Indymedia Nantes / samedi 21 avril 2018
Pour rappel, le matin du 28 mars ont eu lieu à Ambert (63) trois perquisitions. Celles-ci ont été ordonnées dans le cadre d’une enquête sur la tentative de destruction par le feu d’un véhicule d’Enedis dans la même ville dans la nuit du 8 au 9 juin 2017. L’une de ces perquisitions visait un squat dans lequel les gendarmes ont découvert trois « dispositifs de confection artisanale pouvant s’apparenter à des engins incendiaires », en l’occurrence « des bouteilles contenant un liquide et sur lesquelles étaient serties des blocs blancs pouvant être des allumes-feux » (tous les termes apparaissant entre guillemets dans ce texte sont ceux de la justice). Deux personnes ont été placées en garde à vue (60 heures), puis en détention provisoire avec un mandat de dépôt criminel d’un an. Ils sont mis en examen pour les faits suivants : « tentative de destruction volontaire du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes en bande organisée », « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et, pour l’un des deux seulement, « refus de se soumettre au prélèvement biologique destiné à l’identification de son empreinte génétique par une personne soupçonnée d’infraction entraînant l’inscription au FNAEG ». Les deux compagnons ont fait appel de leur mise en détention et, après deux semaines enfermés l’un à Riom et l’autre à Montluçon, ils sont passés à la cour d’appel de Riom le 17 avril. Ils ont été relâchés le jour même sous contrôle judiciaire.
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Un onzième dépôt de plainte depuis 2015. Hier matin, les agents OPT ont constaté que l’agence de Kaala-Gomen avait été vandalisée durant le week-end. « De nombreux dégâts sont à déplorer : guichet automatique de banque hors service, climatiseur à réparer, porte éventrée et fenêtre brisée, inscriptions sur le sol », liste l’Office des postes et des télécommunications. L’agence a été fermée durant la matinée d’hier afin de laisser le temps aux équipes de sécuriser les lieux.
Dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs incendies criminels ont touché le centre-ville de Cognin (Savoie). Des palettes ont été brûlées contre l’entrée principale de la mairie, la porte ainsi que des vitres ont été détruites. Juste en face, c’est une voiture qui a été brûlée, le feu a endommagé une partie de la toiture du centre commercial de l’Épine. À quelques dizaines de mètres, rue de l’Épine, c’est un container à poubelles qui a été incendié. Dans la nuit de vendredi à samedi , plusieurs commerces du centre commercial de l’Épine avaient été vandalisés. Ce dimanche matin, l’accès à la mairie est condamné par des panneaux de bois. La police nationale a ouvert une enquête.
Les faits remontent à la nuit de lundi à mardi: un incendie a causé de gros dégâts dans les locaux administratifs de l’entreprise de travaux publics Eurovia (groupe Vinci), sur la zone d’activité du « Comté-de-Foix » à Cussac-sur-Loire. L’incendie s’est éteint de lui-même mais tout laisse à penser à une mise à feu volontaire, probablement au moyen d’un cocktail molotov. Les bureaux portent effectivement les stigmates d’une importantes déflagration : outre le bureau sinistré, les plafonds des pièces adjacentes ont également été écroulées. Une fenêtre a également été cassée.
Amphis tagués, matériel informatique détruit, matelas et détritus à même le sol: l’heure est au bilan à la fac parisienne de Tolbiac, évacuée vendredi au petit matin par les CRS et transformé en capharnaüm après trois semaines d’occupation. « Regardez toutes ces dégradations, ces tags », souffle Florian Michel, directeur du centre qui s’improvise guide officiel pour quelques journalistes.
La permanence des élus LREM (La République en Marche) à la Métropole a été inaugurée dans le quartier de Saint-Martin. Son intégrité de façade n’aura duré qu’une semaine puisque dans la nuit de vendredi à samedi, elle a été largement repeinte aux sons de slogans particulièrement hostiles et même menaçants. Sur son compte Twitter, Marc Coatanéa, l’un des élus, se dit scandalisé par la méthode et réplique fermement que « La lâcheté n’a d’égale que l’idiotie des auteurs. Nous ne céderons jamais face à la violence ! ».
Dans la nuit de lundi à mardi, de nombreuses inscriptions antifascistes ont été taguées à Angers, Chazé-Henry dans le Segréen (sur le mur d’un cimétière) et Niafles en Mayenne. Parmi les cibles visées par ces tags, la maison de Pascal Gannat, ex-chef de file du Front national dans les Pays de la Loire et celle de Gaëtan Dirand, ex-secrétaire départemental du FN.
Alors que les Hongrois sont appelés aux urnes ce dimanche 8 avril pour des élections législatives, le gouvernement du Premier ministre Viktor Orbán (extrême-droite) s’est lancé dans une campagne de communication répétant encore une fois son refus de toute immigration. L’une des affiches montre une foule de personnes au teint mat et aux cheveux bruns qui rappelle celle des milliers de réfugiés du Moyen-Orient tentant de rejoindre l’Europe de l’Ouest à pied, au plus fort de la crise migratoire de 2015. Devant eux, un panneau « Stop », rouge et blanc.
133 manifestations et des milliers de personnes dans les rues : la France a vécu ce jeudi au rythme des slogans anti-réformes. La CGT, qui appelait à manifester aux côtés de Solidaires, voit la mobilisation grossir. Les chiffres relativisent toutefois ce sentiment.





















































