Calais : Incendie d’engins de chantier sur le nouveau camp pour sans-papiers

Le Chat Noir Emeutier / lundi 18 janvier 2016

CalaisDeux véhicules de chantier du nouveau camp pour migrants (d’une capacité de 1500 places, géré par l’association humanitaire ‘La vie active’) ont été incendiés dans la nuit de vendredi à samedi 16 janvier.
Selon l’association, “les gardiens de sécurité ont vu les coupables et vous pouvez voir sur l’un des containers à gauche une de leurs signatures”. Des tags contre les frontières et “ceci est une prison” ont été laissés sur place alors que les flammes ravageaient les deux engins de chantier.

[Partiellement traduit de rabble]

France3 Nord-Pas de Calais / 16 janvier 2016

“Jungle” de Calais : deux véhicules de chantiers incendiés à proximité du nouveau camp “en dur”

Calais2Deux véhicules de chantier ont été incendiés la nuit dernière à Calais, dans la “Zone des Dunes”, à proximité du nouveau camp de migrants “en dur”, ouvert lundi dernier, a révélé ce samedi La Voix du Nord.

Selon la préfecture du Pas-de-Calais, les sapeurs-pompiers ont été alertés vers 0h50. Les deux engins détruits appartenaient à la société Sogéa qui a effectué l’installation des containers qui doivent abriter dans de meilleures conditions les migrants qui stationnent dans la “Jungle” de Calais. Des containers ont également été “tagués”. Les tags portaient des revendications et des inscriptions telles “Fuck Cameron”, le Premier ministre britannique, ou encore “Fuck government”. Les incendies sur les engins de chantier ont très vraisemblablement servi à faire “diversion” [sic!] afin que d’autres individus puissent accéder aux conteneurs pour les taguer, a expliqué le sous-préfet de permanence, Régis Elbez. “A ce stade de l’enquête, nous n’avons pas encore les éléments permettant de procéder à des interpellations“, a rapporté le sous-préfet. De source policière, les soupçons se portent sur des activistes No Border qui militent pour l’abolition des frontières.

Ce nouveau centre d’accueil provisoire (CAP) peut accueillir jusqu’à 1 500 migrants. Dans ce camp “en dur” clos par un grillage, les personnes hébergées peuvent entrer librement, jour et nuit. Pour s’identifier, elles ont chacune un code d’accès et doivent se prêter à une analyse morphologique 3D de la main. Ce système d’identification suscite une certaine méfiance parmi les migrants et certaines associations et militants qui les défendent, car ils craignent d’être fichés. Mais selon une source policière, ce système d’identification ne serait pas encore opérationnel. Selon un décompte de la préfecture vendredi en fin de journée, il y avait 173 personnes hébergées dans cette nouvelle structure jeudi soir, et 250 inscrits pour vendredi.

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