Facs et lycées – 6 février 2018 : Etat du désordre un peu partout

Paris : Les commerces de bourges attaquées à coups de pierres

extrait du Figaro Étudiant / Mardi 6 février 2018

Quelques milliers de personnes ont manifesté mardi en France pour protester contre les réformes sur l’accès à l’université et le baccalauréat […].
Environ 3000 manifestants à Paris, 800 à Lyon, 300 à Lille et 800 à Toulouse […]
À Paris, le cortège parti du Jardin du Luxembourg a rassemblé 3.000 personnes, selon la police, qui ont défilé sous la neige et devaient rejoindre le ministère de l’Éducation nationale, rue de Grenelle, en fin d’après-midi. Une heure après le départ de la manifestation, des jeunes vêtus de noir se sont détachés de la foule pour balancer des pierres sur des vitrines, dont celle d’un magasin d’habits de luxe. «Nous n’y pouvons rien, c’est à la police de les gérer», se désolait Patrick Désiré, le secrétaire général de la CGT Educ. La préfecture de police de Paris n’a toutefois fait état d’aucun blessé et d’aucune interpellation. […]


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Toulouse : L’université du Mirail bloquée

France 3 Occitanie / Mardi 6 février 2018

Les accès à l’université Jean-Jaurès du Mirail à Toulouse étaient bloqués mardi depuis 06H00 du matin par des étudiants en grève contre le projet Parcoursup et la fusion d’universités toulousaines.
Poubelles, tables et chaises servaient de barricade pour empêcher l’entrée des amphithéâtres et des salles de cours. « Le Mirail se dresse contre la fusion », pouvait-on lire sur une banderole à l’entrée du campus.
Les étudiants protestent contre le nouveau projet d’admission aux études supérieures du gouvernement « qui prévoit une sélection des étudiants en sortie du bac, leur mise en concurrence, mais aussi contre le projet de fusion des universités », a dénoncé Mélanie Luce du bureau national de l’Union nationale des étudiants de France (Unef).
Ce projet a pour objectif la fusion de la faculté de sciences humaines du Mirail avec celle de sciences et médecine de Paul-Sabatier ainsi que deux écoles d’ingénieurs de la ville.

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Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) : Quand les LEP rejoignent la contestation…

La Provence / Mardi 6 février 2018

Après les professeurs en grève jeudi dernier, les élèves du lycée Louis-Martin-Bret ont rejoint, hier, le mouvement de contestation de la Dotation globale de fonctionnement (DGF). Mais comme le craignait le proviseur, des incidents ont émaillé la manifestation.

Réunis devant le lycée professionnel dès 13 h à l’appel de l’Union nationale lycéenne (UNL), environ 200 jeunes du LEP mais aussi des Iscles et Esclangon, ont rapidement oublié les revendications. Les représentants de l’UNL ont d’ailleurs rapidement plié bagage quand les premiers jets de pierres sont partis. « On n’est pas là pour ça, on ne veut pas que l’UNL soit tenue responsable », prévenait le leader. Une poubelle était incendiée devant le portail du lycée provoquant l’intervention des pompiers puis des forces de l’ordre. C’est là que l’affaire s’est gâtée.

Alors que la situation se tendait, les policiers faisaient usage de leur bombe lacrymogène pour faire reculer quelques jeunes. Trois d’entre eux, mineurs, ont été interpellés manu militari et placés en garde-à-vue – chose confirmée hier soir par le procureur Kellenberger. Plus tard dans l’après-midi, les policiers ont préféré observer la situation à distance. Une autre poubelle brûlée sur le boulevard de Temps-Perdu a obligé les pompiers à revenir. Mais la tension allait crescendo quand les casseurs tentaient d’incendier une Peugeot 107 noire garée à proximité avant de s’en prendre à une autre voiture. Son propriétaire, un homme de 60 ans habitué du coin, s’est défendu « en gazant un groupe de jeunes car je ne suis pas du genre à me démonter », confie l’ancien légionnaire. La contestation lycéenne n’en étant qu’à ses prémices, on peut craindre d’autres débordements. Aujourd’hui, à 11 h, devant la porte de la Saunerie, un appel à manifester contre Postbac le nouveau système d’entrée à la fac est prévue.

La dotation globale de fonctionnement qui prévoit la basse des heures allouées au lycée professionnel Martin-Bret ne passe toujours pas auprès des professeurs. « Contrairement à ce qu’affirme le proviseur, nous aurons bien des classes à trente élèves », regrette un délégué syndical. Lors d’une réunion, Dominique Duperray, le chef d’établissement, a présenté son plan. Il confirme l’augmentation des effectifs dans certaines sections mais apporte une précision. « On va les dédoubler en mettant la moitié des élèves en stage une partie de l’année et les autres l’autre partie. Par ailleurs, les CAP première année seront protégés », assure le proviseur. « Déjà qu’à 15 élèves, on a du mal car ils sont tous en difficulté, à 30 ce sera ingérable », prévient un enseignant. Jeudi, une réunion est programmée entre les parties. Ensuite, les profs décideront de la marche à suivre.

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