Châtenois (Vosges) : Il est bourré, mais il vise juste

Vosges Matin / jeudi 22 octobre 2015

Mercredi en fin d’après-midi, les gendarmes de Châtenois avaient garé leur véhicule au pied d’un immeuble de la commune en vue d’un acte banal. Une fois revenus, les hommes de la maréchaussée ont découvert leur voiture endommagée et ses vitres brisées. L’acte provenait d’un individu qui, depuis le balcon de son appartement situé au troisième étage, avait tout bonnement jeté divers objets qui lui passaient sous la main : bocaux, bouteilles… A la vue des gendarmes, l’olibrius s’est ensuite saisi d’une cisaille qu’il a lancée en direction des militaires heureusement sans les toucher ni les blesser.

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Vosges Matin / samedi 24 octobre 2015

Jeudi matin, un homme de 41 ans était convoqué devant le tribunal correctionnel pour répondre d’outrage. Il n’a pas pu se présenter à l’audience. Et pour cause, il était en garde à vue depuis la veille dans les locaux de la gendarmerie de Châtenois. Il a tout de même été condamné à quatre mois de prison avec sursis.

Cet homme n’est autre que l’individu qui a lancé bocaux, bouteilles, clé à molette et pavé de granit sur la voiture des gendarmes et une cisaille à main sur les militaires eux-mêmes, mercredi en fin d’après-midi (notre édition du 23 octobre). Sans oublier, au passage, d’insulter les militaires de tous les noms. Et ceci depuis son balcon situé au troisième étage d’un immeuble. Lors de son interpellation, il avait en outre deux couteaux dans les poches.

Les gendarmes avaient garé leur véhicule (flambant neuf) au pied du bâtiment après avoir été appelés pour un feu de bois à proximité. L’individu, du haut de son taux d’alcoolémie (1,60g/l de sang), a fait un lien avec sa convocation devant le tribunal pour le lendemain et la présence des gendarmes sous ses fenêtres. Il n’a vu là que du harcèlement de la part de la maréchaussée.

Finalement, l’homme pourra être jugé. Il encourt une peine maximale de trois ans d’emprisonnement. Après son expertise, le psychiatre a conclu que le quadragénaire ne souffrait pas d’une altération de son discernement au moment des faits. Bien qu’il ait « des ressources intellectuelles en dessous de la normale » [sic!].

Déféré au parquet ce vendredi matin, il a été, dans la foulée, présenté devant le tribunal dans le cadre d’une comparution immédiate. En raison de la grève des avocats du barreau d’Epinal, le prévenu n’a pas pu bénéficier d’un conseil. Comme la loi l’y autorise, le Castinien a demandé un délai. Le temps pour lui de préparer sa défense. C’est donc le 20 novembre que la convocation a été reportée. En attendant, le tribunal a prononcé un mandat de dépôt. Le prévenu a donc été dirigé vers la maison d’arrêt spinalienne.

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