Paris et petite ceinture : La vidéosurveillance s’étend…

Le parisien / mardi 30 décembre 2014

tumblr_nbghoxZK4m1tsf68ao1_400Les caméras n’auront plus de frontières. Le dispositif de sécurité va en effet s’étendre au-delà du périphérique. « Le plan de vidéoprotection de Paris a la capacité d’être un système fédérateur pour l’ensemble de la police d’agglomération », détaille-t-on à la Direction de la sécurité de proximité (DSPAP). Le centre opérationnel parisien, véritable tour de contrôle, sera ainsi prochainement connecté à d’autres dispositifs présents dans la zone police. Ainsi, en plus des 1 000 caméras parisiennes, la préfecture sera connectée sur les réseaux existants des trois départements de la petite couronne : Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Hauts-de-Seine. Les centres de congrès, à Villepinte notamment, ou certains centres commerciaux (le Forum des Halles ou Beaugrenelle) et les grands magasins parisiens seront également reportés sur le plan de vidéoprotection de Paris. Cette interconnexion est déjà déployée dans le réseau francilien de la SNCF. Dans les gares, les caméras sont renvoyées sur le plan de vidéoprotection de Paris depuis janvier 2013. Les images enregistrées dans les stations du métro parisien seront, elles aussi, bientôt transférées vers les services de police.

Après le déploiement de plus de 1 000 caméras dans les rues de Paris fin 2013, la préfecture de police vient en effet d’engager une réflexion sur l’extension de son plan de vidéoprotection. « Le travail technique engagé pour identifier de nouveaux besoins sur le territoire parisien porte sur un complément d’environ 240 caméras », indique-t-on au cabinet du préfet de police.

La priorité de la Ville est donnée aux quartiers réhabilités — les Halles et Beaugrenelle –, aux zones d’aménagement concerté — ZAC des Batignolles (XVIIe) et ZAC Macdonald (XIXe) — et aussi aux zones de sécurité publique — Château-Rouge la Goutte-d’Or (XVIIIe), rue Cambrai, place Stalingrad-Curial (XIXe) et Saint-Blaise (XXe). Les secteurs où se tiendront des rassemblements, à l’occasion de l’Euro 2016, sont également ciblés. C’est le cas en particulier du Champ-de-Mars où sera aménagée la « fan zone » qui accueillera jusqu’à 150 000 spectateurs et supporteurs. L’amélioration de la circulation dans la capitale constituera l’autre volet de la deuxième tranche du plan de vidéoprotection. De son côté, la préfecture de police souhaite y intégrer « les zones touristiques ».

Pour la préfecture de police, la vidéoprotection est « un outil de grande efficacité, tant du point de vue de l’ordre public que de la lutte contre la délinquance ». Ainsi, le plan de vidéoprotection mis en place entre décembre 2011 et décembre 2013, moyennant un investissement de 280 M€, a permis de gérer plus de 15 000 événements sur la voie publique et de procéder à 6 827 interpellations. Sur le plan judiciaire, plus de 1 000 affaires s’appuient chaque année sur des images vidéo. Enfin, depuis avril 2013, le système est utilisé pour fluidifier le trafic sur 14 axes importants de la capitale et permet aussi d’avoir l’œil sur les automobilistes. A ce titre, 44 000 conducteurs ont été verbalisés pour un stationnement sur les voies réservées, notamment les voies de bus.

This entry was posted in Anti-caméras, Les outils de l'ennemi and tagged , , . Bookmark the permalink.