Santiago (Chili) : Attaque incendiaire contre un concessionnaire automobile

Contra Info / vendredi 6 mars 2020

A ces heures du petit matin, nous nous sommes réveillé.e.s avec le désir de briser leur quotidien ; cela non seulement à cause du contexte social de soulèvement populaire : nous le faisons parce que nous aimons le feu, parce que nous avons une envie pressante de tout brûler, parce que nous cherchons à ce que les étincelles et les flammes de la guerre antisociale se répandent à travers toute la planète ; nous ne nous attendons pas à être heureux.ses ou apaisé.e.s avec leurs miettes et nous désirons un monde meilleur par la destruction et la propagation du chaos.

Vers 6 heures du matin, le 2 mars, avec la compagnie toujours fidèle de l’obscurité, nous avons atteint la concessionnaire automobile CIDEF située rue du 5 avril, à Villa Francia (un quartier historiquement combatif), agacé.e.s de voir comment les puissants exposent leur marchandise dans des secteurs où les habitant.e.s normaux.les n’arrive pas à joindre les deux bouts. Accompagné.e.s de deux bidons d’essence, on est pénétré.e.s avec détermination dans la concessionnaire ; on a pulvérisé 8 de leurs véhicules en réussissant à les incendier totalement ou partiellement ; on a réussi à quitter le secteur, les flammes dans notre dos ; on a vu que leurs tentatives de retrouver les coupables, avec l’envoi sur les lieux de hélicoptères et de drones, ont été vaines et on a ri une fois de plus de leurs ridicules dispositifs de sécurité.

Leurs tentatives de faire taire cette action par leurs médias dégoûtants ne sont qu’un signe de la peur que l’organisation spontanée de la haine provoque chez les puissants.

Ils n’auront pas le dessus.
Cela n’est que la poursuite de notre guerre contre l’existant dans son ensemble.
Nous faisons appel à ceux/celles qui savent qu’on nous vole nos vies.
Nous continuerons à rire et à mettre le feu à leur monde dégoûtant, à attaquer leurs marchandises.
Qu’ils se sentent en sécurité tant qu’ils le peuvent, c’est illusoire.

Que les flammes de la guerre antisociale se propagent jusqu’aux prisons, avec les matons au milieu.
Liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s du monde.
En guerre contre la société techno-industrielle, tant que nous vivrons nous continuerons à attaquer.
La terreur vous attend.
Une chose est sûre : vous ne vous sauverez pas.
Parce que nos armes et nos cibles seront à chaque fois plus intrépides, armé.e.s et sans peur contre ce monde.

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