Des mauvais moments pour les bleus (fin août 2020)

Saint-Chamas (Bouches-du-Rhône) : Et le parpaing aussi, il était imaginaire ?

France3 / vendredi 28 août 2020

Il est environ cinq heures du matin, lorsque les gendarmes de la brigade de Berre-L’étang sont alertés par téléphone d’un probable délit sur la commune de Saint-Chamas.
Il s’agit en fait d’un « délit imaginaire« , comme l’explique le Commandant de la gendarmerie des Bouches-du-Rhône Roland Le Floc’h.
La patrouille tombe alors dans un guet-apens : un parpaing est jeté « depuis une hauteur de trente mètres sur leur véhicule« , raconte le général. Le pare-brise éclate en morceaux, et l’un des gendarmes présent dans le véhicule est blessé à l’oeil. Il est actuellement hospitalisé en service d’ophtalmologie.

Immédiatement, les gendarmes procèdent à une enquête rapide, et interpellent six jeunes majeurs.
« Il pourrait s’agir d’une vengeance. Parmi ces jeunes, plusieurs avaient été verbalisés un peu plus tôt, vers deux heures du matin, pour tapage nocturne« , explique le commandant de la Gendarmerie des Bouches-du-Rhône, qui précise cependant que l’enquête est en cours, « et entre les mains du Procureur« . Les six interpellés sont actuellement entendus à la brigade de Berre-L’étang.

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Reims (Marne) : Voitures brûlées, flics et pompiers visés

extrait de France3 / lundi 17 août 2020

La nuit de dimanche 16 à lundi 17 août a été particulièrement agitée dans le quartier des Hauts de Murigny à Reims. […] Au total, 13 voitures ont été détruites par les flammes. Un peu plus loin, d’autres ont eu les vitres brisées. […] Et lorsque les pompiers arrivent sur place, escortés par une équipe de la police, leurs véhicules sont attaqués par des tirs de mortiers lancés par des individus cagoulés. […]

selon l’Union, même date « Les violences urbaines ont éclaté ce lundi à 0 h 20, place Maurice-Utrillo à Croix-Rouge. Les pompiers ont dû intervenir sous escorte policière pour éteindre les incendies allumés par une bande de jeunes. Aucun blessé n’a été déploré. Vingt minutes plus tôt, des tirs de mortiers ont également visé la police au quartier Wilson. »

selon l’Est éclair du 18 août,  « Les émeutiers n’ont pas seulement brûlé treize voitures (bilan définitif). Armés de bâtons ou de barres de fer, ils ont cassé les pare-brise d’une dizaine de véhicules supplémentaires et tiré des mortiers dont certains ont délibérément visé les pompiers et les policiers. L’un d’eux l’assure : « C’était un guet-apens. Ils nous attendaient. Nous étions ciblés. ». »

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Saint-Florentin (Yonne) : Comité d’accueil pour gendarmes et pompiers

L’Yonne Républicaine / samedi 29 août 2020

Les pompiers ont été alertés vers 1 h 30 du matin, dans la nuit de vendredi à samedi, pour un feu de container rue Charles-Gounod. Une demi-heure plus tard, ils interviennent pour un autre incendie, dans la rue de Verdun, 500 mètres plus loin. Cette fois, c’est une voiture qui est en feu dans un garage. Plusieurs box voisins ont été endommagés par les flammes.

Les gendarmes se sont également rendus sur place. Les militaires ont alors été pris à partie par un groupe d’une douzaine de personnes. Quatre d’entre eux ont essayé d’aller au contact avec les militaires mais ont été repoussés à l’aide de lacrymogènes. Les forces de l’ordre et de secours ont essuyé des jets de pierres. Un pompier a reçu un projectile sur son casque. Un autre a été touché et blessé à la jambe. Plusieurs impacts ont été relevés sur les vitres d’un véhicule de gendarmerie.

Deux autres voitures ont été brûlées au cours de la nuit. Depuis Joigny, Auxerre et Seignelay, des gendarmes ont été appelés en renfort. Au total, 19 militaires ont été engagés pour permettre aux pompiers d’intervenir et calmer la situation. Le dispositif a été levé ce samedi, à 6 heures du matin. Personne n’a été interpellé. Un certificat médical a été délivré au pompier blessé à la jambe. […]

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Marigot (Saint-Martin) : Il n’a pas de maison, mais il a la rage… et du cran

France Info / mercredi 19 août 2020

Il est 6h30 ce mercredi matin à Marigot, lorsque trois véhicules de gendarmerie, dont deux banalisés, stationnés rue du Général de Gaulle, s’embrasent. Les services de secours incendie et les gendarmes appelés sur place ne peuvent que constater l’étendue des dégats. Le feu ravage les véhicules, qui explosent. […]

Très vite dans la matinée, les forces de l’ordre repèrent et identifient l’auteur présumé de cet incendie volontaire. Il s’agit d’un sans domicile fixe, âgé de 43 ans et connu des services de gendarmerie pour avoir incendié un appartement il y a cinq ans. Placé en garde à vue, il présenterait des troubles psychiatriques.

