Kontrapolis / mardi 26 mars 2024
Il y a plus d’un an, le 16 février 2023, deux compas ont été arrêté.es, au milieu de la nuit, dans le quartier berlinois d’Adlershof. Accusé.es d’« entente en vue de commettre un délit » (plus précisément : un incendie), leur procès commencera le 27 mai 2024, au tribunal du district de Tiergarten.
Selon l’acte d’accusation, des câbles de la Deutsche Bahn [la SNCF allemande ; NdAtt.] devaient être incendiés, cette nuit-là – une construction des services de sécurité de l’État, vendue comme une certitude par le Parquet, afin de pouvoir accuser nos compas de conspiration. Pour nous, ce n’est pas le point, ce n’est pas pertinent de savoir si oui ou non cette accusation est plausible, compte tenu des circonstances de l’arrestation, ou si c’est du n’importe-quoi ; nous ne participerons donc pas aux spéculations. L’arrestation des compas n’a pas été la conséquence d’une action directe, mais les enquêteurs ont construit un acte potentiel et son objectif. L’article du code pénal sur la « conspiration/entente en vue de… »* résout les problèmes des autorités répressives quand elles tâtonnent dans le noir et en même temps leur permet de mettre en place des mesures dissuasives. Cette accusation laisse au tribunal une marge de manœuvre pour poursuivre les méthodes et l’association de celles/ceux qui luttent contre l’État, sans que rien de concrète ne se soit produit. Mais cela ne nous empêche pas de dire que les différents méthodes de résistance, qui vont du fait de prendre soin les un.es des autres jusqu’au sabotage, ont toujours été des outils utilisés par les exploité.es et les opprimé.es.
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