Meylan (Isère) : Les gendarmes retrouvent leurs bagnoles carbonisées au petit matin [Mise-à-jour]

MAJ 31 octobre : avant de lire ce qu’elle dit la presse, mieux vaut lire la belle revendication de cette magnifique attaque, ici.

AFP / jeudi 26 octobre 2017

Quatre véhicules ont été détruits par les flammes à la brigade de gendarmerie de Meylan, en Isère, dans la nuit de mercredi à jeudi.

France Bleu Isère / jeudi 26 octobre 2017

Un incendie s’est déclaré à la caserne de gendarmerie de Meylan, dans la nuit de mercredi à jeudi. Le départ de feu est volontaire. Une ou plusieurs personnes sont rentrées dans la caserne en faisant un trou dans le grillage. Ce sont des véhicules personnels des gendarmes qui ont été visés. Plusieurs véhicules personnels de la gendarmerie de Meylan ont été incendiés vers 3h35 du matin, ce jeudi. Selon les gendarmes, il s’agit d’un incendie volontaire.

« Ce sont les familles qui étaient visées« , confie le colonel Yves Marzin, commandant de la gendarmerie de l’Isère. « Les gendarmes ont été réveillé par les odeurs de fumée, elles provenaient de dessous les bâtiments où sont logés les militaires et leurs familles. »
Les occupants des logements ont été évacués et le feu a été rapidement maîtrisé par les pompiers. « Les véhicules visés sont des véhicules civils, qui appartiennent aux familles. C’est un nouveau cap qui est franchi« , enchaîne le colonel Yves Marzin.
Quelques voitures auraient été détruites par les flammes. Le ou les incendiaires seraient rentrés dans la caserne en faisant un trou dans le grillage. C’est le même mode opératoire que lors de l’incendie de la gendarmerie de Grenoble, ciblée fin septembre. Cette action avait alors revendiquée par des membres de la mouvance anarcho-libertaire.

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Et les journaflics s’interrogent sur celles et ceux qui sont derrière cette attaque…

AFP via l’express / Jeudi 26 octobre 2017

Caserne incendiée à Meylan: « La piste anarcho-libertaire n’est pas écartée ». Quelques heures après l’incendie qui a visé la brigade de gendarmerie de Meylan, en Isère, le procureur a déploré « des faits d’une gravité extrême ». « Au-delà de la gendarmerie, ce sont les familles qui ont été attaquées dans leur domicile au creux de la nuit. La gendarmerie et les gendarmes habitent en caserne, légitimement les familles des gendarmes peuvent s’y croire en sécurité », a déploré ce jeudi après-midi Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, quatre véhicules ont été détruits par les flammes à la brigade de gendarmerie de Meylan, en Isère, où vivent plusieurs familles de militaires. Deux départs de feux qui n’ont, fort heureusement pas fait de blessé, les habitants ayant été évacués à temps, après avoir été alertés par une odeur de feu.
Mais les dégâts auraient pu être d’ordre criminels, a-t-il dénoncé: un cadenas a été « posé sur le portail d’entrée de la brigade, probablement destiné à gêner l’intervention des secours ». Le magistrat a également effectué un parallèle entre cette attaque et le meurtre d’un couple de policiers à Magnanville, en 2016, y voyant « volonté de s’en prendre aux militaires et leurs familles dans un endroit sacré, leur domicile ».

« De tels actes peuvent s’apparenter à des actes de terrorisme »

« Cet acte visait non pas les locaux et bureaux de la gendarmerie mais bien les véhicules privés et les familles », a déploré un peu plus tôt le colonel Yves Marzin, commandant le groupement de gendarmerie de l’Isère auprès du Dauphiné Libéré. Pour le moment, la piste de l’attentat est écartée, la section antiterroriste du parquet de Paris ne s’est pas saisie du dossier.
« De tels actes peuvent s’apparenter à des actes de terrorisme, a néanmoins commenté le magistrat, Heureusement que les personnes se sont réveillées et que les gendarmes sont intervenus rapidement (…) Nous aurions pu avoir une affaire dramatique. »
L’attaque n’a par ailleurs pas été revendiquée. Jean-Yves Coquillat affirme qu’il s’agit d’une « action assez professionnelle de quelqu’un ou plusieurs personnes qui savent ce qu’ils font et savent mettre le feu ». Il a aussi évoqué des « techniques de sabotages », en ajoutant que la « piste anarcho-libertaire n’est certainement pas écartée, ces gens-là ont un savoir faire dans ce domaine ». L’un des autres pistes évoquées est celle d’une vengeance éventuelle envers des gendarmes. 

« Les auteurs sont des gens qui prennent des précautions »

Cette attaque en rappelle fortement une autre. Le mois dernier, un violent incendie a détruit l’intégralité des véhicules d’un garage de la caserne de gendarmerie à Grenoble. Plusieurs véhicules de service et 2000 mètres carré de locaux techniques ont été détruits. L’attaque avait été revendiquée sur le site alternatif Indymedia par un groupe se faisant appeler les « nocturnes ». Il existe « une unité de temps et de lieu » entre les deux attaques, selon Jean-Yves Coquillat.
L’enquête concernant ces faits n’a pour le moment pas abouti a annoncé le procureur. « Nous n’avions pas beaucoup d »éléments matériels, les auteurs sont des gens qui prennent des précautions évitent de laisser des traces », a-t-il commenté avant d’ajouter que « la détermination sera totale ».

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