Panorama d’une semaine contre la prolongation (et le durcissement) de l’esclavage salarial

Saint-Dizier (Haute-Marne) : Quand la manif passe devant le local de LREM

La Voix de la Haute-Marne / lundi 13 janvier 2020

Le candidat LREM qui brigue le siège de maire de Saint-Dizier a déposé une plainte ce matin contre les auteurs de tags sur son local de campagne situé rue du Docteur Mougeot. Les faits ont eu lieu pendant la manifestation contre la réforme des retraites le 11 janvier. […]

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Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) : Blocage et affrontements au centre de tri des déchets

RT / mardi 14 janvier 2020

Des échauffourées ont éclaté à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne, 94), ce 14 janvier au matin, entre une centaine de manifestants et les forces de l’ordre. En effet, une centaine de syndicalistes interprofessionnels et salariés ont bloqué l’incinérateur et le centre de tri de déchets afin de demander le retrait pur et simple du projet de loi sur la réforme des retraites. Certains militants ont même soudé des poteaux en métal afin d’empêcher l’accès aux infrastructures. […]

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Le Havre (Seine-Maritime) : Les dockers vont à la Chambre de commerce et le flic y laisse un doigt

France Bleu / mercredi 15 janvier 2020

Une manifestation a dégénéré ce mercredi 15 janvier peu après 18h à la CCI du Havre. Au tout début de la manifestation, une cinquantaine de dockers se rassemblent devant l’établissement puis le groupe devient plus important : selon la préfecture, ils sont entre 250 et 300. Les policiers se mettent en protection à l’intérieur de la CCI alors que l’institution décide d’annuler ses vœux.
Toujours selon la préfecture de Seine-Maritime, les manifestants ont tenté d’investir de manière très violente les locaux. Ils ont cassé la porte d’entrée de la CCI puis lancé des pétards artisanaux de très forte puissance et des fumigènes. Un commissaire de police a été touché grièvement à la main : il a au moins un doigt arraché selon les premières constatations [selon d’autres médias, il a ramassé le pétard par terre et… boum ! NdAtt.]. Un second fonctionnaire de police est légèrement touché : il souffre d’acouphène. […]

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Rennes : Saccage du CROUS

France Bleu / mercredi 15 janvier 2020

Quelques dizaines d’étudiants ont investi le siège du Crous (centre régional des œuvres universitaires et sociales) de Bretagne à Rennes ce mercredi 15 janvier. En début d’après-midi ces manifestants ont voulu occuper le hall du bâtiment pour dénoncer la précarité, grandissante selon eux, qui touche les étudiants. Cette action s’inscrivait aussi dans la continuité de celle menée par les opposants à la réforme des retraites devant le rectorat de Rennes et les locaux du Medef dans la matinée.
Sur Facebook, les étudiants ayant participé à cette action expliquent qu’il s’agissait d’obtenir « le remboursement des frais engagés par les étudiants à distance pour se rendre à leurs examens annulés par la présidence de Rennes 2 ».
Les manifestants ont demandé à rencontrer le directeur du Crous pour lui faire part de leurs demandes. Mais ni lui, ni son adjoint n’étaient présents ce mercredi. Il a donc été demandé aux manifestants de revenir lundi prochain. « Non satisfaits de cette réponse, nous avons décidé d’envahir les bureaux situés à l’étage ».
Face à l’envahissement, un membre du personnel du Crous a accepté la création d’une commission spéciale chargée d’attribuer des aides ponctuelles aux étudiants ayant engagés des frais pour se rendre à leurs examens.
Les manifestants qui occupaient le Crous n’ayant pas obtenu de date précise pour la tenue de cette commission ont alors envahi à nouveau l’étage du bâtiment et ont déplacé certains meubles. A l’arrivée des forces de police, ils sont partis mais promettent sur les réseaux sociaux « d’autres actions ».
La manifestation a laissé des traces dans les locaux du Crous. Ce mercredi 15 janvier, la direction déplore « les dégradations commises au sein du bâtiment, la détérioration de dossiers administratifs, les fouilles dans les bureaux et les vols de matériel. » Une partie du groupe aurait également intimidé le personnel. Le Crous doit déposer plainte.

