Budapest (Hongrie) : Le procès des antifas est sur le point de commencer

Budapest Antifascist Solidarity Commitee / lundi 15 janvier 2024

Sauf imprévus, le procès contre trois personnes, dans le contexte des événements du  Jour de l’honneur 2023, devrait commencer le 29 janvier 2024, à Budapest.

Deux d’entre elles, Tobi et Ilaria, se trouvent toujours en détention préventive en Hongrie, dans de mauvaises conditions. Deux de ces trois camarades sont maintenant accusé.es de la préparation d’un acte délictueux et d’appartenance à une association de malfaiteurs. La troisième camarade, Ilaria, est accusée d’avoir participé à au moins un délit et d’appartenir à une association de malfaiteurs. Pour cela, le procureur exige actuellement une peine d’onze ans de prison – bien entendu, dans le cas qu’elle fasse des aveux le premier jour de procès, sinon elle risque jusqu’à 16 ans de prison.

Le chef d’inculpation originel de « violence contre un membre de la communauté » ne tenait visiblement plus débout dans cette affaire, parce qu’il s’agit d’un paragraphe de la loi hongroise sur la protection des minorités. Le procureur a certainement dû conclure que les nazis ne constituent pas une minorité digne de protection. Les autorités en charge de l’enquête construisent donc une prétendue organisation criminelle internationale qui est censée être derrière ces agressions.

En Hongrie, la procédure judiciaire a été caractérisées dès le début par une couverture médiatique qui présentait les nazis agressés comme des victimes innocentes et les antifascistes incarcéré.es et recherché.es comme des criminel.les brutaux.les. Cela n’est pas surprenant, car on sait que la plupart des grands quotidiens hongrois sont proches du gouvernement autoritaire de droite de Viktor Orban et de son parti, Fidesz, qui développe des tendances de plus en plus fascistes.

Le procès qui aura lieu à Budapest sera caractérisé par ce climat. En plus, il y a les conditions de la détention préventive et la distance de leurs environnements connus, de leurs familles et de leurs ami.es, ce qui ne rendra certainement pas les choses plus faciles pour les camarades inculpé.es. Dans ce contexte, le nécessaire accompagnement solidaire lors du procès se trouve lui aussi face à des défis.

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