Des mauvais moments pour les bleus [fin janvier 2017]

Dammarie-les-Lys : A faire le justicier, l’élu passe aussi un mauvais quart d’heure…

 Le Parisien / Lundi 30 janvier 2017

Élu d’opposition à Dammarie-les-Lys, Khaled Laouiti (SE), 33 ans, a été violemment agressé dimanche, vers 17 h 15, en marge du contrôle par la police d’un quad. « Le contrôle du conducteur de l’engin s’est très bien passé. Je l’ai vu. Au moment où les policiers remontaient dans leur véhicule, des jeunes qui se trouvaient plus haut, sur la place, sont arrivés et les ont caillassés. J’ai reçu deux belles pierres sur l’épaule et le bras gauche. Une mère de famille aurait pu être à ma place », s’insurge Khaled Laouiti. L’élu court après les agresseurs et arrive sur le chemin qui longe le centre Schweitzer. « Quelqu’un est arrivé derrière moi et m’a fait une balayette, poursuit-il. Je suis tombé au sol. Et là, entre cinq et dix jeunes de 17 à 20 ans m’ont frappé à coups de pied ». Hospitalisé à Melun, il s’en sort avec deux plaies ouvertes, l’une 2 cm sous son œil droit et l’autre, sur le crâne, plus quatre jours d’interruption totale de travail.

Des témoins de la scène ont fait fuir ses agresseurs. Khaled Laouiti a porté plainte, ce lundi. Cet homme, qui a grandi dans le quartier de la Plaine-du-Lys, n’entend pas baisser la tête. « Personne ne porte plainte de peur de représailles. Il y a une génération qui ne respecte plus rien. Je vais y retourner pour leur montrer qu’on ne va pas céder le terrain. Il faut que cette place redevienne familiale.»

Khaled Laouiti a reçu de nombreux messages de soutien de ses collègues élus et du maire, Gilles Battail (LR) : «Ce sont des gens capables d’une violence extrême. A force de laisser faire, on a des sauvages en ville », commente ce dernier. « Il faut mettre des moyens réels et les sanctionner de façon très lourde. Il faut une action puissante de la police et de la justice.»

******

Corbeil-Essonnes : Touchée, coulée

 Le Parisien / vendredi 20 janvier 2017

Un pavé été lancé sur le pare-brise. Une fonctionnaire de police du commissariat de Corbeil-Essonnes a été blessée à la tête, ce vendredi vers 20 h 15, par le jet d’un pavé à travers le pare-brise du véhicule de patrouille à bord duquel elle circulait. « Cet équipage venait de conduire une personne placée en garde à vue au centre hospitalier sud-francilien (CHSF), à Corbeil, témoigne un policier. Sur le chemin du retour, alors qu’ils étaient sur l’avenue Strathkelvin dans le quartier des Tarterêts, un homme s’est positionné au milieu de la chaussée et, après l’arrivée de cinq ou six autres personnes autour de la voiture des fonctionnaires, il a lancé un pavé à travers le pare-brise ». Touchée à la tête, la jeune femme d’une trentaine d’années, « une policière expérimentée » selon ses collègues, a été conduite à l’hôpital pour « une plaie saignante ». « Ses jours ne sont pas en danger », rassure un de ses collègues du commissariat de Corbeil-Essonnes.
Un fonctionnaire rappelle que le quartier des Tarterêts est sous tension depuis plusieurs jours. « Un guet-apens a été tendu dimanche dernier et, le procès qui a suivi au tribunal d’Évry a dégénéré lorsque l’un des agresseurs présumés a été conduit en prison en attendant une nouvelle date d’audience, explique-t-il. Nous ne pouvons que nous interroger sur un éventuel lien entre ces différentes affaires et cette envie de représailles ».
Pour sa part, le syndicat de police Alliance condamne fermement cette nouvelle agression : « Ces violences qui ciblent les policiers ne peuvent plus durer. La justice doit apporter une réponse ferme vis-à-vis de ces délinquants identifiés ».
Dimancher dernier, vers 22 heures, une quinzaine de jeunes avaient commencé à se masquer le visage, et à se regrouper à des endroits stratégiques du quartier des Tarterêts. Et quelques instants plus tard, un feu de poubelle s’était déclaré rue Léon-Blum. Une patrouille de la brigade anticriminalité arrivé dans la foulée avait essuyé une attaque en règle et son véhicule avait été fortement dégradé.
Mercredi, deux suspects interpellés car les policiers avaient réussi à les reconnaître, comparaissaient devant le tribunal d’Evry. Mais l’audience a été reportée à février le temps que des images de vidéosurveillance puissent être examinées. L’un des deux accusés, déjà condamné il y a quelques mois pour des violences dans un bus, a donc été maintenu en détention en attendant de comparaître à nouveau pour les faits du week-end dernier. C’est cet ajournement qui a provoqué la colère de sa famille et de ses amis présents dans la salle. Ils s’étaient levés et avaient menacé, outragé et intimidé les magistrats, les avocats et les policiers présents à l’audience.

