reçu par mail / mercredi 29 septembre 2021
Sur l’isolation et la peur. Contre la Surveillance spéciale et la répression anti-anarchiste. Un court compte-rendu de ce qui s’est passé Piazza Lavagna, à Gênes.
Les “caruggi” [petite ruelles d’origine médiévale serpentant entre les immeubles ; NdAtt.] de Gênes, entourés de leur auréole poétique : chantés, joués et peints sur toile : ils sont vraiment ainsi, un peu sombres et entourés de bâtiments si grands qu’on ne peut pas voir le ciel ; un labyrinthe caractéristique et fascinant, jadis lieu de protection et de conspiration pour ceux qui se soustrayaient constamment, par nécessité ou par préférence, aux lois et à l’autorité. Au jour d’aujourd’hui, cependant, cette poésie semble s’être évanouie : les touristes en croisière et les caméras de surveillance sont lentement en train de remplacer ce carrefour de cultures et de mondes, typique d’une des plus importantes villes portuaires de la Méditerranée ; des patrouilles de flics s’aventurent là où autrefois ils se seraient fait chasser avec véhémence, afin d’empêcher des activités gênantes, incompatibles avec les normes, avec des habitants et des commerçants délateurs (on y est habitués depuis longtemps!) arrivés des quartiers riches de la ville, quand la rénovation urbaine a commencé son processus de transformation d’un lieu qui, autrefois, était considéré comme laid, sale, méchant.
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