La Nouvelle République / Lundi 15 mai 2017
Cinq abris de bus, situés sur le parcours allant de l’avenue du 8-Mai-1945 jusqu’au boulevard du Grand-Cerf, ont été victimes d’actes de vandalisme durant la nuit de samedi à dimanche. Les vitres arrière et celles protégeant les affiches publicitaires ont été brisées. Aucun suspect n’a été interpellé par les services de police.
Fleury, le 4 avril 2017
Moins d’un an après les faits, le parquet de Paris a demandé, vendredi 12 mai, un procès au tribunal correctionnel pour neuf suspects dans l’enquête sur l’attaque et l’incendie d’une voiture de police à Paris le 18 mai 2016, en marge d’une manifestation de policiers contre la « haine des flics ».
Le 18 mai 2016, pendant une manifestation sauvage en réponse au rassemblement « contre la haine anti-flics » place de la République, l’embrasement d’une voiture de police a déclenché beaucoup de joie chez bon nombre de celles et ceux qui ont lutté contre la loi Travail : la joie de voir partir en fumée les outils de ceux qui harcèlent, humilient et tabassent quotidiennement les exploités, les rebelles et les marginales dans la rue, la joie de sentir que – pour quelques instants – les rapports de force se renversent.
Ce mardi matin, 9 mai 2017, après un week-end de trois jour, les lycéen-ne-s de Pasteur ont bloqué leur bahut en réponse à la mascarade électorale du pouvoir. Bien que celle des présidentielles soit terminée, les bouffons en marche, de droite comme de gauche, n’ont pas arrêté leur cirque pour autant. Il ne connaît pas de trêve, puisque les élections législatives arrivent à grands pas. Cette journée n’était pas marquée par une indignation antifasciste à la sauce républicaine, ni par un appel à rejoindre un quelconque parti ou mouvement politique qui pourrait se retrouver derrière le slogan populaire du moment « Ni Le Pen ni Macron ». Au cœur de cette journée se trouvait l’autonomie des luttes lycéennes, et ça fait plaisir à voir.
Une fois de plus, le mur du collège-lycée Saint-Joseph donnant sur le boulevard Gambetta a servi de «dazibao» à une expression nocturne. Après la série de tags prenant pour prétexte les troubles liés au barrage de Sivens, où le mur avait été tagué à plusieurs reprises, c’est l’élection présidentielle qui a donné matière à un nouveau vandalisme, sous couvert d’expression autogestionnaire. La municipalité se dit «excédée» par ces dégradations et trouve un prétexte supplémentaire à installer les caméras de surveillance. L’une d’entre elles balaiera d’ailleurs toute l’étendue du boulevard Gambetta.
[…] Dans le nord-est de Paris, dans le quartier populaire de Ménilmontant, près de trois cent manifestants d’extrême gauche étaient rassemblés pour protester contre l’élection présidentielle. Ils faisaient face en début de soirée à de nombreux policiers qui les ont encerclés après avoir fait usage de gaz lacrymogène.
« Un flic ou une balle » tagué ce dimanche 7 mai 2017 à la bombe noire sur la façade de la mairie de Charlieu. Une enquête de gendarmerie est ouverte. En arrivant au bureau de vote à 7h15, le maire de Charlieu Bruno Berthelier – et certains de ces adjoints- ont découvert un gros tag noir « Un flic une balle ». Le drapeau français et le drapeau européen, qui ornaient la mairie de cette de commune de 3.700 habitants au nord de Roanne ont aussi disparu. Un acte évidemment très fort en ce jour de second tour de la présidentielle.
Entre le soir du vendredi 28 avril et le matin du samedi 29, des graffitis ont été inscrits sur le long mur blanc du bâtiment de la rue ar Véret, qui jouxte le siège de la communauté de communes du Pays de Douarnenez. Des graffitis ont été retrouvés samedi matin sur le long mur blanc qui fait face au siège de Douarnenez Communauté, dans la rue ar Véret. Des deux inscriptions, une au moins avait un lien direct avec l’élection présidentielle, puisqu’elle disait: « J’ai plus peur d’En Marche! Ou Grève! (ou « Crève », le doute peut subsister, ndlr), que de la flamme qui pourrait être l’étincelle ». Tandis que l’autre était plus intemporelle: « Maintient (sic) de l’horde. Votez Meute ».
Dans la nuit de samedi à dimanche, des inscriptions anarchistes sont apparues sur le parking, les panneaux électoraux et au-dessus de la porte de la salle des fêtes des Déserts. Ce lieu, destiné à recevoir les électeurs hier, a été souillé par une action sauvage que déplorait Pierre Garnier, adjoint au maire.




















































