Kaisariani (Grèce) : Revendication de l’attaque au commissariat

Mpalothia / mardi 21 mai 2019

Orchestrer des mélodies de destruction

La nuit du 14 mai n’a pas été comme les autres, pour les flics du commissariat de Kaisariani [ville de la banlieue est d’Athènes; NdAtt.]. Peu avant 4h, pendant que la ville dormait dans l’obscurité et les flics dormaient dans leurs paresse, nous les avons réveillés avec la mélodie assourdissante du feu, qui accompagnait parfaitement leurs cris stridents. Le spectacle était complété par les bruits des explosions et et les cris de quelques flics malchanceux qui ont pris feu et sont finis à l’hôpital.
Le guérillero urbain non repenti, prisonnier politique, Dimitris Koufontinas [membre de l’Organisation révolutionnaire 17 Novembre, groupe de guérilla urbaine communiste actif entre 1975 et 2002 – il est en prison depuis le démantèlement du groupe par la police grecque, en 2002 ; NdAtt.] est à nouveau en grève de la faim, demandant l’attribution des permissions de sortie de taule auxquelles il a droit. Les autorités pénitentiaires et certains membres du Parquet, de même que le parti au pouvoir SYRIZA, agissent en novateurs exerçant des pressions politiques et physiques en prenant pour cible le camarade, lui refusant ses permissions de sortie et lui imposant le chantage : « soit tu renonces à tes valeurs, soit on t’enlève tes permissions ». Pour notre part, nous ne gaspillons pas notre temps. Notre haine grandit chaque minute que sa demande n’est pas satisfaite et nous préparons de nouvelles actions, plus fortes. Si Dimitris Koufontinas subit quoi que ce soit, les conséquences seront ingérables. Nous vous brûlerons vifs.

Un signal incendiaire en réponse à l’appel pour un Mai noir

Dix ans sont passées depuis que l’anarchiste révolutionnaire Mauricio Morales a été tué lors de l’explosion de l’engin explosif qu’il transportait. Pendant ces dix années, son souvenir ne s’est nullement effacée. Certains ont l’habitude de dire que le temps est le meilleur des médecins, puisque il atténue les blessures causées par la douleur et la tristesse. Nous ne sommes pas d’accord. Chaque fois que nous nous remettons de la perte d’un.e compagnon.ne, nous sommes encore plus convaincu.e.s et nous menons nos actions de façon plus déterminée. Nous honorons sa mémoire par nos actions et nos attaques rageuses. Nous pensons que pour l’instant il est inapproprié de fournir une analyse. On laisse le langage du feu parler pour nous.

P.S. Notre action a eu lieu quelques heures avant le 34ème anniversaire de l’assassinat du guérillero urbain anarchiste Christos Tsoutsouvis, lors d’une fusillade avec les flics à Gyzi [quartier du centre d’Athènes; NdAtt.]. Il s’apprêtait à mettre fin à la misérable vie de trois policiers. CHAQUE JOUR VOUS AVEZ UN PRIX A PAYER POUR CHRISTOS TSOUTSOUVIS.

Groupe “Symphonie chaotique”

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