Mobilisation lycéenne : Un vendredi calme

extraits du Parisien / vendredi 14 décembre 2018

[…] En matinée, on comptabilisait une centaine de lycées perturbés. Les régions les plus touchées restent les académies de Versailles, Créteil, Montpellier, Marseille. En Seine-Saint-Denis, le rectorat a signalé 21 lycées perturbés, soit trois fois moins qu’en début de semaine. Il y a eu quelques feux de poubelles mais pas de voiture brûlée ou renversée, selon la police.

L’ampleur de la mobilisation est semblable à celle de la veille, selon la rue de Grenelle. Au plus fort de la mobilisation, la semaine dernière, on comptait jusqu’à 450 établissements perturbés (sur 4 000 lycées en France, dont 2 600 publics).
Des lycéens, comme au Puy-en-Velay (Haute-Loire) ou à Grenoble (Isère), participent toutefois désormais à des manifestations organisées à l’appel de la CGT, Solidaires et la fédération FSU, premier syndicat d’enseignants qui se sont joints au mouvement ce jeudi. […]

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Oise : Tous pompiers pour contenir les lycéens !

extraits du Parisien / vendredi 14 décembre 2018

Dans le jargon footballistique, on appelle ça un marquage à la culotte. Parents d’élèves, professeurs, représentants syndicaux, forces de l’ordre et même… Gilets jaunes. Les lycéens compiégnois, qui appelaient à de nouveaux blocages ce vendredi, étaient sous bonne escorte. De quoi éviter, sans doute, les débordements constatés depuis le début de la mobilisation lycéenne dans la cité impériale. Et partout ailleurs dans le département puisque les forces de l’ordre n’ont interpellé que trois adolescents aujourd’hui, à Beauvais.

Tout avait pourtant mal commencé, devant les grilles de Mireille-Grenet, où une centaine d’élèves s’étaient rassemblés. Dès 8 h 30, une voiture est incendiée sur le square Pierre-Desbordes, aux abords de l’établissement.

Les lycéens quittent alors dans le calme leur lycée pour rejoindre, aux côtés de parents et syndicats, Pierre-d’Ailly puis Jean-Paul II. Là, un local est forcé à coups de pied par un petit groupe. Les vélos qui s’y trouvent sont rapidement extraits. Il faudra l’intervention d’une représentante syndicale pour dissuader le petit groupe. « Leur présence a sans doute contribué à les canaliser, apprécie une source policière. Les choses se sont plutôt bien passées par rapport à ce qui était annoncé. Certaines annonces sur les réseaux sociaux faisaient froid dans le dos… »

Pourtant, depuis plusieurs jours, et dans le Creillois surtout, les appels au calme se multiplient chez les lycéens. Ainsi, devant Jules-Uhry, la discussion tourne autour des différents blocus de la semaine. […] Des paroles qui pourraient trouver un écho particulier alors que la justice semble avoir décidé de sévir. Un lycéen a été condamné ce vendredi à 10 mois de prison, dont 4 avec sursis, pour sa participation aux heurts de lundi à Méru.

A Compiègne, lundi 10 décembre

même torchon, même jours, un autre article (extrait)

[…] Ce matin-là, la situation a considérablement dégénéré. Les forces de l’ordre ont essuyé jets de pétards, cocktails molotov, pierres et même balles de ping-pong préalablement remplies d’acide. « Des scènes extrêmement violentes de guerilla urbaine », analyse la substitut du procureur. De leur côté, les forces de l’ordre ont riposté en faisant usage de gaz lacrymogène et de tirs de flashball. […]

 

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