Des mauvais moments pour les bleus (mi-juin 2017)

Corbeil-Essonnes (Essonne) : ils les attendaient

Le Parisien / jeudi 15 juin 2017

Même les voitures banalisées de la brigade anticriminalité du commissariat de Corbeil n’échappent pas aux caillassages. Ce jeudi, vers 2 heures, une dizaine de personnes ont caillassé le véhicule de police aux Tarterêts.
Ils les attendaient. Et ont refermé le piège sur les policiers de la bac (brigade anticriminalité). Deux groupes d’une dizaine de personnes chacun ont organisé un guet-apens dans la nuit de mercredi à jeudi dans le quartier sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne).
Il est 2h30, un premier groupe repère le véhicule pourtant banalisé des policiers, une Renault Mégane break. Ils préviennent leurs complices installés rue Gustave-Courbet. Ces derniers encerclent la voiture et lui jettent des pavés. Six impacts étoilent plusieurs vitres. Les policiers parviennent à se dégager et prendre la fuite.

«Les jeunes connaissent tous nos véhicules, même ceux banalisés, confirme-t-on au commissariat local. Mais il y a toujours une continuité de service malgré les dommages causés. On dispose de quatre ou cinq voitures banalisées. Les policiers en ont donc récupéré une autre et sont repartis.»
La Mégane accidentée a déjà été envoyée en urgence au garage. «En général, le véhicule revient dans la semaine», reprend-on au commissariat de Corbeil. Ces six derniers mois, cinq attaques dans ce quartier ont nécessité des réparations.
«C’est la preuve qu’il faut davantage de moyens et d’effectifs pour faire face à ces violences récurrentes, commente Claude Carillo [le connard ci-contre; NdAtt.], du syndicat de police Alliance. Ces bandes sont organisées, déterminées et veulent repousser tout élément extérieur à leur quartier.»

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Bordeaux : a elle seule, elle fait paniquer tout le poulailler

Sud-Ouest / vendredi 2 juin 2017

Une femme encagoulée et armée d’une batte de base-ball s’en est violemment prise à l’interphone du bâtiment.
Ce n’était pas un exercice. Toute une aile de l’hôtel de police de Bordeaux Meriadeck a dû être évacuée ce vendredi matin. Principe de précaution oblige, plusieurs centaines de personnes, public à l’accueil, justiciables dans les bureaux et personnels ont été priées de sortir à l’arrière du bâtiment.

Vers 10 heures, une voiture blanche immatriculée dans le Morbihan est arrivée en trombe devant le commissariat, a freiné brutalement pour se stationner de travers sur l’espace réservé aux policiers. Encagoulée et armée d’une batte de baseball, une femme s’en est extraite et a foncé vers la porte d’entrée. En cette période de Vigipirate renforcé, les portes sont fermées avant une fouille systématique dans un sas de chaque personne qui se présente. En furie mais sans dire un mot, la femme s’est acharnée à coup de batte sur l’interphone de l’hôtel de police.
Rapidement maîtrisée, la jeune femme, âgée de 25 ans a été conduite dans les étages, insultant et menaçant les policiers au passage. Elle devrait voit un médecin qui pourra dire si son état mental est compatible avec une mesure de garde à vue. C’est la direction interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux qui est chargée de faire la lumière sur cet événement. Seulement après, le parquet de Bordeaux pourra donner une qualification pénale adaptée aux faits.
En cette période tendue où des policiers sont pris pour cible, il fallait éviter la panique. Mais le véhicule garé devant le commissariat pouvait inquiéter. Par précaution, le service des démineurs a été appelé et un large périmètre de sécurité a été délimité.
Vers 11 h 30, le doute a été levé sur la présence ou non d’explosif dans la voiture. Les rubalises ont été ôtées, les policiers ont pu regagner leurs bureaux et la circulation a repris normalement.

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Carrières-sous-Poissy (Yvelines) : caillassage des condés

InfoNormandie / jeudi 1er juin 2017

Des policiers ont été la cible de projectiles alors qu’ils intervenaient cette nuit de mercredi à jeudi vers minuit allée des Moineaux à Carrières-sous-Poissy (Yvelines).
Appelés par des riverains se plaignant de perturbateurs, ils ont été accueillis par des jets de pierres de la part d’un groupe d’une vingtaine de jeunes. Leur véhicules a été visé à trois reprises le véhicule.
Pour venir à bout des assaillants, les forces de l’ordre ont dû faire usage d’une dizaine de tirs avec leur armement collectif : grenades lacrymogènes et de désencerclement, balles de défense…
Il n’y a eu ni blessé ni interpellation, indique-t-on ce matin de source policière.

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Orly (Val-de-Marne) : jets de projectiles contre les bleus

Le Parisien / vendredi 16 juin 2017

Un homme a été placé en garde à vue la nuit dernière à Orly après que des policiers ont été la cible de jets de projectiles sur leur véhicule. Cela s’est passé vers 1 h 30, square Antoine de Saint-Exupéry. Les fonctionnaires ont tiré avec leur flash-ball. Deux individus présents sur place ont été contrôlés. L’un sera interpellé car il a été formellement reconnu. L’autre, porteur d’un petit sachet de cannabis a, lui, été convoqué.