*****

Bis repetita…

Le Parisien / jeudi 26 janvier 2016

La présence policière a été considérablement renforcée dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, depuis l’attaque subie mercredi soir par un équipage de police. Un policier avait été touché à la tête par un pavé qui a traversé le pare-brise de son véhicule de patrouille. Transporté à l’hôpital, le fonctionnaire, âgé de 39 ans, est arrêté pour au moins 15 jours. Les deux autres occupants de la voiture avaient reçu des bris de verre dans les yeux, mais ils ont pu reprendre le travail. Le vendredi précédent, une attaque identique avait été perpétrée, blessant une fonctionnaire au visage. Elle a pu reprendre le travail depuis.
Désormais, une trentaine de fonctionnaires spécialisés dans le maintien de l’ordre et la lutte contre les violences urbaines sont mobilisés en permanence sur les Tarterêts et ce pour plusieurs semaines. Ils ont d’ailleurs procédé ce jeudi après-midi à une opération de sécurisation dans le quartier, sans aucun incident à déplorer, indique la commissaire de Corbeil-Essonnes.
L’origine de ces graves incidents pourrait être liée au placement en détention provisoire d’un jeune du quartier soupçonné d’avoir organisé le 15 janvier dernier un guet-apens contre des policiers.
A l’Unsa police on déplore le fait que les policiers aient été empêchés d’intervenir samedi dernier. « La caméra de vidéosurveillance filmait un groupe d’individus encagoulés avec des pavés attendant qu’une patrouille passe, raconte Fabien Lefebvre, délégué départemental Unsa. Une trentaine de fonctionnaires spécialisés étaient prêts à intervenir mais l’officier a donné l’ordre de ne pas y aller », déplore-t-il. Une version que dément la commissaire de Corbeil : « C’est faux. J’ai fait une note disant que dès lors que l’on est en capacité d’intervenir, on y va. Si la salle leur a dit de ne pas y aller, c’est qu’ils n’étaient pas en nombre suffisant. »
Dans la soirée de ce jeudi, un rassemblement de policiers était prévu devant le commissariat de Corbeil afin d’exprimer leur soutien à leurs collègues blessés.

*****

Savigny-sur-Orge (Essonne) : Toujours une bonne raison pour s’attaquer aux bleus

Le Parisien / dimanche 15 janvier 2016

Les habitants de Grand-Vaux se disent « fatigués et inquiets ». Dans la nuit de samedi à dimanche, un véhicule a « encore » été brûlé dans ce quartier de Savigny-sur-Orge. Vendredi soir, des policiers avaient été pris pour cible et reçu plusieurs projectiles, sans que personne ne soit blessé. La brigade anticriminalité a identifié un auteur présumé, ainsi que quatre complices. Ils ont tous été relâchés faute de preuves, tandis que le jeune majeur suspecté d’avoir caillassé les policiers est resté en garde à vue. « C’est peut-être en représailles après ces arrestations, peste un habitant. De toute façon, les jeunes trouvent toujours une excuse pour commettre des violences. »

*****

Chanteloup-les-Vignes : Les flics pris pour cible là aussi

Le Parisien / dimanche 22 janvier 2017

Ce dimanche un jeune de 18 ans, impliqué dans un guet-apens tendu vendredi soir aux forces de l’ordre à Chanteloup-les-Vignes dans le quartier de la Noé a été déféré devant le parquet de Versailles. Les faits ont eu lieu en début de soirée, peu après 19 h 15, alors que les policiers accompagnaient les pompiers intervenant sur l’incendie d’un container à ordures place de l’Ellipse. Une vingtaine d’individus ont soudainement surgi. Ils étaient cachés dans des buissons. Dès leur sortie, ils ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre. Le véhicule du commissariat a été légèrement endommagé au niveau du capot par une pierre. Les fonctionnaires ont été contraints d’utiliser leurs armes de défense pour disperser le groupe, interpellant le jeune trublion au passage

