Croce Nera Anarchica / vendredi 8 mars 2019

Deux ans après le début de ce procès qui me voit inculpé, avec mes compagnons, frères et sœurs anarchistes, et après avoir laissé parler et raconter, avec une fantaisie maladive qui ne surprend personne, le Procureur ci-présent, aujourd’hui plus que jamais je réaffirme avec plus de force encore le fait que je suis anarchiste, individualiste et pour l’insurrection.
Le fait d’avoir lu des milliers de pages de dossiers judiciaires, écrits à plusieurs mains par les différents inquisiteurs de Turin et Naples, a fait grandir encore plus en moi la conviction qu’il vaut mieux avoir parfois des problèmes avec la justice, plutôt qu’être d’accord avec vous.
Je garde mes idées, que vous n’aimez pas parce qu’elles visent la destruction de tout ce qui a à voir avec votre monde misérable.
Si j’avais pu choisir, je ne serais jamais né, mais d’autres ont choisi pour moi et il ne me reste que vivre dans ce monde à ma façon. Je ne ferai jamais partie du troupeau auquel vous dictez le chemin du pâturage… Je suis diffèrent, je préfère quitter les sentiers et marcher avec les loups.
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[…] Quatre commerces ont été pris pour cibles dans la nuit de vendredi à samedi et ont été vandalisés. Les dégâts sont conséquents et impressionnants. Le préjudice se chiffre à des dizaines de milliers d’euros.
Dans un quartier Mistral encore endormi et où les stigmates des derniers affrontements [cf. par exemple
Dans la nuit de jeudi 7 à vendredi 8 mars 2019, à 2h54, un équipement (une armoire) télécom Orange, situé allée des Quatre-Vents à Landerneau, près de Brest, dans le Finistère, a subi un incendie.
Une dizaine de tags féministes ont été peints dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 mars sur plusieurs bâtiments de l’université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA)
Mon véganisme existe comme une confrontation nihiliste contre l’actuelle structure morale de l’anthropocentrisme et du spécisme. Ici, sur cette portion de terre appelée « amérique », les justifications morales de la consumation de chair et des secrétions d’animaux non-humains vont de paire avec l’industrialisation de leur esclavage et leur réduction au statut de marchandise. C’est le reflet de la société capitaliste, qui réduit le chaos à l’ordre, les corps des animaux de sauvage à domestiqué, et la commercialisation de corps qui sont socialement considérés comme des simples biens de consommation. Mon véganisme est défini non seulement par un refus individuel d’internaliser, valider et renforcer ces valeurs sociales autoritaires, mais aussi, en conséquence, par le fait de les attaquer.

Quelque 400 personnes, selon la police, ont participé mardi soir à Montpellier, malgré une interdiction préfectorale, au « Karnaval des Gueux », une déambulation anarcho-libertaire nocturne. Sept personnes ont été interpellées, a indiqué la police.
Vers 3 h mercredi 6 mars 2019, huit voitures ont été dégradées dont deux incendiées devant la prison d’Angers (Maine-et-Loire). Les véhicules étaient stationnés devant le mur d’enceinte de la prison. A Angers, ces dégradations de véhicules, dont certains appartenant aux membres du personnel, n’étonnent Anthony Klingler secrétaire de l’UFAP (Union fédérale autonome pénitentiaire) à Angers. « Ce n’est pas la première fois que ça arrive ».
La nuit de mardi à mercredi a été relativement calme par rapport à la nuit précédente où une soixantaine de véhicules avaient été volontairement incendiés dans plusieurs quartiers de l’agglomération grenobloise et d’importants affrontement avec les forces de l’ordre avaient éclaté au sein du quartier Mistral à Grenoble, après la mort de deux jeunes hommes dans un accident de scooter survenu samedi soir sur le pont de Catane.
Spyros Christodoulou est détenu dans les cachots de l’État grec depuis sa dernière arrestation, le 29 mai 2015 [ce jour là, la police a arrêté Spyros Christodoulou et Grigoris Tsironis. Un troisième compagnon, Spyros Dravilas, s’est donné la mort pour ne pas être arrêté. Les trois étaient accusés de braquage et d’évasion ; NdAtt.]. En ce moment, il se trouve enfermé dans la prison de Larissa et, depuis le 14 janvier, il mène une grève de la faim pour demander la confusion des peines qui lui ont été infligées le long de ces années, de façon à pouvoir connaître la date de sa libération.
La tension ne paraissait pas retomber ce lundi dans le quartier Mistral à Grenoble, deux jours après la mort de deux jeunes de 17 et 19 ans du quartier qui fuyaient la police. La soirée et la nuit l’ont prouvé. Cette nuit de lundi à mardi a été très agitée à partir de 19h et jusqu’à 1h30. Les forces de l’ordre, dont une compagnie de CRS en renfort, qui avaient pris pied dès le début de soirée dans le quartier Mistral ont été ciblées par des boules de pétanques et des bouts de parpaings lancés depuis les toits, alors que plusieurs petits groupes très mobiles allumaient un peu partout des incendies. Faits nouveaux par rapport aux deux nuits précédentes : l’utilisation de cocktails Molotov.




















