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Roquefort-la-Bédoule (Bouches-du-Rhône) : « Dès qu’il s’agit d’ rosser les cognes, Tout l’monde se réconcilie »

La Provence / mardi 18 août 2020

La scène a pris des airs de guet-apens cette nuit : appelés pour une rixe dans le centre-ville de Roquefort-La Bédoule, hier soir, peu avant minuit, trois gendarmes se sont retrouvés face à une vingtaine de personnes particulièrement agressives qui n’ont pas tardé à se retourner contre eux.
Découvrant que l’une d’elles était blessée, les militaires ont d’abord tenté de lui porter secours, mais face à l’hostilité de l’assistance, ils ont dû se résoudre à extraire la victime de la foule pour la mettre en sécurité dans leur véhicule de patrouille. C’est alors que la violence est montée d’un cran : la vingtaine de personnes présentes s’en est alors pris directement aux gendarmes ainsi qu’à leur véhicule, parvenant à extraire à son tour le blessé, tandis que d’autres s’acharnaient sur la carrosserie.
Pris au piège, constatant que la victime leur était enlevée et que leur vie était maintenant menacée, les trois militaires, des gendarmes mobiles déployés en renfort à Cassis pour la saison estivale, ont dû faire usage de gaz lacrymogènes pour se dégager de la foule furieuse. Avec un sang-froid certain, ils sont parvenus à regagner leur véhicule, dont le pare-brise menaçait d’éclater, et ont dû battre en retraite, en attendant l’arrivée des renforts du Psig et de leurs collègues mobiles. L’un d’eux a été légèrement blessé lors de l’intervention.
Quelques instants après leur départ, des coups de feu ont été tirés dans la rue qu’ils venaient de quitter. Désormais en nombre, les militaires sont alors tombés nez à nez avec un homme armé d’un fusil à pompe et d’un couteau. Ce dernier leur a remis l’arme sans plus de difficultés, expliquant qu’il était intervenu après avoir entendu le bruit de la rixe – une bagarre entre deux groupes, selon nos informations.
Le blessé que les militaires avaient tenté d’extraire se serait quant à lui discrètement éclipsé avant le retour des forces de l’ordre…

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Corbeil-Essonnes (Essonne) : Surprise pour les keufs

ActuEssonne / mardi 25 août 2020

Il est environ minuit dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 août 2020 lorsque qu’un équipage de policiers de la brigade anti-criminalité qui patrouillait dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne) devient soudainement la cible de jets de projectiles.
Les policiers parviennent à s’extraire des lieux et à se mettre en sécurité. Aucun d’entre eux n’a été blessé grièvement, néanmoins certains souffrent d’égratignures à cause des débris de verre.
« Ils sont parvenus à distinguer cinq à six individus aux visages dissimulés, indique une source policière. Ces individus n’ont pas pu être identifiés ».
Cinq pierres utilisées par les auteurs du caillassage ont été ramassées par les forces de l’ordre. Elles ont causé de nombreux dégâts sur le véhicule des policiers.
« Le pare-brise a été éclaté, la vitre du conducteur brisée et l’aile avant gauche enfoncée », énumère cette même source policière.

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Vienne (Isère) : Une nuit compliquée… pour les bleus

Le Dauphiné / vendredi 21 août 2020

La nuit a été très compliquée, à Vienne. Après une opération de contrôle menée jeudi de 18h15 à 20h15 dans le quartier Estressin , par la police, au cours de laquelle 40 personnes étaient contrôlées, la tension est subitement montée.
Alors qu’une personne porteuse de 200 g de résine de cannabis était interpellée, des jeunes du quartier ont commencé à mettre le feu aux poubelles, rue Nicephore Niepce.
Les pompiers qui intervenaient pour éteindre cet incendie ont alors été pris à partie par un groupe qui les a caillassés, brisant une vitre de leur véhicule. Quant aux policiers venus pour soutenir les pompiers, ils ont eux aussi été copieusement insultés, avant d’être caillassés à leur tour. Ils se sont alors trouvés obligés d’utiliser du gaz lacrymogène ainsi qu’un LBD.
Les incidents se sont terminés vers 2h30 du matin, sans avoir fait de blessés, mais en laissant de nombreux stigmates dans le quartier. Une quinzaine de poubelles, ainsi que deux véhicules ont au final été incendiés dans le quartier.

