Hotonnes (Ain) : L’abattoir ravagé par les flammes

La Tribune / vendredi 28 septembre 2018

Il était minuit et demi, ce vendredi 28 septembre, lorsqu’un violent incendie s’est déclenché aux abattoirs Gesler, à Hotonne, sur les hauteurs est du Valromey. Le feu s’est attaqué aux 4000 mètres carrés de l’entreprise à partir d’une remorque embrasée garée tout près, pensait-on au départ ; mais il semblerait d’ores et déjà, selon les premières constatations, que plusieurs départs de feu ont été identifiés, et des bidons de liquide accélérateur ont été retrouvés sur les lieux. Les deux-tiers du bâtiment, dont la charcuterie, la salle de découpe et la partie administrative, ont été ravagés par les flammes ou endommagés par la fumée. Deux camions-remorque chargés de marchandise ont été détruits. Les 35 bêtes pensionnaires [sic ! NdAtt.] de la bouverie ont pu être sauvées.

[…] Quoi qu’il arrive, selon Pierre Favre, l’un des responsables du site interrogé par France Inter, 80 employés se retrouvent au chômage technique, sans espoir de retrouver du travail dans un rayon de moins de 100 km. Un vrai drame pour cette entreprise familiale créée en 1960, dans laquelle trois générations de Gesler se sont succédé, et qui desservait un vaste périmètre géographique en circuit court et produits de grande qualité. […]

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Le Progrès / vendredi 28 septembre 2018

[…] L’incendie n’était pas encore maîtrisé ce vendredi à 8 h 30. Une vingtaine d’engins étaient encore sur place mais les pompiers étaient maîtres du feu, ce qui signifie qu’il a été circonscrit aux 2 000 m² sur 4000 qui ont été ravagés par les flammes.

Six départs de feu ont été recensés sur des véhicules de l’entreprise, stationnés en plusieurs endroits du site. Deux camions frigos ont été incendiés devant le quai de mise en quartier ainsi qu’un camion bétaillère, un semi remorque frigo du côté des salaisons, un petit porteur frigo devant les bureaux et un tracteur agricole sur l’aire de lavage.

Le feu s’est ensuite communiqué aux bâtiments et notamment dans les armoires métalliques au sous sol, après effraction de la porte métallique. Celui abritant les bêtes vivantes a été épargné.

Les départs de feu seraient volontaires, le grillage du site ayant été découpé et des bidons d’essence ayant été trouvés. Une action des antispécistes n’est pas à exclure.

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