Quelques chiffres du vandalisme…

RTL / jeudi 2 avril 2015

Les actes de vandalisme coûtent plus de 5,2 milliards d’euros par an au gouvernement.

Un économiste s’est attelé à la difficile tâche de chiffrer le préjudice dû aux actes de vandalisme.

Les actes de vandalisme et de dégradation des biens publics sont en augmentation sur le territoire français, selon une étude du Figaro. « Le top 10 des départements les plus touchés par ces actes en 2014 comprend tant des secteurs urbains à forte densité que des départements ruraux comme la Marne et la Loire », explique le journal.

Environ 300.000 faits de vandalisme sont signalés chaque année. Ces dégradations ont un coût. Un économiste a décidé de chiffrer le vandalisme et surtout de représenter son coût pour le gouvernement. Ainsi, le professeur Jacques Bichot, a estimé le montant à « plus de 5,2 milliards d’euros de préjudice par an« . Cette somme représente l’équivalent du prix de construction de 140 hôpitaux, compare Le Figaro.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a estimé les dégâts annuels pour sa ville à 40.000 euros pour les Abribus, 23.200 euros pour les éclairages publics et 1.400 euros par banc à remplacer, rapporte Le Figaro. À cela s’ajoute, la création des brigades antitags, la soudure de chaises, mais aussi « inventer des subterfuges pour dissuader les casseurs ».

Du côté d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, des potelets ont été installés près des stations Vélib’. Chaque vélo dégradé coûte 450 euros. Quant à la SNCF, l’entreprise évalue les actes de vandalisme à 35 millions d’euros par an.

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JSSNews / jeudi 2 avril 2015

Vandalisme à Paris: l’équivalent 45 terrains de foot nettoyés en 2014 !

C’est un puits sans fond, un éternel recommencement jour après jour. Dès l’aube, chaque matin, trois sociétés de nettoyage qui se sont partagé les arrondissements, sur décision de la mairie, partent à la chasse aux tags dans les rues de la capitale. Des équipes qui sont sur les dents car la charge de travail ne faiblit pas. 285 000 m² de murs ont été nettoyés en 2011, 339 113 m² (soit la surface de 45 terrains de foot) l’ont été en 2014 et, chaque année, la facture de ce grand lessivage est lourde. 3,8 millions d’euros ont été déboursés en 2011 contre 4,4 millions d’euros, l’an passé, avec à la clé 155 767 interventions.

Cette note plutôt salée ne risque guère de baisser de sitôt, car à « l’oeuvre » abondante des tagueurs s’ajoute un niveau d’exigence accru de la part des Parisiens. Désormais, dès qu’ils voient un mur vandalisé, ils le signalent par les moyens mis à leur disposition par la mairie. Un site, un numéro d’appel et une application sur les smartphones leur permettent de transmettre sur-le-champ l’information aux entreprises. « On recueille la photo, le tag est géolocalisé et on agit », raconte Ali Abedour, président de la société Korrigan qui a la main sur 10arrondissements, de toute évidence les plus exposés. Du IXe au XXe, et exception faite des XVe et XVIe, c’est lui et, dit-il, « la mission est rude ».

Dès qu’un tag est effacé, il est aussitôt remplacé. Et quand il n’est pas immédiatement retiré, il en arrive dix autres sur le même mur, tous les tagueurs du coin s’y mettant alors de bon coeur pour vandaliser une pleine façade. « Que ce soit du beau haussmannien ou pas, ils s’en moquent ! » , se désole le patron de Korrigan. Sur le terrain, les équipes débordées doivent encaisser les provocations. « Ils nettoient pendant qu’ils sont suivis par les vandales qui saccagent aussitôt la peinture fraîche » , relate-t-on dans l’entreprise où des consignes de retrait immédiat sont données en cas de tension. Cela n’a pas empêché une agression. Un agent a été molesté parce qu’il avait osé s’en prendre à « la création » d’un de ces voyous. Sans cesse, il faut aussi que les entreprises révisent leurs méthodes d’intervention. Déterminés à exposer durablement leurs dessins et inscriptions, leurs auteurs ont recours à des produits donnant de plus en plus de fil à retordre. « Ils ont trouvé une matière qui, dès qu’elle est recouverte de peinture, réapparaît aussitôt » , soupire consterné Ali Abedour.

Quant à l’expression trouvée sur les murs, elle ne se renouvelle guère trop. « On a toujours beaucoup d’insultes visant la police, des signatures qui n’en finissent pas sur les façades » , décrit-on chez Korrigan. Toutefois en janvier dernier, les « je suis Charlie » et son lot de répliques « je ne suis pas Charlie » ont fleuri sur les immeubles. « Cela nous a fait un peu plus de travail » , remarque le responsable de la société qui facture autrement quand les tagueurs s’expriment au-delà de 4 mètres du sol. Dans ce cas, ce n’est plus la ville qui paie mais la copropriété concernée.

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