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Grigny (Essonne) : il ne se rend pas

Le Parisien / vendredi 9 juin 2017

La violence de la riposte à l’interpellation est telle qu’une vitre de la voiture de police a été brisée. Ce jeudi vers 21 heures, un contrôle d’identité à la Grande borne à Grigny a tourné à la rixe. L’homme que les policiers voulaient arrêter s’est rebellé. Il a donné un coup de coude au visage d’un des fonctionnaires. Et fait tomber un second. Surtout, une fois dans le véhicule sérigraphié, il a continué à se débattre et à se montrer vindicatif, au point de dégrader l’intérieur et casser une vitre. « Il n’y avait pas d’effectif CRS », se plaint une source proche du dossier. Ces renforts ont une présence dissuasive en continu devant la cité depuis octobre 2016 et l’agression au cocktail Molotov de policiers, grièvement brûlés dans cette attaque.
« La disparition progressive des compagnies de CRS engendre l’accroissement des violences urbaines », indique le syndicat de police Alliance.

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Saint-André (La Réunion) : les poulets sont bons à grignoter !

FranceInfo / jeudi 15 juin 2017

Mardi après-midi à Saint-André, les policiers de la BAC viennent d’interpeller, non sans mal, un individu de 19 ans et sa sœur de 16 ans. Le jeune homme, déjà bien connu des services judiciaires pour avoir participé à des braquages, vociférait, torse nu, devant des magasins du centre-ville.
À l’arrivée des forces de l’ordre, il avait tout de même eu la présence d’esprit de se délester d’une arme de poing chargé, en la jetant sous des voitures stationnées. Le délinquant qui n’était manifestement pas dans son état normal était accompagné de deux jeunes filles, dont l’une enceinte. La plus jeune des deux, sa sœur, a tenté de s’opposer à l’arrestation en se jetant sur l’un des fonctionnaires, le frappant et le mordant. Cette échauffourée a provoqué un attroupement qui a contraint les policiers à utiliser une grenade lacrymogène pour disperser les badauds.
Finalement, placés en garde à vue, le frère et la sœur expliqueront qu’ils n’étaient pas dans leur état normal après avoir consommé de l’artane.
Ils ont été remis en liberté, mais devront s’expliquer devant un juge dans les prochains jours. Le jeune majeur est convoqué devant le tribunal correctionnel le 14 décembre 2017, sa jeune sœur devant le juge des enfants le 14 août 2017.
Mercredi, les policiers ont une nouvelle fois du faire face à un homme très énervé. L’interpellation de l’individu suspecté de violences conjugales a été mouvementée. Non content de résister et de frapper sur les fonctionnaires, le Saint-Andréen a proféré des menaces de mort à l’encontre des représentants des forces de l’ordre.
Avec ces deux agressions sur Saint-André, quatre fonctionnaires ont été victimes de coups lors d’interventions ces derniers jours. Une proximité de faits qui inquiète les syndicats de police. Dans un communiqué le SGP-FO dénonce cette dérive et demande des moyens supplémentaires.

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Valence : violences urbaines à Fontbarlette

France3 / mercredi 7 juin 2017

Depuis deux nuits, ce quartier de Valence (Drôme) est en proie à des violences urbaines. Plusieurs incendies ont endommagé des bâtiments et des voitures. Un véhicule de police a été pris à partie, sans occasionner de blessé. Mais les syndicats de policiers estiment qu’ils ne sont pas assez nombreux pour assurer la sécurité dans ce quartier.
Le doublement des effectifs de la police municipale et l’implantation de la vidéosurveillance n’ont sans doute pas suffit à éviter ces montées de violence. Le maire de la ville, Nicolas Darragon (LR) prévient qu’il ne laissera pas faire. Il se dit même prêt à expulser de leurs logements HLM les familles des auteurs des faits. Pour ramener le calme, des renforts de police venus de Lyon ont été dépêchés sur place. C’est l’une d’entre elles qui a été caillassée ce mardi, sans faire de blessés. La police a procédé à plusieurs interpellations. Les incidents ont commencé dans la nuit de dimanche à lundi. Des feux de poubelles et de containers se sont propagés à un bâtiment hébergeant des services techniques de la ville. Ces incendies volontaires ont également brûlé des voitures ainsi que la Maison des syndicats.

Le Dauphiné / mercredi 7 juin 2017

Après deux soirées successives de violences urbaines, le quartier Fontbarlettes a retrouvé son calme dans la nuit de mardi à mercredi. Plus tôt, dans la même journée, le préfet de la Drôme, le maire de Valence et l’imam avaient fermement condamné ces « actes inacceptables ».
Précisons encore que depuis 48 heures, une demi-compagnie de CRS est déployée sur la ville.
Le Valentinois de 18 ans interpellé dans la nuit de lundi à mardi a été déféré, hier, au parquet de Valence qui a ouvert une information judiciaire pour “destructions par incendie”. Le jeune homme devait être présenté, dans la soirée, à un juge d’instruction.

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