Chili – Sur la mort de Kevin Garrido : quelques éclaircissements

Instinto Salvaje / lundi 5 novembre 2018

Le 2 novembre Kevin Garrido a été assassiné dans la prison de Santiago 1, au Chili. À cause des nouvelles qui circulent sur divers sites de contre-information au sujet de cet individu, nous pensons qu’il y a quelques précisions à faire :

Kevin Garrido N’ÉTAIT PAS UN ANARCHISTE. Dans ses dernières lettres publiques il a mis en avant son affinité envers les idées éco-extrêmistes. « Ils ont enquêté sur moi, ils ont suivi mes pas et m’ont poursuivi avec leurs flingues pointés sur ma tête. Ils ont publié ma photo à la télé et dans les journaux, me diffamant avec tout un tas de conneries sans arguments. On a à tort dit de moi que j’étais un anarchiste, et que face à tous ces flics j’allais baisser la tête et que je ne répondrai pas. On m’a fait asseoir dans une de leurs salles de spectacle pendant plus de six heures à écouter les mots que répandait un procureur qui avait une odeur gerbante ».
Pourquoi mentionner cela ? Parce que la diffusion de façon ambiguë et irresponsable sur qui il était, et le fait de minimiser ses prises de position politiques, donne un aperçu sur la facilité avec laquelle au Chili on appelle une personne compagnon-ne.

On a l’impression que la mémoire joue en défaveur des anarchistes, nihilistes et anti-autoritaires. Les éco-extrêmisme ont été très clairs, ils ont déclaré que nous sommes leurs ennemis, ils ont commis des féminicides et des agressions contre des anti-autoritaires. Si des
individus se sentent en affinité avec ces actions et leurs conceptions qui développent la misanthropie, peut-on appeler ces personnes compagnon-ne-s ou anarchistes ?

La guerre contre l’existant et la destruction de toute forme de domination est quelque chose que beaucoup sont prêts à assumer comme faisant partie intégrante de leur vie. Chacun se positionne du côté qu’il veut dans ce duel à mort. C’était clair pour Mikhail Vasilievich Zhlobitsky (31/10/2018), pour Mauricio Morales, Sebastían Oversluij Seguel, Zoe Aveilla, Lambros Foundas, Santiago Maldonado et beaucoup d’autres compagnon-ne-s combattants.

Dans cette guerre sociale il faut assumer une position qui transcende le ressenti personnel et ce qui est moralement correct, en étant clairs dans les informations qui sont diffusées dans les différents projets de contre-information. C’est pour cela que le silence n’est pas une solution et cela ne sort pas de nulle part. Nous considérons que ces précisions sur le positionnement de Kevin Garrido sont nécessaires vu l’ambiguïté avec laquelle l’information a été publiée sur Publicación Refractario, où le sujet a été traité comme un désaccord, et où dans les dernières mises à jour un appel pour venger les insoumis morts en prison a été publié. En parallèle, Contrainfo publie les communiqués d’éco-extrêmistes et des informations qui nomment compagnon-ne-s des personnes qui suivent cette tendance autoritaire qui déclare la guerre aux anarchistes et nihilistes révolutionnaire. La critique s’adresse à ceux/celles qui bien qu’ils soient au courant décident d’affronter de cette manière la mort de Kevin Garrido.

Pour la destruction de l’existant.
Pour l’Anarchie et la Libération Totale.
Liberté pour tous les combattants anarchistes, nihilistes et anti-autoritaires en prison.

Solidarité avec les compagnon-ne-s des CCF, de Lutte Révolutionnaire, de l’Opération Panico, de l’Opération Scripta Manent, avec Eric King, Marius Mason, Michael Kimble, Joaquín García, Sol Farías et tous ceux/celles qui osent faire sauter l’existant.

Instinto Salvaje

 

Les liens cités :

– https://publicacionrefractario.wordpress.com/2016/11/29/escrito-de-kevin-garrido/
– https://es-contrainfo.espiv.net/2018/11/03/santiago-chile-asesinan-en-prision-al-companero-kevin-garrido-fernandez/

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