Athènes (Grèce) : Quand ils crient pour des quartiers propres, ça sent le sang

Under_Stand / lundi 11 novembre 2019

Le sang des migrant.e.s exilé.e.s dans les camps de concentration après, l’expulsion des squats où ils/elles vivaient, avec le plus de dignité possible.

Le sang aux frontières, dans les mers, les lieux de travail, les cellules et les commissariats, le sang des damné.e.s qui cherchaient une solution aux impasses de leur survie quotidienne.

Le sang qui peint en rouge les rues et les trottoirs, le même sang qui peint en rouge la matraque du flic ou le couteau du fasciste, le même sang versé par les fusils automatiques des flics en armure, protégeant l’ordre dominant depuis leurs fourgons, ou la carabine des patrons et des propriétaires pacifiés, qui tueraient pour défendre leurs sacrés propriété.

Le sang qui trempe en silence le tapis rouge déroulé pour les investisseurs et les propriétaires immobiliers, pour le bien du développement, du progrès, du tourisme, de la nation : pour le bien du capitalisme.

Sous le prétexte de la guerre étatique contre la drogue, contre les « zones de non-droit », la guerre pour « balayer les parias des quartiers », émerge le profil des personnes superflu.e.s : la « poussière » et les « déchets », comme ils/elles les a été décrit.e.s le flic syndicaliste Balaskas.

La normalité qu’ils demandent se dresse exactement sur les existences de ces exclu.e.s. Les rues parcourues par les « vertueux.ses », dans le monde de l’État et de la domination économique, sont construites exactement sur les cadavres des superflus.

Dans cette guerre, les « déchets » prennent position : une position de solidarité entre elles/eux, dans l’effort de s’organiser ensemble et de reprendre en main leurs propres vies, autant que possible.

Une partie de cet effort est constituée par les squats, les manifestations, les rassemblements, le soutien concret des un.e.s envers les autres, par les relations que nous construisons sur la base de l’égalité, de l’honnêteté, de l’empathie et de la responsabilité.

C’est notre monde contre le leur
et nous sommes deux mondes en conflit

Under_Stand !
assemblée de la place Amerikis [Athènes ; NdAtt.]

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