La Voix du nord / Samedi 27 août 2016
Le bâtiment religieux qui domine la place De-Gaulle a été victime d’un acte de vandalisme, ce samedi après-midi. Arrivés rapidement sur les lieux, les sapeurs-pompiers ont circonscrit un début d’incendie.
Vers 15 h 30, les fonctionnaires de police ont procédé aux premières constatations : trois statues renversées par terre, dont une sérieusement endommagée, à l’effigie de Sainte-Rita. Au sol ça et là, des livres de messe, carnets de chants et couronnes de fleurs. Les boiseries de l’autel ont été noircies par les flammes, le feu ayant pris sur la nappe en dentelles qui le recouvrait (photo ci-contre). Il ne s’est néanmoins pas propagé aux murs de l’église, grâce à l’efficacité de six sapeurs-pompiers. C’est un badaud qui a alerté les secours après avoir détecté une odeur de fumée. Personne n’a été retrouvé à l’intérieur du bâtiment. Le prêtre était absent. Il célébrait un mariage dans le village voisin d’Éclaibes.
Un mois est passé depuis l’attaque de l’antenne de Zurich—Waidberg, un mois de silence suspicieux du côté des médias et des autorités. Ce n’est que la semaine dernière qu’ont commencé à sortir les premiers détails, et on apprend par les médias que l’antenne en question n’était rien moins que le système radio d’urgence de la police de Zurich, qui devrait entrer en fonction au cas où le système radio normal ne fonctionnerait plus. Les câbles à la base de cette antenne ont été livrés aux flammes, causant des centaines de milliers de francs suisses de dommages, et la mettant hors service « pendant plusieurs jours », et on apprend aussi qu’un mandat d’arrêt international a été émis contre le compagnon recherché [voir « Ding Dong – C’est l’Etat » in Dissonanz, n. 32].
Lundi 20 juin. Nous sommes convoqué.e.s au TGI de Strasbourg. Ces procédures font suite à une opération d’interpellation, le 9 avril en fin de manif’ contre la Loi Travail, qui est partie en mêlée entre la BAC et des manifestant.e.s et a finalement débouché sur une énorme intervention de la flicaille et de militaires pour mater la colère des personnes solidaires. Quatre ont été inculpées depuis. Deux d’entre nous comparaissent à la même audience : P., accusée de dégradations (des tags (loi, travail, retrait des deux / Mort à l’Etat / (A)), à l’origine de la première tentative d’interpellation); O., pour violence sur une flique en civil (jetée à terre) ; avec pour chacun.e rébellion lors de leur arrestation et refus de signalétique (empreintes, photos, ADN). N’en déplaise à certain.e.s militant.e.s à toute la phraséologie victimaire qu’on peut trouver dans leurs discours, l’intervention de la BAC n’était pas une « provocation » ou du « harcèlement » envers des « militants ». C’est la réponse logique de l’Etat à tout ce qui déborde du cadre contestataire toléré.
Un collectif avait prévu « d’enterrer le PS » et d’échanger sur la rentrée sociale ce samedi soir à Nantes. Dès la fin de semaine, le ton était donné sur la page Facebook : « 27-28 août : reprise des hostilités ». Premier objectif, selon le collectif A l’abordage : « enterrer le Parti socialiste » le week-end où devait se tenir à Nantes l’université d’été du PS, annulée depuis pour des raisons justement de sécurité. Une cérémonie d’enterrement s’est ainsi déroulé au miroir d’eau « avec habits de deuil, roses rouges en boutonnière, cierges… » Le cortège funèbre devait être organisé « avec dignité et retenue, dans les rues de Nantes. » Le cortège a pénétré dans le quartier du Bouffay en scandant des slogans anti PS. Sauf qu’une cinquantaine de participants ont préféré marqué le coup peu après 21h 30. Des vitrines ont ainsi une nouvelle fois volé en éclats à l’angle de la rue du Calvaire et du cours des 50-Otages. Tout comme des abris bus place du Commerce. Des tags ont refleuri sur les murs de la ville. Vers 22h30, la situation s’est peu à peu calmée.
Montpellier : la voiture de l’élu incendiée après des menaces.
Vitres brisées, trous dans les portes, alarmes arrachées, luminaires cassés et tout retourné. Élus, personnel éducatif et associations ont découvert, dans le plus grand désarroi, les dégradations qui ont eu lieu, vraisemblablement dans la nuit de vendredi à samedi, dans l’école Romain-Rolland I à Romilly-sur-Seine. Si l’enquête de la gendarmerie est en cours, il est vraisemblable que les individus se sont introduits par le rez-de-chaussée, en brisant la vitre d’une des classes restant dans ce bâtiment (le bâtiment principal du groupe scolaire n’a pas été touché). […] Plus que dix jours avant la rentrée pour tout remettre en état…
Les locaux de la permanence du Front national dans le Cantal ont été saccagés la nuit dernière à Aurillac, après de précédentes dégradations ces derniers mois, selon un responsable du parti.
[…] La destruction du mur a débuté vers 13 h, lorsque 400 manifestants environ ont fait irruption à l’entrée du site après une marche organisée depuis la place de la mairie de Mandres-en-Barrois. Le lieu de départ de ce rassemblement programmé de longue date n’a pas été choisi au hasard. Cible des collectifs, le maire du village a pris un arrêté qui autorise le défrichement de cette forêt communale.
Une trentaine de pompiers sont intervenus au collège Jean-Monnet dimanche 14 août, vers 21 h. Le gymnase était en flammes. Le principal du collège était également sur place. Les dégâts seront expertisés dans les jours à venir. Aux abords du collège Jean-Monnet, les voitures ralentissent, espérant apercevoir une quelconque trace de l’incendie qui s’est produit dimanche soir dans le gymnase. Dans la cour, l’odeur de fumée est encore bien présente, lundi matin. 




















































