Ni loi, ni travail – 31 mars : La révolte gronde (MAJ 3 avril)

Un aperçu général de la journée :

FranceTV Info / jeudi 31 mars 2016

31 mars 2016Des incidents ont éclaté dans plusieurs villes de France, jeudi 31 mars, lors de rassemblements contre le projet de réforme du Code du travail porté par la ministre Myriam El Khomri. Près de 390 000 personnes ont battu le pavé partout dans le pays, a annoncé la police en fin de journée.

Lyon 31 3 2016Lyon : Vingt personnes ont été interpellées à l’issue d’une manifestation qui a vu défiler 12 000 opposants au projet de loi, selon la préfecture, 30 000 selon les organisateurs. Les 20 personnes ont été arrêtées pour des jets de projectiles sur les forces de l’ordre, place Bellecour, alors que près de 300 jeunes refusaient de se disperser.

Marseille 31 3 2016Marseille : Trois policiers [sept selon d’autres sources; NdAtt.] ont été blessés et deux personnes ont été interpellées à Marseille, a indiqué la préfecture. Selon elle, 11 200 personnes ont défilé dans la ville. Aucun détail n’a été donné en début d’après-midi sur la nature des blessures des policiers et sur les circonstances des interpellations.

French riot police clash with union members and students demonstrating against labour law reforms gathered close to the Gare de Lyon train station in the French capital Paris on March 31, 2016. France faced fresh protests over labour reforms just a day after the beleaguered government of President Francois Hollande was forced into an embarrassing U-turn over constitutional changes. AFP PHOTO / THOMAS SAMSON / AFP / THOMAS SAMSONParis : Une dizaine de personnes ont été interpellées à Paris et en proche banlieue pour des jets de projectiles, selon la préfecture de police. « Des échauffourées ont notamment eu lieu au niveau du pont d’Austerlitz », a-t-elle ajouté. Selon plusieurs journalistes présents sur place, des affrontements ont éclaté dans le secteur de la place de la Nation. Ils font état de jets de projectiles du côté des manifestants et de gaz lacrymogènes du côté des forces de l’ordre. […]

Grenoble 31 3 2016Grenoble : Des incidents ont également été relevés à Grenoble (Isère), où la manifestation a rassemblé entre 7 000 et 10 000 personnes. Selon France 3 Alpes, une voiture a foncé dans le cortège et le conducteur a été violemment sorti de son véhicule. Des vitrines de banques ont également été cassées ou vandalisées. 5 banques ont vu leurs vitrines cassées ou ont été taguées, ainsi que 2 agences immobilière. Par ailleurs, de violents affrontements ont éclaté entre jeunes et forces de l’ordre. Jeudi soir, 200 à 300 manifestants se sont regroupés devant l’hôtel de police de Grenoble pour réclamer la libération des personnes interpellées dans la journée. Ces nouvelles échauffourées ont fait un blessé dans les rangs des manifestants, et plusieurs interpellations ont eu lieu

Nantes 31 3 2016 la mairieA Nantes, en marge de la manifestation contre la loi Travail, des casseurs s’en sont pris à la mairie, indique France Bleu sur Twitter, qui évoque entre 11 000 et 25 000 manifestants, respectivement selon la police et l’Unef. Les forces de l’ordre ont effectué plusieurs jets de gaz lacrymogène place Graslin. […]

Rennes 31 3 2016A Rennes, l’ambiance était tendue également. Selon Ouest-France, l’accès aux rues étroites du centre-ville était interdit aux manifestants et des face-à-face avec les CRS ont été signalés aux alentours de République. Le cortège comptait environ 10 000 manifestants.

