ayant entraîné une infirmité permanente.
Ces échauffourées à répétition ont poussé le maire à prendre un arrêté le 24 février dernier. Ce dernier interdit aux mineurs de circuler dans la résidence entre 22 heures et 6 heures du matin.

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Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) : Surpriiiise !

Le Parisien / samedi 7 mars 2020

[…] La maison d’un couple de policiers – en poste dans deux services différents en Seine-Saint-Denis – a été la cible d’un jet d’engin incendiaire, dans la nuit de mardi à mercredi, à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).
C’est vers 2h15 que les gendarmes sont intervenus à leur domicile. Le couple dormait lorsqu’il a entendu du bruit provenant de l’extérieur de sa maison. Le fonctionnaire est sorti et a constaté un départ de feu, qu’il a réussi à maîtriser avec un tuyau d’arrosage. Personne n’a été blessé.
Lorsque les gendarmes sont arrivés, ils ont découvert des morceaux de verre à l’endroit où l’incendie avait démarré. Le ou les auteurs avaient, selon les premières constatations, lancé l’engin incendiaire – de type cocktail Molotov – sur la voiture des victimes, stationnée devant leur maison. La bouteille contenant le produit inflammable a rebondi dessus avant d’atterrir sur le mur.
L’enquête pour « dégradation par moyen dangereux pour les personnes » a été confiée à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Meaux. Les enquêteurs ont procédé à de multiples prélèvements, notamment sur les morceaux de verre, afin d’identifier les auteurs. Personne n’a été interpellé pour le moment.
Les enquêteurs vont tenter de déterminer si cette affaire a un lien avec la tentative de cambriolage et les menaces de mort, dont ce couple a déjà été victime le 3 décembre 2019. Ce jour-là, alors que les policiers étaient en vacances, leur véhicule avait été dégradé avec un tag. « Nique les keuf on va te crevé bâtard ACAB (NDLR, all cops are bastards) », avait-on écrit.

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Bouguenais (Loire-Atlantique) : Haine envers les keufs et les curés

Ouest-France / mercredi 25 mars 2020

Profitant de la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars, un ou vraisemblablement plusieurs inconnus ont peint des tags injurieux sur l’église du bourg de Bouguenais, ainsi que sur plusieurs bâtiments publics ou propriétés privées. Cela, sur les quelques centaines de mètres qui séparent l’église de l’hôtel-de-ville. Ces inscriptions grossières visaient notamment la police, la gendarmerie et les hommes d’Église. […]

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Indre (Loire-Atlantique) : ACAB

extrait d’Ouest-France / mardi 31 mars 2020

[…] La semaine dernière, dans les nuits de mercredi 25 à jeudi 26, puis la nuit suivante, des tags ont fleuri en plusieurs endroits de la ville. Sur la porte de l’église, un « Vive le mariage libre » orné d’un cœur. Moins fleur bleue, sur des aubettes et des jardinières, les passants ont pu découvrir des « Plus de meufs, moins de keufs » ou « des « All cops are b******s ». Les gendarmes ont très vite identifié l’auteure […]

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Bourganeuf (Creuse) : Bah, ouais, il y a de quoi s’énerver

La Montagne / vendredi 27 mars 2020

Dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars, le mur d’enceinte de la brigade de proximité de Bourganeuf a été orné d’un tag jaune fluo fruit d’un contrevenant aux restrictions de circulation édictées pour le confinement.
Son message ? « Jeudi, 135 euros, pour notre santé bande de p… ». S’acharnant à recouvrir de peinture le clavier d’appel du portail, ce dernier ne fonctionne plus.
Un forfait vite puni : mercredi en fin d’après-midi, la patrouille a appréhendé un homme de 28 ans demeurant à Bourganeuf, qui a reconnu les faits.
Mais, au moment de la remise de sa convocation en justice, il s’est emporté, a déchiré le document et a tenté de frapper les militaires. Dix minutes seront nécessaires pour calmer l’individu.
Sur décision du parquet, il a été placé en garde à vue. Transporté au centre hospitalier de Guéret pour examen médical, le jeune homme a fait l’objet d’un placement en hospitalisation d’office au centre psychiatrique de Saint-Vaury [encore une fois, la psychiatrie œuvre main dans la main avec les flics ; NdAtt.].

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Gauchy (Aisne) : Affichage mobile ! 

L’Aisne Nouvelle / jeudi 26 mars 2020

Le commissariat de Saint-Quentin a été sollicité jeudi 26 mars, en début d’après-midi, pour constater un tag sur une voiture. Celle-ci se trouvait dans une cour, rue Condorcet. Sur le véhicule était inscrit « Nique la police » [article payant ; NdAtt.]

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Ouistreham (Calvados) : Les migrants caillassent les flics

Ouest-France / mardi 10 mars 2020

De vives tensions entre migrants et gendarmes, se soldant par des jets de pierres d’un côté et une réplique par bombe lacrymogène de l’autre, se sont produites à Ouistreham, peu après 16 h, ce lundi 9 mars 2020.
Une première altercation entre une quarantaine de migrants et les forces de l’ordre s’est produite à proximité de la rue de La Fontaine. L’échauffourée s’est déplacée vers la place De Gaulle et la rue de l’Yser, à proximité du canal, qui ont été coupées à la circulation. […]

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