 *****

Compiègne (Oise) : Tensions au Clos-des-Roses

Le Parisien / mercredi 25 janvier 2017

Un simple accident, puis des violences. Vers 15h45, ce mercredi, deux voitures sont entrées en collision rue Ronsard, dans le quartier du Clos-des-Roses, à Compiègne. Deux personnes ont été légèrement blessées : un jeune de 20 ans et un enfant de 2 ans, qui ont été conduits à l’hôpital. Un homme a pris la fuite. « La police municipale et la police nationale sont restées sur place en attendant la dépanneuse, indique Virginie Girard, procureur de Compiègne. Ils ont été pris à partie. » Rapidement, des projectiles pleuvent. Pavés, bouteilles… «On a tout de suite reçu des tirs de mortier, assure un agent. Nous avons riposté avec des grenades lacrymogènes. » Deux personnes sont rapidement interpellées. Les renforts sont appelés. A 17h30, une vingtaine de voitures des forces de l’ordre sont stationnées au rond-point Anne-Marie-Vivé. Police nationale, municipale, gendarmes… Des troupes sont en chemin depuis Beauvais. Le quartier, sous tension depuis plusieurs mois, est bouclé. Encore.
Alors que le soir tombe, c’est un peu le statu quo. A l’entrée de la rue Alexandre-Dumas, à côté du square Baudelaire, des policiers équipés de tenues d’intervention (casque, gilet, bouclier, etc.) sont répartis aux coins de plusieurs immeubles. On entend quelques cris. Provocations. Troublant : au milieu de cet important dispositif, la vie continue, ou presque. Il est 18 heures, de nombreux parents viennent chercher leurs enfants après le travail. « Ce n’est plus possible », soupire un homme, sa fille dans les bras. « J’ai pris un peu de lacrymo… Il faut vraiment faire quelque chose », appuie sa femme.
Alors que des gamins courent, excités par l’action, un homme se lamente. « Ce n’était pas ça, le Clos, avant. Il y a déjà eu un caillassage et une descente anti-stupéfiants la semaine dernière. Des voitures brûlées un peu avant… » Une femme s’en prend à la police. « Mais c’est quoi, tout ça ? Ils veulent vraiment que ça explose ? » Elle est interrompue. Les policiers se mettent en marche sous l’oeil des curieux. « Ca va vous faire des belles vidéos », lâche un homme à une jeune fille.

Les forces de l’ordre, en deux groupes, s’approchent de la rue Alexandre-Dumas. La plupart des magasins a baissé le rideau lorsque s’envolent les grenades lacrymogènes. L’action se déplace un peu plus loin, derrière une tour. D’autres confrontations ont lieu. A 20 heures, selon le parquet de Compiègne, huit personnes avaient été interpellées et placées en garde à vue. Le dispositif policier est déplacé devant le square Baudelaire. Le calme revient. A 21 h 30, un dispositif de surveillance était encore en place. Probablement pour une bonne partie de la nuit.
Parmi les habitants du quartier, deux avis s’affrontent. Des jeunes critiquent les policiers. « Ils sont tombés sur une fille à cinq ». « Ils font les cow-boys ». D’anciens habitants plaident pour « laisser vivre les jeunes. Alors on sera tranquille. » D’autres, au contraire, veulent un coup de pied dans la fourmilière. « L’armée ! » réclame un homme. « Bien sûr que cela déclenchera la bagarre, admet un autre. Mais autant y aller à fond, en une fois. »

*****

 Saint-Germain-en-Laye  (Yvelines) : Visite chez la municipale

Le Parisien / samedi 28 janvier 2017

Jeudi soir, le poste de la police municipale du quartier Bel-Air, à Saint-Germain-en-Laye, a été attaqué par onze hommes encagoulés qui ont incendié une voiture. Vers 20 h 55, les agresseurs défoncent la grille du parking, brisent les vitres d’une voiture sérigraphiée avec des pierres avant d’y répandre de l’essence et de mettre le feu. Les fonctionnaires ont mis le groupe en fuite et éteint les flammes avec des extincteurs. « Les policiers municipaux pensent qu’il s’agit de représailles exercées à la suite de leur intervention de mardi, rue de Paris », précise une source proche de l’affaire. Les images de vidéosurveillance ont été exploitées, sans résultat, car les assaillants étaient cagoulés. Deux suspects ont été interpellés dans le quartier avant d’être remis en liberté, faute de preuve. Les pierres seront envoyées au laboratoire pour analyse des empreintes génétiques.

 

*****

Pamiers (Ariège) : Quand les flics font de la provoc’

La Dépêche / lundi 30 janvier 2016

Vendredi soir, une vaste opération de police a tourné à l’affrontement dans le centre-ville de Pamiers. Alors qu’ils organisaient des contrôles d’identité avec le renfort du commissariat de Foix et des brigades anticriminalité de Toulouse et Carcassonne, les policiers ont été pris à partie par des jeunes dans le quartier de La Gloriette. Une dizaine d’individus ont insulté les forces de l’ordre avant d’aller à l’affrontement «avec détermination armés d’objets métalliques lourds, type socles en fer et autres poubelles en fer», indique Karline Bouisset, procureur de la République de Foix.
Trois policiers ont alors été pris pour cible. L’un d’eux a d’ailleurs fait usage de son flashball réalisant que les sommations ne seraient pas suffisantes à freiner les assaillants. Après la détonation, le groupe s’est dispersé.
Mais un jeune de 18 ans, identifié comme l’un des «meneurs», a été interpellé, placé en garde à vue avant d’être mis en détention. Il fera l’objet d’une comparution immédiate ce mardi 31 janvier, au tribunal correctionnel de Foix. Connu des services, il a été plusieurs fois repéré dans des attroupements «troublant sérieusement l’ordre public à Pamiers», indique Karline Bouisset. Ville qu’elle a d’ailleurs ciblée comme priorité dans la lutte contre la délinquance, comme elle l’a indiqué lundi dernier à l’occasion de l’audience solennelle au palais de justice.

This entry was posted in ACAB, Des mauvais moments pour les bleus and tagged , , , , , , , , , , , , , . Bookmark the permalink.