 

 

Paris 31 3 2016 Yeah Jaegermeister!—————–

Paris : Magique? Moins que lors des autres manifs (mais il flottait à mort…)

Le Parisien / jeudi 31 mars 2016

PAris magiue 31 3 2016Plus d’un millier de lycéens ont commencé à défiler en fin de matinée à Paris dans une ambiance tendue, certains lançant des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont chargé et interpellé une dizaine de personnes, a constaté un journaliste de l’AFP.
Scandant « Lycéens, étudiants, chômeurs et salariés, c’est tous ensemble qu’il faut lutter » ou « tous ensemble tous ensemble grève générale », les manifestants, dont certains avaient le visage masqué, sont partis de la place de la Nation pour rejoindre la place d’Italie, où doit commencer la manifestation contre la loi Travail en début d’après-midi.
Paris 31 3 2016Dès le début de la manifestation, qui rassemblait environ 1.000 lycéens en début de manifestation selon la préfecture de police, quelques militants ont grimpé sur des voitures immobilisées sur la chaussée. Le cortège s’est arrêté à plusieurs reprises et des groupes de quelques dizaines de personnes au visage masqué ont lancé des pierres, des pétards, ou des bâtons sur les forces de l’ordre, recouvrant certains de peinture jaune.
Les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises, se ruant sur les manifestants et faisant fuir les assaillants les plus remontés, qui revenaient à la charge un peu plus tard.
Des échauffourées ont eu lieu en particulier devant la gare de Lyon et au niveau du Pont d’Austerlitz. Des abribus ont été cassés, des vitrines endommagées et du mobilier urbain arraché sur le passage des manifestants, tandis que des commerçants baissaient leurs rideaux pour éviter les dégradations.

Paris 31 3 2016 4
« Il s’agit d’individus gantés et cagoulés qui viennent se mêler aux manifestants », a-t-on précisé à la préfecture de police. A la mi-journée, une dizaine de personnes avaient été interpellé en marge du cortège à Paris et en proche banlieue pour des jets de projectiles, selon elle.
« Le gouvernement nous emmerde (et c’est réciproque) », « Jeunes et insurgés, le monde est à nous », pouvait-on lire sur des banderoles. […]

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Gennevilliers (Hauts-de-Seine) : Au feu les pompiers, ça brûle autour du lycée bloqué…

Le Parisien / vendredi 1er avril 2016

Le blocage du lycée Galilée de Gennevilliers a dégénéré ce vendredi matin. Quatre-vingts à cent personnes, la plupart le visage dissimulé, se sont rassemblées devant l’établissement vers 8 h 30. Deux voitures ont été incendiées.
Lors de leur intervention, les sapeurs-pompiers ont été accueillis avec des tirs de mortier. Les forces de l’ordre, dont la Compagnie de sécurité et d’intervention (CSI) ont, quant à elles, été caillassées mais sont parvenues à mettre un terme à l’échauffourée en dispersant les fauteurs de trouble. « Ils étaient bien une centaine de jeunes, en âge d’aller au lycée, mais aussi des plus petits, témoigne un riverain. Ils ont brûlé des voitures. Déjà hier, ils étaient autant et avaient pris nos poubelles et mon vélo pour les incendier devant le lycée. » L’établissement a été évacué, et il restera fermé jusque lundi.
Les caméras ont permis d’identifier six garçons, âgés de 15 à 21 ans, pas tous élèves de l’établissement. Le plus âgé a été remis en liberté, les cinq autres placés en garde à vue.
« Les cours ont été suspendus, ça devrait calmer le jeu », espère le maire PCF Patrice Leclerc. Pourquoi ces débordements, en marge des rassemblements de contestation de la loi travail, touchent-ils la seule ville de Gennevilliers ? « Ça, j’aimerais bien le savoir, tranche l’édile. Au lycée Galilée, il n’existe pas d’organisation lycéenne qui s’occupe du mouvement. C’est forcément désordonné. Il y a quelques élèves du lycée, mais aussi des jeunes qui ont envie d’en découdre avec la police. Nous continuons notre action avec la présence des élus, et nous ferons appel aux parents d’élèves la semaine prochaine. »
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Nantes : Affrontemets, casse, et un journaleux qui en prend pour son compte

