Reims : Aucune résignation face à la prolifération des caméras surveillance

Deux des trois caméras de vidéosurveillance urbaine installées dans le quartier Orgeval ont été dégradées. Les vandales ont été filmés, mais ils étaient masqués.

Leur présence ne plaît pas à tout le monde. Deux des trois de caméras de surveillance urbaine installées cet hiver dans le quartier Orgeval ont été détruites il y a une dizaine de jours, l’une place Pierre-de-Fermat, l’autre rue de Docteur-Lucien-Bettinger. Les auteurs ont agi rapidement, visages masqués. Certains d’entre eux ont escaladé le mât sur lequel se trouvent les caméras, à quatre mètres de hauteur, pour les casser en tapant dessus. Le temps d’intervenir, les vandales étaient déjà repartis. […]


Reims: une ville sous surveillance

France Bleu Champagne-Ardenne / Mardi 12 juillet 2016

Le Centre de Supervision Urbain (CSU), installé au sein de l’hôtel de police municipale, centralise et traite les images des caméras de vidéosurveillance de la ville de Reims. Il y en aura près de 200 d’ici 2018.

C’était une promesse d’Arnaud Robinet pendant sa campagne: développer la vidéosurveillance dans la ville de Reims. En tant que maire il poursuit donc le déploiement de caméras. Il y en aura 80 nouvelles d’ici la fin de l’année, puis 40 en 2017 et 40 autres en 2018 pour atteindre le chiffre total de 196 caméras. Toutes les images récoltées sont désormais centralisées à l’hôtel de police municipale, où s’est installé le Centre de Supervision Urbain (CSU).

Objectif: être plus efficace

90 agents de police travaillent dans le Centre de Supervision Urbain, mais à terme ils seront 120, pour observer les images 24h/24 et 7 jours sur 7. « La présence du CSU au sein de l’hôtel de police va nous permettre de gagner du temps et donc d’être plus efficace », explique Rémi Journaux, chef de service de la police municipale. Et le dispositif a prouvé son importance lors de la demi finale et de la finale de l’Euro. Jeudi 7 juillet, à l’issue du match face à l’Allemagne, la place d’Erlon a très vite été envahie et une cinquantaine de casseurs s’en sont pris aux forces de l’ordre « **Dans un cas comme ça, les agents de terrain nous appellent pour nous signaler des événements et des individus à suivre, mais ça va aussi dans l’autre sens, nous les appelons pour les prévenir des mouvements de foule »**, poursuit Rémi Journaux. Cinq interpellations ont été rendues possibles grâce notamment à cette vidéosurveillance.

Le CSU pourrait centraliser les images de toute l’agglomération

Seul ce qui se passe sur le domaine public est filmé par les caméras de vidéosurveillance: « Dès qu’un zoom est fait sur une zone privée, un immeuble d’habitation, l’image est floutée et devient inutilisable », explique Rémi Journaux, chef de service de la police municipale. Toutes les images arrivent sur un mur de huit télés divisées en plusieurs écrans, elles sont conservées deux semaines avant d’être détruites. Pour le moment, seules les images de la ville de Reims sont traitées dans ce Centre de Supervision Urbain (CSU), mais potentiellement il pourrait centraliser les images de 250 caméras, soit de toutes les communes de l’agglomération rémoise « Certains maires de l’agglo ont déjà fait les démarches pour installer des caméras, ce qui nous permettra d’être encore plus efficace », conclut Xavier Albertini, adjoint au maire de Reims en charge de la sécurité.

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