Madrid (Espagne) : Sur l’arrestation des deux compagnons anarchistes le 29 octobre dernier

Sans Attendre Demain / mercredi 7 novembre 2018

Lundi 29 octobre dernier, la Brigade d’Information s’est rendu chez deux compagnons anarchistes de Madrid pour les arrêter. Ils sont accusés du délit de « dommages par incendie d’un distributeur automatique de billets de l’enseigne Bankia » dans le quartier de « Vallekas » durant la semaine d’action pour la compagnonne Lisa, alors incarcérée depuis un an par l’État allemand, condamnée à 7 ans de prison pour avoir braqué une banque.

Ce n’est ni la première, ni la dernière fois tout signe d’action directe anarchiste. L’État perfectionne sa machine répressive depuis un certain temps, comme en témoignent la prolifération des caméras de surveillance (comme dans le cas présent), les prélèvements ADN et la coordination avec d’autres services de police à l’échelle européenne (comme dans le cas de Lisa ou des représailles du G20 à Hambourg, qui a connu son dernier épisode dans l’Etat espagnol le 19 octobre dernier avec des perquisitions chez deux compagnons anarchistes à Palencia et à Madrid). Ces arrestations, de par la manière dont elles se sont déroulées, impliquent un réel changement en matière de stratégie répressive, loin de la médiatisation spectaculaire des dernières opérations de police contre les milieux anarchistes (Pandora, Piñata, Pandora II, Ice). Le but recherché reste cependant le même: chercher à intimider et à créer la peur, aboutissant à la paralysie de la lutte.

Face à cette stratégie, en tant qu’anarchistes, nous devons rester fort.e.s et poursuivre la lutte sans mettre de côté ces outils qui font de l’anarchisme un mouvement dangereux pour l’État, ansi que pour toutes les formes et outils de la domination. Si l’État réprime pour s’être fait attaquer, il doit alors être frappé plus fort, l’objectif étant de continuer la lutte et de faire en sorte que la solidarité s’étende partout sur le territoire. Si hier une banque a brûlé, demain il en brûlera cent.

Peu importe « l’innocence » ou la « culpabilité » des compagnons, car ce sont des catégories du système judiciaire que nous ne reconnaissons pas en tant qu’anarchistes.

Solidarité avec Lisa, les personnes persécutées du G20 et de « Scripta Manent », ainsi que tou.te.s les  compagnon.ne.s du monde entier séquestré.e.s par l’État.

Dans notre mémoire révolutionnaire vivent Santiago Maldonado et le compagnon Mikhail Zhlobitsky, décédé le 31 octobre dernier lors d’une attaque à la bombe contre le FSB (héritier du KGB).

VOUS NE PARVIENDREZ JAMAIS A FREINER NOS DÉSIRS DE LIBERTÉ !
LIBERTE POUR LISA
FEU AUX BANQUES
MORT A L’ÉTAT ET VIVE L’ANARCHIE !

[Traduit de l’espagnol de Contramadriz, 06.11.2018]

 

 

 

 

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