FranceBleu / vendredi 1er avril 2016

nantes 31 3 2016 4Énormément de monde contre la loi travail à Nantes. L’immense majorité des manifestants a défilé dans le calme en fin de matinée, mais des casseurs se sont positionnés devant le cortège, avant de se mêler à la foule. Très vite, les gaz lacrymogènes ont répondu aux jets de projectiles rue de Strasbourg. L’ambiance est vite devenue tendue. Le cortège s’est ensuite scindé en deux, avec les jeunes devant et les salariés à l’arrière. Des groupes de casseurs ont aspergé des façades de peinture.  Ils ont aussi brisé des vitrines de banques, notamment cours des 50 otages, comme celle du Crédit Agricole. La façade de Vinci, la permanence de Nantes 31 3 2016 5l’écologiste François De Rugy et le siège du parti socialiste ont été recouverts de peinture. La vitrine de Foncia, à Talensac, a également été brisée.  Il y a aussi eu des mouvements de foule. En début d’après-midi, des groupes de casseurs se sont barricadés place du Bouffay. Entre 400 et 500 personnes se sont retranchées derrière des palissades de chantier. Un jeune homme a abîmé Nantes 31 3 2016la caméra des journalistes d’I-Télé. Les affrontements entre casseurs et forces de l’ordre ont duré tout l’après-midi, avec deux voitures brûlées près de l’Hôtel-Dieu,  plusieurs poubelles incendiées, des tas de détritus enflammés et des échanges de projectiles et de lacrymogènes ou canons à eau. La circulation des bus et des tram a été interrompue une bonne partie de la journée. Le face à face avec les forces de l’ordre s’est poursuivi jusque tard dans la nuit, en centre-ville de Nantes, place du Bouffay. Selon la Police, il y avait encore environ 300 personnes vers 2 heures du matin. Elles ont allumé un feu au milieu de la place et un autre sur les voies du tram, juste à côté. Les flammes menaçaient les Nantes 31 3 2016 3caténaires, les pompiers sont donc intervenus et eux aussi ont reçu des projectiles : des canettes notamment et des fumigènes. Les policiers ont dû sécuriser leur intervention. Tous les effectifs de nuit étaient mobilisés pour le maintient de l’ordre. Le bilan de la journée d’hier fait état de 16 interpellations et de 15 policiers légèrement blessés selon la Police. Côté dégâts, ils sont relativement nombreux : la Tan les chiffre à 50 000 Nantes 31 3 2016 2euros pour le réseau de transports en commun de l’agglomération nantaise, essentiellement des vitres d’abris de bus et de tram brisés et des pavés arrachés. L’arrêt Bouffay n’a pas pu être desservi jusqu’à environ 10h30 ce vendredi matin en direction de la Beaujoire.

 

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Nantes : Venus pour voler et casser. Pas pour manifester

Presse Océan / vendredi 1er avril 2016

Des casseurs ont sévi dans son commerce pendant les violentes échauffourées qui ont marqué la fin de la manifestation contre la loi travail, jeudi 31 mars à Nantes. Un commerçant du centre-ville raconte.
Il a conservé le « pavé » en « souvenir ». Ce morceau de pierre gros comme le poing a atterri derrière son comptoir jeudi, vers 18 heures. « Il ne m’a pas atteint, heureusement. Imaginez si je l’avais pris en pleine tête. »
Pierre-Yves Pitois préfère garder le sourire. En cinq années d’exercice, le buraliste de la rue de Budapest à Nantes en a vu passer des manifestants derrière sa vitrine. Mais jamais ils n’avaient fait irruption dans son commerce, marteau et masse à la main, cagoules sur les visages. « Ils étaient une vingtaine peut-être, entre 18 et 25 ans. En tout cas trop nombreux pour tous entrer, raconte le commerçant. Ils m’ont demandé des cigarettes. J’ai refusé. Entre deux noms d’oiseaux, ils m’ont alors dit qu’ils allaient « casser ». Ils sont repartis avec une poignée de friandises piquées au passage, en renversant tous les présentoirs, en mettant un coup de masse dans la vitrine et en jetant le pavé. »
Comme ça. « Pour rien, gratuitement. » Enfin, pas tout à fait : « Les bonbons, il doit y en avoir pour 10 €, c’est ridicule, calcule Pierre-Yves Pitois. Mais le remplacement de la vitrine, avec la franchise, me coûte 500 €. L’assurance considère que c’est du vandalisme. »
En cette fin de jeudi après-midi, pourtant, le gros des heurts de l’après manif anti-loi El Khomri se déroulait plus loin. Du côté du carrefour des lignes 1 et 2 du tramway. « Le cortège était passé vers midi, sans souci. Par précaution, j’avais fermé la porte et éteint les lumières. Je ne pensais vraiment pas qu’ils reviendraient. Mais eux n’étaient pas là pour manifester. Ils sont venus pour voler et casser. » La scène n’a duré que « trente secondes » […]

Et ici une vidéo qui a largement tourné de l’incendie de deux bagnoles à Nantes (jolie, mais il faut toujours se couvrir et faire attention aux journaflics, aussi amateurs).

