Bure (Meuse) : Affrontements lors du weekend contre la poubelle nucléaire

Des interpellations lors de la première journée

extrait de vmc.camp / samedi 3 mars 2018

19h00 : Quelques personnes ont été bléssées. Bilan médic à suivre. Debrief de la manif à l’affranchi. Ambiance conviviale. Bientôt le repas !

18h35 : Au moins une personne envoyée au commissariat pour vérification d’identité.

18h : Une personne arrêtée il y a moins d’une heure, en parallèle du retour au village.

16h55 : La manifestation rentre à Mandres avec le matériel de la vigie.Le retour se fait lentement et s’arrête régulièrement, quelques feus d’artifices sont tirés, à nouveau des tires de lacrymos. Les Gardes Mobiles pressent tranquillement à avancer les manifestant.es avec le camion à eau et finissent par s’installer au carrefour de Mandres ou ils effectueront des contrôles parfois pressant (menace de poursuites judiciaires sur certaines personnes qui rentraient) et interférrait sur la libre circulation de la population. Pas d’interpellé.es directement lors de la manifestation. Le convoi est resté soudé et s’est fait sous la musique de la sono.

15h55 : Tentative de construction de la vigie avortée. La manif s’étend dans les champs, la police aussi. La police pousse les gens jusqu’au chemin et tirent des bombes lacrymos.

15h40 : le cortège arrive en lisière du bois, présence du canon à eau, d’un hélicoptère et d’une ligne de gendarmes mobiles en lisière du bois, le cortège se déplace à travers champs vers le Sud Est.

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extrait de l’Est Républicain / samedi 3 mars 2018

[…] Des échauffourées entre militants et forces de l’ordre ont émaillé la manifestation des opposants au projet de centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure.
Le cortège s’est d’abord dirigé vers l’important dispositif des forces de l’ordre qui bloquaient l’accès au bois Lejuc avant de lui faire face. Les gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogènes pour riposter à des tirs de projectiles et pour empêcher l’érection de la vigie par les militants.
La majorité des manifestants a alors rebroussé chemin, afin de regagner le village. Un repli marqué par quelques jets de pierres et de fusées, mais aussi par la mise à feu de pneus. Les forces de l’ordre campent désormais sur leur position et l’hélicoptère continue de survoler le village où se retrouvent les 300 militants. […]

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Manifestation et interpellations le deuxième jour

extrait de vmc.camp / dimanche 4 mars 2018

[…] une balade vers le bois le juc a eu lieu avec une centaine de personne. Celle-ci n’a pas eu d’encombre pendant tout le long malgrè la présence d’un effectif policier très important, 2 hélicos, le planeur de l’Andra (on voit que les arrétés préfectoraux interdisant le survol du coin ne s’applique pas à tout le monde), 2 motocross. Ce dispositif a maintenu le groupe de balade loin du bois le juc. A la fin les policiers échauffés ont décidé de faire une charge virulente entrainant l’arrestation de 9 personnes. Une  a été relaché dans la demi heure. Ils ont continué de maintenir la pression jusqu’au retour à Mandres, allant même jusqu’à continuer de tirer les lacrymos dans le village et des jardins privés.

8 personnes sont encore en garde à vue et vont passer la nuit au comissariat. Une volonté délibérée des forces repressives a été mise en oeuvre pour rendre difficile et pénible la possibilité de les défendre puisqu’ils ont été mis dans 6 commissariats différents de la Meuse avec des centaines de km entre chaque: Saint Mihiel, Revigny, Sivry sur Meuse, Verdun, Etain, Vigneulles. Ca rend compliquer d’avoir accès à des avocats et de pouvoir faire des rassemblements de soutien.

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extrait du Parisien / dimanche 4 mars 2018

[…] Au lendemain d’échauffourées dans la même zone samedi, «environ 150 militants radicaux, cagoulés, masqués et munis de pierres, de bâtons, de boucliers » ont repris dimanche à la mi-journée la direction du bois Lejuc et « s’en sont pris très violemment aux forces de l’ordre », a-t-elle ajouté. Des véhicules de la gendarmerie ont été caillassés, « des vitres ont été brisées », a détaillé la préfète.
Les gendarmes mobiles ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser assez rapidement les opposants vers une route départementale. Ils ont alors tenté d’ériger une barricade, avant d’être tous redirigés vers le village de Mandres-en-Barrois d’où ils étaient partis.
Huit personnes non identifiées ont été interpellées pour « participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser » et certains « pour violences aggravées », a-t-on appris auprès du parquet de Bar-le-Duc. […]

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Un bilan des interpellation

extrait de vmc.camp / lundi 6 4 mars 2018

Une course toute la journée (des centaines de km dans toute la meuse) pour apprendre à 12h30 qu’une comparution immédiate à lieu à 15h à Bar le duc et apprendre au compte goute que toutes les autres garde à vue sont prolongés de 24 heures. 7 personnes vont donc passer une deuxième nuit dans 5 commissariats réparti dans toute la meuse.
La comparution immédiate ayant été accepter, le procureur demande 6 mois de prison dont 3 mois assorti d’un surci, sans mandat de dépot.
La condamnation sera de 3 mois avec surci avec mise à l’épreuve pendant un an, interdiction de territoire de la meuse pendant 1 an, sans inscription au casier judiciaire.

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