Solidarity International / jeudi 12 novembre 2020
Pendant la Semaine internationale de solidarité avec les anarchistes emprisonné.e.s, plus d’une douzaine de distributeurs automatiques de billets ont été sabotés, dans différents quartiers de Madrid. Les instruments employés pour ce type de sabotage sont simples et faciles à utiliser : des marteaux et des bombes de peinture.
Nous entendons la solidarité comme une continuation de la lutte qui a conduit à la détention de nos compas dans les prisons de l’État. La solidarité anarchiste est bien plus qu’un simple mot écrit ou qu’un travail d’assistance aux prisonniers. Cette solidarité se matérialise par des attaques contre les structures du capitalisme et de l’État et cherche à approfondir le conflit, par l’action directe.
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En cette seconde décennie du siècle en cours, les révoltes urbaines deviennent de plus en plus fréquentes à travers le monde, avec de subtiles nuances en durée et en intensité. Hong Kong, France, Algérie, Irak, Haïti, Liban, Catalogne, Équateur, Bolivie, Soudan, Chili, Biélorussie et maintenant les États-Unis d’Amérique, ont été le théâtre de protestations massives largement rapportées par les médias de domestication massive. Comme je l’ai souligné à d’autres occasions, ces manifestations s’expliquent par des motivations qui leur sont propres ; cependant, il est indéniable qu’il existe un lien intangible qui sert de dénominateur commun à la plupart de ces mobilisations : la lassitude et la rage du désespoir.
Des violences urbaines ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi à Oyonnax (Ain), avec incendies de voitures et de poubelles, ainsi que des tirs de mortiers d’artifice qui ont blessé des policiers, selon la préfecture.
On a eu connaissance de deux viols, le mois dernier, dans le quartier Corvetto [quartier populaire du sud-est de Milan ; NdAtt.]. Pendant les mois de confinement, quand tout le monde était obligé de rester à la maison, les violences domestiques ont augmenté. Tandis que le nombre d’homicides en Italie est en général en train de baisser, le nombre de femmes tuées augmente. Les données statistiques officielles signalent même que le 20% de la population féminine entre 16 et 70 ans déclare voir subi des violences de différentes natures de la part d’hommes ; on imagine qu’avec tout ce qui reste caché, ces pourcentages puissent grimper.
Comme nous l’avons vu pendant la pandémie de Covid-19, l’État profite de la situation avec l’augmentation de la surveillance (hors ligne et en ligne), le contrôle de la part de la police et aussi par des dispositifs technologiques, comme par exemple la vidéosurveillance, les smartphones, etc. La raison qu’ils avancent pour cela est, comme nous le savons très bien, la sécurité publique, ce qui est une leurre répétée à l’infini.
Avec le temps, nous voyons l’autorité d’État s’armer, dans le but de limiter autant que possible les actions des personnes potentiellement dangereuses, qui s’opposent à elle et à ses intérêts. Cela se voit dans l’élaboration des lois anti-terrorisme et dans l’introduction de nouvelles lois répressives, dans la modernisation de ses infrastructures de sécurité, dans le recrutement continu de flics et dans l’introduction de nouvelles forces prêtes à faire respecter la paix et l’ordre dans les rues de la métropole.
Gros dégâts et vols d’ordinateurs, le réveil a été douloureux ce vendredi matin 13 novembre au collège Sainte-Marthe de Périgueux. La personne chargée de l’accueil des élèves a découvert, vers 7 H 30 une porte fracturée au petit matin, puis une fumée très épaisse et très noire qui se dégageait de cette salle de la vie scolaire. Une salle de musique, située à l’étage, a aussi été incendiée. « C’est assez consternant et choquant car la fumée s’est répandue assez loin dans les couloirs. Il y a des grosses fissures » déplore Marie Poulain qui dirige l’institution catholique.





















