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Manifs de jeudi 16 janvier

Lille : Des affrontements

lilleactu / jeudi 16 janvier 2020

Regain de mobilisation et de tension à Lille (Nord), lors de la manifestation du 16 janvier 2020 contre la réforme des retraites. Contrairement à la précédent, où un arrêté a interdit le parcours habituel, les manifestants ont pu cette fois défiler dans l’hypercentre de la ville. Le cortège a été émaillé d’incidents : dégradations, jets de projectiles, interpellations et au moins un blessé.
[…] de nombreuses dégradations ont été constatées en tête de cortège, principalement rue Nationale. Là, des vitrines de commerces ont été brisées, des abribus et panneaux d’affichage ont été vandalisés. La situation tendue a poussé des CRS à répliquer par une charge, coupant ainsi le cortège au niveau du Printemps. Du gaz lacrymogène a également été employé pour disperser la foule.
Avant cela, un photographe a été blessé, semble-t-il par le jet d’un pavé, au niveau de l’Opéra et de l’Apple Store, où la situation se crispe généralement à la vue des policiers qui encadrent le magasin.
Arrivé à l’angle de la rue Solférino, l’ambiance était « électrique », comme l’a constaté l’un de nos journalistes. Les CRS ont une nouvelle fois chargé vers les manifestants. Plusieurs d’entre-eux ont été interpellés. L’espace d’un instant, la zone a été noyée sous les gaz lacrymogènes.
Le cortège a ensuite suivi le chemin habituel jusqu’à la place du Sébastopol puis de la République. Là, après que des manifestants ont jeté quelques projectiles sur les policiers, une nouvelle salve de lacrymogènes a été tirée. Puis une autre, intense, lorsque des manifestants sont allés au contact des policiers pour réclamer la libération d’un des leurs, interpellé. Après de nouveaux projectiles jetés en leur direction, les forces de l’ordre ont noyé la place de la République sous les lacrymogènes
Selon une source judiciaire, 10 personnes ont été placées en garde à vue à l’issue de la manifestation pour les dégradations, jets de projectiles sur les forces de l’ordre, pour avoir participé à la manifestation avec le visage dissimulé… Plusieurs policiers ont été légèrement blessés par les jets de pavés. […]

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Lyon : Quelques tensions

actuLyon / jeudi 16 janvier 2020

La mobilisation contre la réforme des retraites semble s’être un peu essoufflée ce jeudi à Lyon (Rhône). D’après la préfecture du Rhône, 6600 personnes étaient présentes ; les syndicats parlent de 16 000 manifestants.
Il y a une semaine, entre 11 000 et 27 000 personnes avaient été comptabilisées. Ce jeudi 16 janvier, malgré quelques petites tensions, aucune interpellation significative n’a été signalée par les services de l’État.
Le cortège s’est élancé de la Manufacture des Tabacs vers 12h pour rejoindre la place Bellecour. Encore une fois, les profils présents à la manifestation étaient très variés : syndicalistes, étudiants, lycéens, militants pour le climat, etc. […]

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Chambéry : Dites bonjour au député !

France Bleu / vendredi 17 janvier 2020

La permanence du député Patrick Mignola été dégradée jeudi pendant la manifestation intersyndicale contre la réforme des retraites. Plusieurs personnes se trouvaient à l’intérieur, impuissantes, quand les fait se sont produits. La police a même assisté à la scène.
Les vitres ont été recouvertes de peinture, le portrait du député à été « déformé » par des collages peu avantageux. Sur la route, devant la permanence une inscription s’étalant sur plusieurs mètres insulte le député. […]

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Bayonne : Des manifestants s’invitent au déjeuner du ponte local de LREM

