Biélorussie : Appel à une semaine de solidarité avec les anarchistes et les antifascistes emprisonné.e.s

Appel à une semaine de solidarité avec les anarchistes et les antifascistes biélorusses, 23-30 novembre

Anarchist Black Cross Belarus / mercredi 18 novembre 2020

Les anarchistes se sont toujours opposé.e.s à la tyrannie et à la dictature, quelle que soit la couleur du drapeau hissé par l’autoritarisme sur tel ou tel autre coin de la planète. Il n’est donc pas surprenant que les anarchistes se soient activement impliqué.e.s dans le soulèvement contre le dictateur Loukachenko, en Biélorussie. Dès les premiers jours, avec notre détermination et notre attitude intransigeante, nous avons montré que l’anarchisme est un mouvement révolutionnaire capable de changer le monde !

Pendant le soulèvement, beaucoup de nos compas sont fini.e.s en prison. Aujourd’hui, au moins dix anarchistes et antifascistes sont en détention préventive. De plus, dix anarchistes et quatre antifascistes attendent de passer devant des tribunaux, les peines pour certain.e.s d’entre eux/elles pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison.

Nous vous appelons à participer à la semaine de solidarité et à montrer par l’action votre soutien aux anarchistes révolutionnaires et aux antifascistes qui luttent contre le régime militaire de Loukachenko ! Chaque action compte !

Envoyez les compte-rendus de vos actions à l’adresse mail de l’Anarchist Black Cross biélorusse : belarus_abc@riseup.net.

Le soutien financier peut également être envoyé via l’ABC biélorusse (https://abc-belarus.org/?p=13136) ou une campagne de collette de fonds sur internet (https://www.firefund.net/belarus).

Des détails sur les affaires politiques

Depuis le début des manifestations, environ 40 de nos compas ont été arrêté.e.s et condamné.e.s dans des affaires administratives. Certain.e.s d’entre eux/elles ont ensuite été mis.e.s en accusation dans des affaires pénales. Sans attendre leur arrestation, ils/elles ont décidé de quitter la Biélorussie. De nombreux militant.e.s sont maintenant obligé.e.s de se cacher à cause de la répression, en Biélorussie et à l’étranger.

Le cas des antifascistes « MTZ-RIPO »

Les antifascistes Vitaliy Shishlov, Tamaz Pipiya, Timur Pipiya et Denis Boltut ont été arrêtés après les protestations contre la cérémonie privée pour la proclamation de Loukachenko à président, en octobre dernier. Environ 5 000 personnes ont participé aux manifestations, à travers la ville de Minsk. Des petits affrontements ont eu lieu dans certains quartiers de la ville. Selon l’enquête, les quatre antifascistes y auraient pris part. En plus, deux d’entre eux ont aussi été accusés de l’organisation d’émeutes de masse.

Tous les quatre sont maintenant en attente de leur procès, dans le centre de détention provisoire.

Le cas des partisans anarchistes biélorusses

Le 22 octobre, à Salihorsk, le bâtiment administratif du Comité d’État de médecine légale a été attaqué et des voitures ont été incendiées sur le parking du bureau du Procureur du district de Salihorsk. Dans la nuit du 28 octobre, un bâtiment du département de la police de la circulation du district de Mazyr a été incendié.
Peu de temps après, les anarchistes Ihar Alinevich, Dzmitry Dubovsky, Dzmitry Rezanovich et Sergey Romanov ont été interpellés près de la frontière ukrainienne, encore sur le territoire biélorusse.

Ces militants sont accusés d’activités terroristes et de trafic illégal d’armes et d’explosifs. En ce moment, ils sont tous enfermés dans la prison du KGB [les services secrets biélorusses ; NdAtt.] à Minsk.

Le cas de Mikalai Dziadok

L’anarchiste et blogger Mikalai Dziadok a été arrêté dans la soirée du 11 novembre, dans une maison sûre près de Minsk. Après son arrestation, Dedok a été tabassé pendant des heures et forcé de donner les mots de passe de ses équipements chiffrés.

Les enquêteurs estiment que Dziadok aurait appelé à plusieurs reprises à des actions illégales, via ses pages Internet, y compris à la participation à des manifestations et à la résistance face aux flics. Dziadok a été contraint de passer dans la clandestinité avant même la révolution, à cause de la menace de répression.

Le cas d’Igor Banzer

L’anarchiste, antifasciste et musicien Igor Banzer a été arrêté le 20 octobre à Grodno. Il a été accusé en vertu du paragraphe 1 de l’article 339 (hooliganisme) pour avoir joué de la musique devant une voiture de police. Avant cela, il avait été arrêté à plusieurs reprises lors d’actions de protestation.

Autres

Akihiro Khanada-Gaevsky, Alexander Franzkevich, Maria Rabkova, Andrei Chepiuk et Ivan Krasovsky ont également été arrêté.e.s car accusé.e.s d’avoir organisé, participé et financé des émeutes de masse.
Vous pouvez en apprendre plus sur eux/elle sur notre site web: https://abc-belarus.org/?paged=3&cat=3

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