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Nantes : Retour sur la manif du 31 mars

Contra Info / vendredi 1er avril 2016

nantes1Aujourd’hui 31 mars avait lieu une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme du travail. Partout en france des lycées ont été bloqués, des facs se sont mises en grève et plusieurs manifestations ont lieu qui se sont terminées par des affrontements contre les keufs comme à Toulouse, Marseille, Rennes, Nantes et Paris.

A Nantes, la manifestation, a réuni plus de 30 000 personnes et tout au long du cortège, des banques ont été attaquées à coups de marteaux et d’extincteurs, la mairie a été fracassée, une agence Vinci (le constructeur de l’aéroport sur la ZAD de Notre Dame des Landes) a été repeinte tout comme le local du Parti Socialiste. L’hôtel de luxe Le Radisson, situé dans les murs de l’ancien tribunal pénal, est un des symboles de la gentrification nantaise : la maison d’arrêt qui se trouvait derrière à été entièrement déménagée pour laisser place net aux riches. Pour l’occasion il a été repeint à grands coups d’extincteurs, un petit clin d’oeil à Georges Courtois, qui avait pris en otage le tribunal lors de son procès en 1985 avec Abdelkarim Khalki et Patrick Thiolet.

Des barricades ont aussi été érigées à plusieurs endroits, des rues dépavées et les grenades lacrymos ont plu toute la journée. Plusieurs tirs de LBD 40 (flashball) ont été signalés. …

Chômage, Cash et Émeutes !

ACAB!

[Auf Deutsch]

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Rennes : Le centre-ville en état de siège

20minutes /  jeudi 31 mars 2016

Rennes 31 3 2016 - sous les pavés les flicsLa mobilisation contre la loi Travail portée par la ministre Myriam El Khomri a encore tourné à l’affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants ce jeudi dans le centre-ville de Rennes. Rassemblant entre 8.000 et 10.000 manifestants, le cortège s’est élancé dans le calme de l’esplanade de Gaulle un peu après 11h, avec les étudiants et les lycéens en tête, suivis par les syndicats.
Au bout des quelques minutes, les premiers incidents ont éclaté sur le boulevard de la Liberté, certains casseurs essayant de rentrer en force dans le lycée Emile Zola. La situation a ensuite dégénéré vers 12h sur les quais de République.
Un premier face-à-face tendu a eu lieu entre les forces de l’ordre et les manifestants à l’angle de la rue Jean Jaurès. De nombreux projectiles ont été lancés en direction des policiers qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes.
rennes 31 3 2016 2L’affrontement s’est ensuite déplacé à l’entrée des Galeries Lafayette rue de Rohan. Une partie des manifestants a ensuite rejoint l’esplanade de Gaulle, lieu de départ de la manifestation. Bien décidés à accéder à la place du Parlement, plusieurs centaines d’individus se sont de nouveau dirigés vers le centre-ville de Rennes.
Les affrontements sont alors devenus beaucoup plus violents avec des tirs incessants de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Les forces de l’ordre ont également tiré au flashball pour tenter de disperser le cortège, bien décidé à en découdre avec les policiers.
Les heurts ont duré près de deux heures sur une place de la République en état de siège. Plusieurs personnes ont été interpellées au cours des échauffourées. Un véhicule a également été incendié rue Jean Jaurès et la porte d’une librairie détruite par un tir de flashball.
Après quelques minutes d’accalmie, la manifestation se poursuit dans le centre-ville avec encore des affrontements avec les forces de l’ordre.