France Bleu / jeudi 16 janvier 2020

La manifestation à Bayonne avait pourtant bien commencé sur les coups de 10h30 ce jeudi matin. En 2000 et 2800 manifestants selon les sources se sont rendus de la gare jusqu’au rond point du grand basque. C’est en début d’après midi, sur la place de la mairie alors que la manifestation était en train de se terminer que les choses se sont envenimées.
Un groupe de manifestants a voulu pénétrer de force dans le Café du Théâtre, au pied de la mairie, où déjeunait à l’étage le représentant Pays Basque LREM Loïc Corrégé. Deux employés ont voulu s’interposer, tous les deux ont été blessés. Un cuisinier a été légèrement blessé au coude en tentant de protéger une serveuse. Cette collègue, a quant à elle été plus gravement blessée, au dos. Elle a dû être transportée à l’hôpital de Bayonne. Les deux employés se sont vus prescrire une ITT de 8 jours.
Le patron de l’établissement Pierre Goardet a décidé de porter plainte, « comprenez que je sois choqué et en colère ». Il sera par ailleurs contraint de garder son établissement fermé ce vendredi matin.

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Annonay (Ardèche) : Ce sont les lycéen.ne.s qui manifestent

Le Dauphiné Libéré / jeudi 16 janvier 2020

Ce jeudi 16 janvier matin, un cortège de 90 personnes dont une immense majorité de lycéens de Boissy-d’Anglas, ont improvisé une manifestation dans les rues d’Annonay. Encadrés par quelques membres de CGT [en bons politiciens/pompiers ; NdAtt.], ils ont défilé avec trois pancartes et un haut-parleur contre la réforme du bac et celle des retraites, […]

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Strasbourg : La permanence de LREM est une étape obligée des manifs !

extrait de 20 Minutes / jeudi 16 janvier 2020

[…] L’intersyndicale (FO, Solidaires, CGT, CNT et FSU) a eu « la surprise » d’apprendre qu’il lui était interdit d’intégrer le quai des Bateliers dans le parcours de la manifestation lors du dépôt du parcours à l’hôtel de police ce mercredi. La raison ? Le QG de campagne du premier adjoint au maire et candidat LREM Alain Fontanel, situé sur cette voie, est devenu une cible privilégiée pour les manifestants qui défilent contre le projet de loi du gouvernement. A trois reprises ces dernières semaines, les vitres de « La Fabrique de la ville heureuse », les locaux du candidat, ont été recouvertes d’autocollants hostiles et taguées […]
Samedi dernier, la vitre a également été endommagée, comme en a été témoin 20 Minutes. La police a interpellé en fin de manifestation et placé en garde à vue une quarantaine d’heures un homme qu’elle soupçonne d’être l’auteur des faits. Déféré le 13 janvier pour le chef de « dégradation volontaire de biens privés », ce manifestant a été convoqué en justice pour le 10 mars, indique une source policière. […]

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Paris : Comment bloquer le tram

actuParis / jeudi 16 janvier 2020

[…] Plusieurs tramways ont été la cible, jeudi 16 janvier 2020, de jets de projectiles. Le trafic a été interrompu sur cet axe desservant le nord de Paris, entre les portes de Vincennes et d’Asnières.
La nature des projectiles et la raison de leur jet ne sont pas connues, jeudi à 8h30. Seule certitude : il est très compliqué de circuler, la ligne T3b étant interrompue. Plusieurs tramways ont été ciblés, peu après 7 heures du matin, par des projectiles.
L’interruption du trafic sur l’ensemble de la ligne est prévue pour durer jusqu’à 9h30, après avoir un temps été annoncée pour 8h30. […]
Selon la ligne T3b opérée par la RATP, « le nombre de tramways endommagés ne permet pas d’exploiter la ligne en toute sécurité ».

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Paris : La secrétaire d’Etat s’enfuit devant les manifestant.e.s

Franceinfo / vendredi 17 janvier 2020

Soirée agitée pour Marlène Schiappa. La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, candidate dans le 14e arrondissement de Paris pour les élections municipales, a eu le droit à un comité d’accueil, jeudi 16 janvier, lors de son arrivée dans un restaurant où elle tenait une réunion publique […]
Une cinquantaine de manifestants contre la réforme des retraites ont perturbé la réunion de campagne. Certains sont entrés dans le restaurant, criant des slogans tels que « on est là » et « Marlène Schiappa, c’est dégueulasse ». La secrétaire d’Etat a fini par quitter les lieux. […]
Selon la candidate, les manifestants ont eu « des gestes de violence et de menace », ont « crié des injures vis-à-vis de moi » et « des colistiers qui étaient présents ». Ils ont « fait de l’intimidation pour empêcher la réunion de se tenir en hurlant, en faisant du bruit, en tapant sur les murs ou avec des verres », a-t-elle ajouté, dénonçant une attitude « antidémocratique ».

