Strasbourg : Ca pue la merde

Indymedia Nantes / samedi 5 mai 2018

Ça pue la merde !

Les enquêtes publiques ne remettent aucunement les projets d’aménagements capitalistes en question, mais permettent leur justification et leur imposition. Dans l’histoire des luttes, les concertations publiques n’ont toujours été que des mirages : Plogoff, La Massada, Bure, Notre Dame des Landes en sont des exemples criants. En produisant un semblant de participation citoyenne (patentiste et pseudo pédagogique), l’enquête ne sert qu’à infantiliser et ridiculiser ceux qui s’opposent au GCO. En acceptant de jouer selon les règles d’un jeu duquel nous sortirons perdants, contribuer à l’enquête ne fait que légitimer l’ensemble du projet. Nous qualifions cette démarche de mascarade. C’est pourquoi nous avons laisser se répandre des relents putrides dans la permanence des « enquêteurs d’utilité publique »…

Se soumettre à cette mise en scène, c’est commencer à se soumettre aux objectifs de l’État.

On nous pose en auditoire venu chercher des réponses chez des experts, alors que les dirigeants ont déjà donné leur aval au projet ! On se fou de notre tête ?????

CONTRE LE GCO, VINCI et ses tentacules

Quelques blaireaux contre le GCO …

Sur le CGO

extrait Reporterre / jeudi 25 janvier 2018

Le contournement autoroutier de Strasbourg, mené par Vinci, va encore artificialiser des sols. Mais Nicolas Hulot et Élisabeth Borne ont annoncé qu’ils autoriseraient les travaux malgré l’avis défavorable du Conseil national de protection de la nature, que révèle Reporterre.

Nouveau rebondissement dans le dossier du Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg. Le gouvernement a décalé la date butoir pour le lancement des travaux de cette rocade payante de 24 kilomètres. Signée en 2008 pour une durée de dix ans, la déclaration d’utilité publique (DUP) se voit prorogée de huit années, soit jusqu’à 2026.

Cette prolongation de la DUP était de droit dans le contrat signé en janvier 2016 entre le concessionnaire Vinci (via sa société Arcos) et l’État. Il suffisait que le concessionnaire en fasse la demande. En ajoutant huit années, l’État pare donc à tous les imprévus possibles et imaginables. Mais ce qui est plus surprenant, c’est que le gouvernement a doublé cette publication attendue au Journal officiel d’un communiqué.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et son homologue aux Transports, Élisabeth Borne, y annoncent qu’ils levaient la suspension des travaux préparatoires (sondages archéologiques et géotechniques) restant à faire sur deux parcelles de forêts, au centre et au nord du tracé. En outre, les deux ministres ajoutent que l’État délivrerait l’autorisation environnementale unique — qui signera le top départ des travaux. Cette annonce est la plus surprenante, car l’autorisation est normalement consécutive à la remise des conclusions de l’enquête publique spécifique à la conduite des travaux. Or, cette enquête n’a pas encore eu lieu : elle est prévue au printemps de cette année.

Du côté d’Arcos, on prend acte de la décision et on indique qu’il est prévu que les engins de chantier entreront en action au mois d’août 2018, pour une mise en service de l’autoroute le 30 septembre 2020. La compagnie ajoute que les fouilles archéologiques dans les champs se poursuivront jusqu’en mars. […]

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