Indymedia Nantes / mercredi 7 avril 2026
Si on prend peur aujourd’hui, on prendra peur demain et pour toujours – Lettre de Dimitra au début du procès d’Ambelokipi
Il a finalement fallu 512 jours pour que les autorités compétentes décident qu’il était temps de juger notre affaire, l’affaire d’Ampelokipoi. À peine un souffle avant l’expiration du délai de 18 mois¹. Non pas parce que l’instruction était réellement interminable, ni parce que de nouveaux éléments apparaissaient sans cesse entre-temps. Dès le tout début, les faits étaient à peu près les mêmes. Le choix de fixer la date du procès à la dernière minute n’était toutefois ni fortuit ni procédural. Il s’agissait d’un choix purement politique, d’une manœuvre délibérée visant à faire passer la procédure en urgence et à obtenir, avec autant de rapidité, la décision souhaitée. Néanmoins, dans ce dernier texte que je rédige avant le procès, je ne m’attarderai pas en détail sur les pratiques et les manœuvres auxquelles recourent les autorités judiciaires à notre encontre. Celles-ci sont déjà connues de quiconque souhaite s’en informer. Mon objectif est de replacer les choses dans leur juste perspective, contre la version fabriquée de toutes pièces que la brigade antiterroriste a d’abord tenté d’imposer, puis l’instruction et les procureurs. C’est pourquoi je veux et je dois parler de ce qui s’est déjà passé et de ce qui va suivre.
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