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Toulouse : On continue

extrait de France3 / jeudi 16 janvier 2020

[…] Au lendemain d’une nouvelle déclaration du premier ministre Edouard Philippe, rappelant le dicton « il faut savoir arrêter une grève », les syndicats qui réclament toujours les retrait pur et simple du projet de retraite universelle par points font ainsi la preuve que l’opposition de la rue ne faiblit pas.

Mise à jour du 20 janvier …et la permanence taguée deux fois en deux semaines

La Dépêche / samedi 19 janvier 2020

Situé rue Alsace, côté boulevards, et forcément exposé lors des manifestations des Gilets jaunes, le local de campagne de Nadia Pellefigue, candidate UNE, PS, PRG et PCF, aux municipales à Toulouse a à nouveau été tagué ce samedi. Il y a une semaine, les inscriptions disaient: « Rémi Fraysse, ni oubli, ni pardon » et s’en prenait au Parti socialiste. Plusieurs individus avaient aussi pénétré dans les lieux sans causer cependant de dégradations. Cette fois, des manifestants ont tracé : « Loi El Khomri, ni oubli, ni pardon », du nom de la ministre du travail de 2016 dont le projet de loi avait provoqué de nombreuses manifestations. Un A d’« anarchie » identifie par ailleurs clairement les auteurs. À Toulouse, la manifestation du samedi, on le sait, est pour une bonne part le fait de l’ultra-gauche qui, l’an dernier, visait ses cibles habituelles : banques, assurances, cabinets immobiliers… […]

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Quimper : Deux jeunes interpellés lors du blocage du centre commercial

Ouest-France / vendredi 17 janvier 2020

Deux lycéens, âgés de 15 et 17 ans, avaient été interpellés jeudi 16 janvier 2020, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère), qui avait rassemblé 600 personnes. À l’issue de la matinée de contestation, les grévistes avaient décidé de bloquer les accès au centre commercial Géant. Les deux jeunes gens avaient été interpellés pour entrave à la circulation et participation à une manifestation non déclarée.
Placés en garde à vue, les deux mineurs avaient été remis en liberté, jeudi, en fin de journée. Ils sont convoqués, courant février, devant le délégué du procureur de Quimper.

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Rennes : Quelques affrontements

Ouest-France / jeudi 16 janvier 2020

Jeudi 16 janvier, 3 000 manifestants ont battu le pavé à Rennes contre la réforme des retraites. Une mobilisation qui s’est globalement passée dans le calme. Des incidents ont eu lieu en marge, devant l’hôtel de ville et aux abords de l’université Rennes 2. [article payant ; NdAtt.]

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Paris : Les grévistes passent dire bonjour aux jaunes de la CFDT

extrait de France Info / vendredi 17 janvier 2020

Des opposants à la réforme des retraites se sont introduits « violemment » vendredi dans les locaux de la CFDT à Paris, où ils ont « agressé verbalement et physiquement des salariés », dénonçait vendredi 17 janvier dans un tweet le secrétaire général de la confédération, Laurent Berger. […]

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Reims : CFDT vendus collabos

L’Union / vendredi 17 janvier 2020

Une inscription hostile à la CFDT taguée sur le circuit automobile de Gueux

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Marseille : Au port, blocage rime avec sabotage