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Annemasse (Haute-Savoie) : Quand les flics viennent gâcher la fête…

Le Dauphiné / mardi 25 août 2020

Samedi 22 août, en soirée, la police est appelée pour du tapage nocturne dans un appartement situé dans le quartier de Chablais Parc. Une cinquantaine de personnes est réunie dans ce logement, pour passer une soirée festive. Les policiers arrivent à calmer les protagonistes mais au moment de partir, ils sont pris à partie dans la rue par plusieurs membres du groupe de fêtards. Une violente opposition s’en suit entre une quinzaine d’individus vraisemblablement alcoolisés et les policiers membres de la police nationale et de la police municipale d’Annemasse.
Dans cette échauffourée, deux policiers sont blessés (un membre de la police municipale et un membre de la police nationale) avec une incapacité temporaire de travail de trois jours chacun. Il n’y a pas eu d’interpellation mais une enquête est en cours pour retrouver les individus.

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Mise à jour du 15 octobre 2020 : deux jeunes arrêtés à Reims

L’Union / jeudi 15 octobre 2020

Ce fut une nuit de violences urbaines sans précédent à Reims. Le 17 août, à vingt minutes d’intervalle, la police était tombée dans deux guets-apens, d’abord dans le quartier Wilson puis à Croix-Rouge, où les équipages furent visés par des tirs de mortiers d’artifice. Deux mois plus tard, l’enquête confiée à la direction départementale de la sécurité publique de la Marne a débouché sur les premières interpellations, celles de deux mineurs de 16-17 ans qui ont été mis en examen ce mercredi par le juge des enfants.

Incriminés grâce au travail de la police technique et scientifique, les deux adolescents sont suspectés d’avoir participé aux violences de Croix-Rouge. Cette nuit du 17 août, vers 0 h 25, treize voitures y avaient été incendiées place Maurice-Utrillo, onze autres vandalisés à proximité, à coups de bâtons et de barres de fer.

« Nous avons vu une bande de dix à quinze jeunes, certains cagoulés, d’autres tête nue, avec des trucs dans les mains, comme des bâtons », témoignait une riveraine de la place Utrillo, sidérée à sa fenêtre. « Ils étaient éparpillés sur le parking et mettaient le feu sous les voitures, sans rien dire. Ils étaient silencieux. Les seuls cris qu’on entendait étaient ceux des habitants. »

Le but était d’attirer la police. Dès leur arrivée en compagnie des pompiers, les patrouilles furent délibérément visées par des tirs de mortiers. Il n’y eut aucun blessé. Les tirs provenaient de la rue Raoul-Dufy, où plusieurs individus furent aperçus embusqués derrière un mur.

Ce guet-apens survenait vingt minutes après un traquenard tendu au quartier Wilson. Appelés par les pompiers à la suite d’un feu de poubelle, les policiers furent également la cible de tirs de mortiers. Ils s’étaient repliés, sans blessé dans leurs rangs. Un véhicule avait été dégradé.

Pourquoi cet enchaînement de violences ? L’audition des deux mineurs de Croix-Rouge n’a pas permis d’en savoir davantage. Le premier a nié toute participation tandis que le second prétend n’avoir fait que « suivre la foule », indique le procureur de Reims Matthieu Bourrette. L’une des hypothèses qui circulent est celle d’une action concertée entre trafiquants des deux quartiers – pour une fois unis – qui auraient voulu exprimer leur mécontentement d’être gênés dans leur « business » par l’action des services de police. Si tel était le cas, se poserait alors la question de savoir s’ils n’auraient pas commandité des plus jeunes qu’eux pour commettre les dégradations et/ou attaquer les policiers.

L’un des mineurs était déjà connu pour trafic de stupéfiants, et se trouvait d’ailleurs sous contrôle judiciaire. Mercredi soir, le parquet a requis son placement en détention provisoire mais le juge a décidé de le placer dans une structure hors du département. Il a l’interdiction de paraître dans la Marne. Inconnu de la justice, le second mineur – celui qui n’aurait fait que suivre le mouvement – a été placé en résidence chez un membre de sa famille, loin de Reims, avec interdiction de revenir dans cette ville. Il a l’obligation de suivre une formation.

Les investigations se poursuivent, avec l’espoir d’identifier d’autres participants à cette flambée de violences.

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