Round Robin / vendredi 30 octobre 2020
Ces temps-ci, nous assistons à un durcissement de la répression, favorisé par l’urgence sanitaire liée au Covid-19, et par conséquence à une attaque contre toutes les formes de conflictualité, dont le mouvement anarchiste. Des centaines de compagnons et de compagnonnes passent et passeront bientôt en procès, à la suite de plusieurs opérations répressives, menées par différents Parquets : Scripta Manent, Panico, Ritrovo, Bialystok, Lince, Renata, Prometeo, procès pour les faits du Brennero, procès pour l’attaque de la Lega de Trévise.
On dirait que ce sont la Confindustria [le Medef italien ; NdAtt.], la direction de l’antiterrorisme et de l’anti-mafia qui gouvernent, lorsque l’État se focalise sur l’effacement de la pratique de l’action directe et même de la pensée subversive. Du coup, faire le lien entre les épidémies et le pillage capitaliste de la planète devient une prémisse du « terrorisme », et toute forme de mobilisation peut devenir une « association de malfaiteurs ». Quand le conflit prend la force de la révolte (comme cela est arrivé en mars, dans les prisons) la réponse de l’État rappelle l’époque de Dalla Chiesa* : descentes de matons et Carabinieri armés, tabassages systématiques et un vrai massacre, avec la mort de 15 prisonniers.
Continuer la lecture
Ce qui suit est un aperçu des mesures policières et des accusations, dans le cadre des enquêtes sur la constitution d’une association de malfaiteurs. Le but de cette publication est avant tout de prévenir les spéculations et les ragots, mais aussi d’avoir une approche publique face aux tentatives de répression de l’État et de ses services de sécurité.
Comme indiqué dans l’article «
À tou.te.s les compas solidaires : par ces lignes, nous voulons faire rapidement le point sur la situation de notre compagnon
Nous revendiquons la destruction de la gare routière, la destruction de la banque BCA, le pillage du centre commercial Roxy, l’incendie d’une voiture de flics et de postes de police, ainsi que l’incendie d’une voiture de luxe, pendant l’insurrection de Jakarta. Il ne s’agit pas seulement de notre refus de la loi Omnibus**, c’est aussi l’accumulation de dégoût et de rage vis-à-vis des inégalités produites par le système qui domine de nos jours. Cette action directe n’est pas seulement une sorte de confrontation contre la classe dominante, mais elle est aussi une forme de solidarité avec les personnes qui luttent dans les rues. Nous sommes sûr.e.s que la protestation pacifique ne nous apportent rien et que chaque État est un oppresseur.


Bus incendié, jets de projectiles et tirs de mortiers d’artifice visant des policiers : en plein confinement, plusieurs villes d’Ile-de-France, notamment dans les Yvelines et le Val-d’Oise, mais aussi ailleurs en France (Rennes, Lyon, Nice, Toulouse) ont été le théâtre d’incidents lors de la soirée d’Halloween dans la nuit de samedi à dimanche.




















