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Affrontements à Rouen

BFMTV / jeudi 31 mars 2016

Rouen 31 3 2016Des heurts ont eu lieu jeudi à Rouen entre forces de l’ordre et des jeunes manifestants contre la loi travail.
Les échauffourées ont eu lieu devant la préfecture de Seine-Maritime et de Normandie, point final de la manifestation qui a réuni 6.000 participants selon la police.
Des jeunes, foulard devant le visage, ont jeté des projectiles et allumé des feux de poubelles. Les CRS ont répliqué à trois reprises par des tirs de gaz lacrymogènes, provoquant un mouvement de repli des manifestants vers les rues adjacentes.
« Ils ont gazé ! », témoignaient des manifestants salariés, apeurés par la tournure prise par la manifestation. Quelques centaines de manifestants étaient encore devant la préfecture vers 14h00, alors que la tension était un peu retombée.

Et le local du PS s’est fait répeindre encore une fois !

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Caen : affrontements sur le péripherique

Normandie-actu / jeudi 31 mars 2016

Caen 31 3 2016La police a utilisé le gaz lacrymogène pour empêcher l’accès au périphérique de Caen (Calvados). Le cortège, constitué de jeunes principalement, s’est dispersé pour rejoindre le campus 1. Une assemblée générale est en cours à l’université de Caen. Selon la préfecture, environ 250 personnes ont participé aux affrontements avec la police. A 14 heures,  les CRS et les étudiants-lycéens se font face boulevard Jean-Moulin, à Caen. La police fait usage de gaz lacrymogène. Dispersion du cortège, direction boulevard Dunois, vers le centre-ville.

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Caen :  La bibliothèque universitaire saccagée, les dissociés se dissocient

Normandie-Actu / vendredi 1er avril 2016

bibliothque-Caen La bibliothèque du bâtiment B de l’université de Caen (Calvados) a été dégradée, jeudi 31 mars 2016, en marge de la manifestation contre la loi Travail qui se déroulait à Caen, de 10h30 à 13h. Du mobilier a été renversé et cassé. Selon l’université, le bâtiment était occupé par « une centaine d’étudiants et bloqueurs » depuis le mercredi 30 mars 2016. « Ils étaient une dizaine dans le bâtiment lorsqu’il a été évacué jeudi matin par la sécurité », explique un étudiant.

L’université évalue à 20 000 euros la remise en état de sa bibliothèque, simplement pour le rachat du mobilier. Une plainte a été déposée jeudi 31 mars 2016, au soir. La sécurité a été renforcée avec 25 agents supplémentaires pour atteindre 40 agents de sécurité par jour. De son côté, la préfecture n’a pas tenu à s’exprimer sur le sujet : « Nous laissons l’université, qui a son propre système de sécurité, s’expliquer sur la question ».

L’Assemblée générale de luttes (collectif contre la loi proposée par le gouvernement), organisateur du « blocage », a diffusé un communiqué, expliquant qu’elle « condamnait fermement les actes de vandalisme ».

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A Guéret, dans la Creuse, la manifestation laisse ses traces sur le siège du PS (compte twitter de l’Echo de la Creuse, jeudi 31 mars 2016 ) :

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Grenoble : Emeute devant l’hôtel de police

France3 Regions / jeudi 31 mars 2016

Grenoble 31 3 2016 2Plusieurs événements ont ponctué cette journée de mobilisation contre la « loi travail » à Grenoble. D’abord, cinq banques, une boutique et deux agences immobilières ont été la cible de coups de marteau et de boules de pétanque durant la manifestation. Voyant ces exactions, le Préfet de l’Isère a décidé d’interdire tout rassemblement au-delà de 16 heures. Or une soirée festive dédiée « aux luttes », avec projection d’un film, était prévue à hauteur de l’Anneau de vitesse (Parc Paul Mistral).
grenoble 31 3 2016Si les syndicats se sont pliés à l’interdiction, des centaines de jeunes ont refusé de quitter les lieux. Vers 18h30, les CRS les ont délogés. Ont suivi de nouvelles manifestations dans le centre-ville et parfois une course éperdue avec lancés de projectiles et gaz lacrymogènes en réponse. C’est à l’issue de ces affrontements que la Brigade Anti-Criminalité a procédé à 12 arrestations.
C’est pour demander la libération des manifestants interpellés qu’un groupe de syndicalistes s’est retrouvé devant le commissariat. « Libérez nos camarades », scandaient-ils. Il y a avait là une soixantaine de personnes assises sur les marches de Grenoble comico 31 3 20016l’Hôtel de Police. La présence policière s’est intensifiée dans le secteur et des jeunes ont tenté de rejoindre le rassemblement. Une quinzaine de camions CRS postés de part et d’autre du commissariat leur bloquaient l’accès. Et les échauffourées ont commencé. En fait, les manifestants à l’extérieur du périmètre jouaient « au chat et à la souris » avec la police, se faufilant entre les immeubles et dans les parcs. L’un d’eux a d’ailleurs été blessé à la cuisse en escaladant un grillage. Jets de projectiles contre gaz lacrymogène, l’ambiance faisait penser à une scène d’émeute.

