Burrasque.info / mardi 14 juillet 2020
« Un oiseau de la forêt ne veut jamais être en cage »
Henrik Ibsen
Avons-nous besoin d’une identité collective pour subvertir l’existant ? Parfois, au sein d’un groupe plus ou moins nombreux, il arrive de perdre de vue sa propre identité en faveur d’une identité collective. Pour beaucoup le groupe est le seul moyen de socialiser, de communiquer, de se confronter, mais au sein du groupe les façons d’agir se ritualisent, on acquiert un langage commun et il arrive qu’on finisse par s’identifier au groupe même. Aussi longtemps que l’individu persiste à avoir une vision ouverte sur la connaissance, à partir de ses propres expériences, ses propres capacités perceptives et cognitives en évolution perpétuelle, sa rencontre avec un ou plusieurs groupes ne représente pas un problème. Mais c’est lorsque surgit le désir de se stabiliser dans l’appartenance à une collectivité qui a une idéologie déterminée qu’arrive un problème de type identitaire. Définir l’identité est difficile, cela peut même devenir artificieux. C’est un concept qui renferme des sens multiples, très différents pour chacun d’entre nous, et il est donc impossible de la comprendre de façon univoque. Je ne veux pas me risquer à une telle entreprise de définition, mais je tenterai de faire la distinction entre une identité personnelle, propre à chaque individu.
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Vüch est une entreprise de sécurité privée, dont le siège est à Berne.


Aux premières heures de lundi 20, nous avons attaqué avec des pierres et des cocktails Molotovs le siège du Consorcio Constructor del Ferrocarril Central et y avons laissé des tracts de protestation.


Il y a quelques nuits, nous nous sommes introduit.e.s dans un élevage de chèvres en Bretagne. Dans ce bâtiment il y en avait une centaine, toujours dans le noir et marchant dans leur merde.
Aux alentours du 3 juillet 2020, en France, nous, activistes antispécistes, avons réussi à exfiltrer 7 canards d’un élevage de foie gras et les placer dans un lieu où ils ne seront plus jamais considérés comme autre chose que des personnes.
Mercredi, les responsables de la société de chasse de Chomelix ont eu la mauvaise surprise de découvrir leur local vandalisé.

Des corps assiégés par le béton, sous les yeux des caméras, traversant le quotidien avec des pas attentifs mais audacieux, poussés par une éthique forgée par la négation.




















































