Anarchist Fighter / lundi 21 septembre 2020
I. Un mouvement de quartier
Dans les médias, on voit quelques exemples de « protestations de cours d’immeuble», à Minsk. En fait, cela n’est que la pointe de l’iceberg. L’auto-organisation au niveau de quartier, contre le régime, est beaucoup plus large. Normalement, les gens d’un quartier ouvrent un canal public sur Telegram, pour discuter des événements en cours et des actions communes. Il y a des dizaines, au moins, d’initiatives de ce type qui se sont formées autour de canaux apparus ici et là en Biélorussie, pendant le dernier mois.
La pratique la plus répandue consiste à mettre des rubans blancs et rouges sur la clôture d’une cour d’immeuble, pour créer une image alternative du « drapeau national » blanc-rouge-blanc. Habituellement, une telle composition ne dure pas plus d’un jour. Ensuite, elle est détruite par les autorités locales. Cependant, après un moment, les rubans sont de nouveau à leur place. En se promenant dans les quartiers de Minsk le soir, on peut en voir beaucoup.
Parfois, les habitant.e.s de ces quartiers font une « chaîne de solidarité », c’est-à-dire une file de personnes qui se tiennent au bord de la route avec des drapeaux et parfois avec des slogans.
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Au milieu de la misère qui caractérise ce monde, il y a des personnes qui portent un rêve dans leurs cœurs. Il s’agit d’une tension qui ne peut pas être comprise, ni même effleurée, par ceux qui se résignent pleinement à cet état de choses, par ceux qui traversent la vie sans jamais s’éveiller, par ceux qui pensent que, au fond, ce rêve est quelque chose de ringard, un vestige idéologique du passé, une expression de théories anachroniques, qui ne devraient pas trouver d’espace dans cette société ordonnée et vouée à une tranquille survie. Il semblerait qu’il n’y a pas de fuite possible de cette réalité, qui voudrait s’affirmer comme définitive et inéluctable, qui nous hante jour après jour avec son contrôle, ses fausses certitudes, croyances et opinions. Mais même si une telle « fuite » était concevable ou envisageable, devrait-on la chercher, si on veut en finir avec cet ordre étouffant ? Nous pensons et nous penserons toujours que non.
Voilà les numéros d’écrou de personnes qui ont été 

La JIRS, la juridiction inter-régionale spécialisée de Nancy annonce dans un communiqué ce jeudi 24 septembre, l’arrestation cette semaine de trois personnes. Elle était en charge depuis le 9 juin de l’enquête après l’ouverture d’une information judiciaire.
Le numéro 5 du journal anarchiste « Vetriolo » sortira dans un tout nouveau format affiche, numérique et sur papier. Un choix, celui-ci, qui ne signifie pas un changement définitif de format, par rapport aux habituelles, longues, analyses critiques qui touchent l’actualité et la théorie. Avec toute probabilité, « Vetriolo » reviendra par la suite dans son format usuel. Le choix d’une édition en mode journal mural vient des mois d’enfermement de masse imposés par l’État sous prétexte d’urgence coronavirus. Pendant ces mois, nous avons ressenti l’exigence d’une communication qui puisse briser la distanciation que les autorités publiques voudraient imposer entre nous. Nous avons ressenti le désir de voir nos et vos « cris » contre la répression collés sur les murs de nos villes, d’autant plus lors de circonstances qui à notre avis sont importantes pour l’anarchisme dans son ensemble, c’est à dire le procès en appel de l’opération « Scripta Manent », mais aussi les nombreuses enquêtes que les Parquets de l’Italie entière continuent à utiliser pour cibler le mouvement anarchiste.
Aujourd’hui a été rendue la décision pour la demande de mise en liberté de Carla, dont l’audience a eu lieu vendredi dernier à huis clos.




















