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Grenoble : Huit manifestants passent au tribunal lundi 4

Le Parisien / samedi 2 avril 2016

Huit manifestants, interpellés jeudi à Grenoble en marge de la manifestation contre la loi travail, ont été déferrées samedi devant le parquet et placés en détention provisoire avant leur comparution devant le tribunal correctionnel lundi, a-t-on appris de source judiciaire.
Tous âgés d’une vingtaine d’années, ils ont été déferrés pour « participation à une manifestation interdite » et pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », a indiqué à l’AFP cette même source. Ils risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement.
Le parquet a requis et obtenu le mandat de dépôt pour ces huit personnes, qui comparaitront lundi devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate.
Au total, douze personnes, dont onze après la fin légale de la manifestation autorisée par la préfecture de l’Isère, ont été interpellées par les forces de l’ordre jeudi, la plupart au cours d’affrontements qui se sont achevés peu avant 23H00.
Trois d’entre elles, placées en garde à vue, ont été laissées libres vendredi. Le cas d’un mineur sera étudié par le parquet d’Albertville (Savoie).
Tout a débuté jeudi, dans l’après-midi, lorsque 500 à 700 manifestants se sont réunis dans le principal parc de la ville pour un rassemblement festif, bravant l’interdiction de rassemblement après 16H00 actée par un arrêté de la préfecture.
Sommées de se disperser par des policiers de la BAC et des gendarmes mobiles, les manifestants ont affronté les forces de l’ordre jusqu’à tard dans la soirée, repoussés dans le centre-ville par des tirs de gaz lacrymogènes.
Plusieurs vitrines et des abris bus ou de tramway ont été vandalisés par certains manifestants, qui ont tagué des murs et renversés des poubelles à leur passage. La municipalité a porté plainte.
Quatre blessés légers ont été dénombrés dans les rangs de la police, ainsi qu’un blessé léger du côté des manifestants. […]
Vendredi, environ 200 personnes ont de nouveau manifesté dès 18H00 devant la préfecture contre « la répression policière ».

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Toulouse

France3 / jeudi 31 mars 2016

Toulouse 31 3 2016À Toulouse, la CGT et Force Ouvrière ont mobilisé massivement leurs troupes pour cette manifestation et cette journée de grève du 31 mars à partir du 10h30, contre la réforme du code du travail. Quelques échauffourées se sont produites, mais elles restent marginales compte tenu du nombre de manifestants. Plusieurs dizaines de milliers de personnes, 100 000 selon les organisateurs et 20 000 selon la préfecture, ont défilé jeudi matin dans les rues de Toulouse. Une mobilisation historique dans la ville rose.
Parmi ces milliers de personnes, une centaine de casseurs se sont infiltrés. En marge du cortège officiel, ce groupe composé d’une centaine d’étudiants ont tenu tête, violemment aux forces de l’ordre à coups de jets de bouteilles. Les CRS ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et se sont interposées entre les deux groupes au moment de leur séparation vers 14h.Toulouse 31 3 2016 2
En effet, environ 500 étudiants se sont détachés du cortège officiel. Parmi eux, des étudiants agités et violents. Des poubelles incendiées, des jets de projectiles… Au total, 8 personnes ont été interpellées, dont 4 au niveau de l’Avenue Etienne Billières et de la place Saint-Cyprien.
Néanmoins, les heurts avec les CRS ont surtout émaillé la fin de la manifestation contre la loi travail, vers 15h.

