Vernierfontaine (Doubs) : Une centaine de cerfs gagne la liberté (MAJ du 21/02/19)

L’Est Républicain / lundi 24 septembre 2018

[…] Ce dimanche en fin d’après-midi, c’est un agriculteur qui a donné l’alerte. Le grillage de l’élevage de cerfs de Vernierfontaine (Doubs), à côté d’Étalans, a été découpé par une main malveillante.
« Je suis allé sur place, il en restait quelques dizaines dans le parc, mais entre 100 et 120 cerfs ont disparu dans la nature. Il y en a partout. On a essayé d’en ramener, mais c’était compliqué », raconte le maire du village, Jean-Louis Truche. Les cerfs, les biches et les faons libérés n’ont pas demandé leurs restes et ont regagné la forêt voisine.

Pour l’élu, aucun doute possible : « On a vu l’ouverture dans le grillage, c’est volontaire. C’est du vandalisme. Ça a été découpé d’un poteau à l’autre. » La gendarmerie et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCSF) ont été saisis de l’affaire. La Dir-Est a également été prévenue. […] L’élevage de cerfs de Vernierfontaine appartient à un propriétaire de Belfort, qui les destine à la boucherie.

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Mise à jour du 21 février : Une fois que t’as goûté à la liberté…

L’Est Républicain / jeudi 21 février 2019

L’histoire avait fait le tour des médias français. Le 24 septembre dernier à Vernierfontaine (Doubs), près de 120 cerfs d’élevage s’évadaient de leur enclos, suite à la dégradation volontaire d’un pan de grillage.
Peu commun, l’événement avait nécessité une large mobilisation de la préfecture, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), des services vétérinaires et des associations de chasse locales. Les craintes étaient triples : les risques accrus d’accident de la route, les conséquences sur les cultures voisines et, plus largement, l’impact sur l’écosystème local [??? vous parlez de la faune de bagnoles ou de la flore de pylônes électriques? ; NdAtt.] .

Les efforts de cette cellule de crise avaient permis, avec l’aide du propriétaire du parc, de capturer la grande majorité des fuyards. Lors d’une importante battue, 75 bêtes avaient été récupérées. D’autres étaient revenues d’elles-mêmes dans l’enceinte du parc. Mais cinq mois après l’évasion, une quinzaine de bêtes goûtent encore à la « vraie » liberté.
Notre correspondant de presse, François Vuillemin, a eu la chance de croiser leur chemin [on se doute que le plaisir de la rencontre n’a pas été réciproque; NdAtt.] ce mardi vers 17 h 45, dans un champ situé à deux kilomètres à vol d’oiseau de leur ancien enclos. En toute quiétude, la harde profitait des vertus antiseptiques d’un épandage de chaux éteinte.
Rien d’étonnant selon Richard Goutaudier, de l’ONCSF, qui souligne « la capacité à s’adapter au milieu naturel » et « l’instinct grégaire » de ces animaux, pourtant nés en captivité. Il n’est pas impossible qu’une poignée de cervidés sauvages se soient joints aux évadés.
L’enquête de gendarmerie, elle, se poursuit : l’identité de la personne ayant sectionné le grillage reste à découvrir. « Je n’ai pas de nouvelle », commente le propriétaire du parc, « ça a quand même mobilisé toute l’administration. J’espère qu’ils retrouveront celui ou celle qui a fait. C’est un mauvais souvenir pour nous et surtout, on a peur que ça recommence. On est d’ailleurs en train de penser à un système de surveillance, voire de caméras. »

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