Sans Attendre Demain / vendredi 12 octobre 2018
Après l’annonce du plan pénitentiaire le 12 septembre dernier en conseil des ministres, les arbitrages sur les villes retenues pour la construction de nouvelles prisons viennent de tomber. Le futur programme immobilier a ainsi été présenté aux syndicats de matons le 8 octobre en avant-première par Stéphane Bredin, directeur de l’administration pénitentiaire, et confirmés le 9 octobre en interne par le ministère de la Justice : 7000
places supplémentaires de prison doivent être livrées d’ici 2022 (« plan 2018–2022 ») et 8000 autres sont projetées d’ici 2027 dans un « plan 2022–2027 ». On en trouvera la liste ci-dessous.
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Mercredi 10 octobre vers 21h à Kouaoua, le tapis roulant de la mine de nickel (appelé « La Serpentine ») qui ondule sur quelque onze kilomètre entre la montagne et la mer, a de nouveau été incendié. L’incendie a détruit 200 mètres de ce tapis roulant.
A la Planche des Belles Filles (Haute-Saône), des travaux ont commencé mi-septembre dans la montagne pour bitumer une partie de la route qui servira d’arrivée au Tour de France 2019 sur une pente à 24%. Si légalistes et citoyens font des pétitions et d’autres interventions dans les médias pour « s’opposer » à cet aménagement capitaliste et autoritaire, d’autres ont choisi d’emprunter la voie du conflit directe, en menant des actions de sabotage contre les engins de chantier.
Du temps est passé. Après un an, nous publions un numéro de Vetriolo, le deuxième. Jusqu’ici nous n’avons pas donné une périodicité plus fréquente au journal, nous ne l’avons pas voulu. Ce n’est pas qu’en cette période nous n’avions rien à dire, au contraire. Nous n’avons d’ailleurs jamais cherché à donner une régularité à cette publication, ce qui, de par sa forme (et avec des textes d’agitation, d’analyse et d’« actualité » plus ou moins brefs et concis, et avec des articles théoriques plus développés et compliqués) ne lui irait pas. En même temps, nous désirons faire paraître le journal dans des temps pas trop espacés. Nous pensons que ce journal est quand-même un instrument important pour le mouvement anarchiste, au-delà des temps de ses issues. Les pages de Vetriolo ont toujours été et continueront à être un moyen pour la discussion, la confrontation et l’affrontement entre anarchistes. Ce journal continuera à donner de l’espace et du temps au dialogue et au débat entre révolutionnaires, même à ceux qui se trouvent enfermés. Dans ce numéro il y a des écrits et d’articles de Marco, Anna et Alfredo, emprisonnés à la suite de l’opération répressive « Scripta manent » du 6 septembre 2016.
Ces derniers jours, en lisant le
Résistances… et révolte !
Au lendemain de son saccage, revendiqué par deux groupuscules d’extrême-gauche [voir ci-dessous, NdAtt.], le local du Bastion social, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), a été victime d’un début d’incendie, ce jeudi, au petit matin. Dans la nuit de mardi à mercredi, deux groupuscules d’extrême-gauche, la Cellule antifasciste et révolutionnaire d’Auvergne (CARA) et l’organisation Jeunes Révolutionnaires, ont saccagé et pillé le local du Bastion social, rue de la Treille, à Clermont et aussitôt revendiqué leur action, vidéo à l’appui. Ce même local a de nouveau été ciblé par une action nocturne, ce jeudi, entre 3 heures et 4 heures du matin. L’entrée du local a été fracturée et des produits inflammables ont été déversés à l’intérieur, puis incendiés. Les flammes ont dégradé la porte d’entrée et les murs. Cette opération n’a, cette fois, pas été revendiquée.

Samedi soir, en toute fin de journée, entre 22 et 23 heures, un ou plusieurs individus ont saccagé les paddocks, fils électriques et tuyaux d’eau du centre équestre Cavalli di Sognu géré par Celia Barbosa et Melissa Camilli en plaine de Querciolu sur la commune de Sorbu Ocagnanu.
L’église de Doubs, près de Pontarlier, a été visée par un acte de vandalisme, ce jeudi. Des jets de cailloux ont endommagé des vitraux de l’édifice religieux. L’auteur, un mineur, aurait été identifié grâce à un citoyen référent qui aurait alerté les policiers. Les dégâts sont en cours d’évaluation. La police est saisie de l’affaire et la mairie doit déposer plainte.




















