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Lille

La Voix du Nord / jeudi 31 mars 2016

Lille 31 3 2016Deux idées sont à retenir pour la manifestation d’hier à Lille : un grand succès populaire avec au moins dix mille personnes sur les pavés ; et une fin de cortège violente comme on en voit peu ici, opposant plusieurs centaines de militants aux forces de l’ordre.
Après une mise en route bon enfant, à 14h30, boulevard Louis-XIV, la tension monte devant le siège du conseil départemental, en milieu d’après-midi. Des pneus sont enflammés par les pompiers rue Delory, obligeant le cortège à contourner par la gare Lille-Flandres, où sont stationnés des cars de CRS. Un détour sans soucis pour la grande majorité des manifestants, sauf pour deux cents anarchistes et antifascistes. À leur passage, les forces de l’ordre reçoivent bouteilles en verre et bombinettes de peinture. Derrière, les mêmes militants d’extrême gauche enchaînent les cibles, sur fond de slogans anti-police et anticapitaliste : le Mc Do de la gare, l’Apple-Store de Faidherbe, et les banques du parcours, sont repeints façon paint-ball.
Les forces de l’ordre sont alors très discrètes. Mais au point d’arrivée, place de la République, un mur de CRS et gendarmes attend. La grande majorité des manifestants (dont les lycéens et étudiants) s’y disperse calmement. Mais quelques centaines restent, et font voler à nouveau des bouteilles et pavés vers les policiers, provoquant la colère d’autres militants : « Ça ne sert à rien de faire ça », lance un syndicaliste CGT.
Peu avant 18h, les forces de l’ordre chargent, avec les chevaux de la brigade équestre, dispersant les opposants au gaz lacrymogène. L’un, blessé léger, a été pris en charge par les pompiers. Sept autres ont été interpellés.

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Lyon

20minutes / jeudi 31 mars 2016

Lyon 31 3 2016La manifestation contre la réforme du code du travail a ressemblé entre 12.000 (selon la police) et 30.000 personnes (selon les organisateurs) à Lyon ce jeudi après-midi.
Le cortège, parti de la Manufacture des tabacs a lentement déambulé vers la place Bellecour où un important dispositif de sécurité avait été mis en place. Des camions de CRS bloquaient les principales rues permettant d’accéder à la place. La manifestation s’est rapidement crispée lorsque des œufs ont été jetés sur des gendarmes chargés d’encadrer le cortège. Puis, la situation s’est tendue à l’arrivée. Des gaz lacrymogènes ont été lancés place Bellecour. Les forces de sécurité ont également arrosé les participants qui refusaient de se disperser, à l’aide de deux canons à eau.
Lyon 31 3 2016 4Vingt personnes, visages encagoulés pour la plupart, ont été interpellées place Bellecour pour des jets de projectile, selon la Préfecture du Rhône.
Dans la matinée, avant que la manifestation officielle ne débute, 300 lycéens avaient défilé dans les rues de Lyon. Des casseurs s’étaient mêlés au cortège dégradant les abords des facultés situées le long des quais Claude Bernard.

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Marseille

20minutes / jeudi 31 mars 2016

Plusieurs milliers de personnes, lycéens, étudiants et salariés, ont manifesté jeudi à Marseille, de la Canebière au Prado, pour demander le retrait du projet de réforme du Code du travail. La police a compté 11 200 manifestants. […] Des échauffourées se sont déroulées sur le Prado entre des jeunes en tête de cortège et la police. Des projectiles ont été lancés sur des policiers qui ont répondu par des tirs de gaz lacrymogènes, créant ainsi des mouvements de foule sur le boulevard. Les accrochages se sont poursuivis sur la place Castellane. Plusieurs jeunes étaient assis sur le trottoir pour se rincer les yeux avec du sérum physiologique.
Selon la Préfecture de police, sept policiers ont été légèrement blessés dans l’affrontement et huit personnes ont été interpellées pour outrage, rébellion et jets de projectiles.

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