Corse Net Infos / vendredi 17 janvier 2020

Une vingtaine de remorques appartenant à des transporteurs corses ont été saccagées, ce vendredi, sur le port de Marseille. D’où la fureur des transporteurs qui subissent déjà le contrecoup du blocage des navires par les marins STC de La Méridionale et du blocage des ports par les dockers de la CGT protestant contre la grève des retraites. Les remorques étaient pleines de marchandises et bloquées depuis neuf jours sur le port de Marseille. Depuis le 9 janvier, les personnels STC de La Méridionale sont en grève et cinq navires, dont le Piana et le Kallisté, et trois de la Corsica Linea – le Vizzavona, le Méditerranée et Le Paglia Orba – sont immobilisés. Sont également à quais le Monte d’Oru à l’Ile Rousse et le Pascal Paoli à Toulon. A cette contestation née notamment de l’annulation de la DSP (Délégation de service public) entre Marseille et les ports de Propriano et de Porto-Vecchio, s’est ajoutée la grève pour la réforme des retraites qui a achevé de bloquer les ports, et même la grève des personnels de la Corsica Linea. Conséquence : le trafic de fret entre la Corse et Marseille est dans l’impasse. Alors que jeudi un accord semblait avoir été trouvé avec la Corsica Ferries pour le transport de quelques remorques au départ de Nice et de Toulon, les transporteurs corses, déjà fort impactés et dont l’activité est au point mort, ont vu, vendredi matin, une vingtaine de leurs remorques saccagées et leurs cargaisons répandues à terre à Marseille. Certaines remorques ont même été taguées avec des messages anti-Collectivité de Corse et anti-Corsica Linea.

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Paris : « Macron, on vient te chercher au théâtre. » Fuite d’un président.

Paris-luttes.info / vendredi 17 janvier 2020

Le mot circule sur les boucles. Macron aux Bouffes-du-Nord. La Chapelle. L’appel à se rassembler tourne. […] vers 21h45, plusieurs centaines de personnes sortent de tous les coins du carrefour de La Chapelle, foncent gentiment vers le théâtre qui fait l’angle, et dépassent les vigiles déboussolés.
Les flics de service, qui stationnaient à proximité, képis sur la tête, tentent de bloquer l’entrée. Quelques dizaines de personnes ont pu entrer, les autres ne tentent pas plus et se rassemblent devant en criant le désormais classique « On est là ». Une centaine de personnes, peut-être un peu plus. Les flics sont clairement en sous-nombre, mais devant il n’y a pas vraiment l’envie d’en découdre.
On le saura plus tard, en discutant avec les spectateurs sortant du théâtre, un groupe de personnes a réussi à entrer dans la salle, aux cris de « Macron démission ». Quelques spectatrices et spectateurs se sont à leur tour levés de leur siège pour crier avec les nouveaux arrivants. C’est à ce moment-là que Macron se fait exfiltrer de la salle.
Devant le théâtre, ça bloque un peu la circulation. Les flics en armure se déploient, mais là encore, pas vraiment nombreux. On crie, on bloque (un peu) la circulation, on chante, on cause avec les éboueurs : « On a fait 15 jours de grève, mais on est là, c’est pas fini ! » Sur les côtés, les foules se rassemblent « Non sérieux, le président ?? ». Incrédules.
Charge. Histoire d’évacuer la place. Un peu de gaz à la familiale.
Puis. Mouvement de foule de CRS, technique du crabe, incroyable, presque Le Lac des cygnes version tortues ninja. Les flics lâchent la façade du théâtre pour se déplacer de l’autre côté du métro aérien. C’est un peu la pagaille. Des voitures noires et des camionnettes de flics filent. Y aurait Macron dedans. Hop c’est fini.
Enfin presque. Face au théâtre, les deux centaines de gens rassemblés gueulent toujours. […]

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Paris : Manifestation du samedi 18 janvier

extraits du suivi de Paris-luttes.info / samedi 18 janvier 2020

La manif s’est dispersé vers Nation après quelques bagnoles retournées voire enflammées. Les voltigeurs font des contrôles tout autour, faites gaffe à vous le périmètre peut être large !

La manif a continué à grossir au fil du parcours, ponctué par quelques interpell très véner. Ça s’est vraiment échauffé une fois devant Gare de Lyon vers 18h, fin du parcours déposé, où les gaz et le canon à eau sont entrés dans la danse. C’est ensuite reparti en sauvage toujours en cours vers Nation. Cet après-midi on se chauffait au sapin, ce soir à la voiture !

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