Des mauvais moments pour les bleus (août 2016)

Gentilly (Val-de-Marne) : Il tire sur la BAC

Le Parisien / samedi 20 août 2016

Y a-t-il un tueur de flic dans la nature ? La question était sur toutes les lèvres ce samedi après la tentative de meurtre dont ont été victimes la nuit précédente deux fonctionnaires de la Brigade anti-criminalité (BAC) de nuit du Kremlin-Bicêtre. Il est presque 3 heures du matin quand cette patrouille est appelée dans la cité du Chaperon Vert pour un individu suspect qui roule à vélo. Au niveau du 10, rue des aqueducs à Gentilly, les policiers repèrent un autre homme dont le comportement les intrigue. Deux des policiers descendent de la voiture pour le contrôler tandis que le troisième reste au volant. Deux premières détonations se font entendre. Mais impossible de savoir d’où elles viennent. Quelques secondes plus tard, nouveau coup de feu. Les fonctionnaires se retournent et voient, debout dans la rue, un homme le visage dissimulé sous une capuche, qui tient une arme à la main. Et là, il les met en joue et tire à plusieurs reprises. Personne n’est touché. Les policiers se replient immédiatement. Mais leur collègue resté dans la voiture a tout vu. Il fonce avec le véhicule pour percuter le tireur. Mais ce dernier parvient à esquiver et prend la fuite en direction de l’avenue Paul-Vaillant Couturier à Gentilly.

D’importants moyens de police ont été déployés pour retrouver l’auteur de ces coups de feu. Ce samedi après-midi, il était toujours introuvable. Une enquête pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte et confiée au SDPJ 94. Une chose est sûre : il ne s’agissait pas de balles à blanc. L’entité judiciaire du 36 quai des Orfèvres examinait ce samedi un des impacts de balles.

…mais un mec est arrêté et accusé d’être le tireur

Le Parisien / jeudi 1er septembre 2016

L’homme de 27 ans qui avait été placé en garde à vue mercredi pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique » a été déféré au tribunal de Créteil jeudi soir. Il est soupçonné d’être celui qui a tiré sur des policiers de la brigade anticriminalité du Kremlin-Bicêtre à Gentilly dans la nuit du 20 au 21 août. Ils s’étaient déplacés au départ pour un individu roulant à vélo. Après plusieurs détonations, cette nuit-là, un homme les avait mis en joue et avait tiré plusieurs fois. Personne n’avait été touché. « Il a déjà été condamné à de multiples reprises », précise-t-on au parquet de Créteil, notamment pour violences aggravées, pour atteintes aux biens, pour séquestration ou encore pour des délits routiers.

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Grigny (Essonne) : V’là les mange-cailloux

Le Parisien / jeudi 25 août 2016

Les termes sont martiaux mais la réalité est là : à chaque émeute dans certains quartiers de l’Essonne, principalement à Grigny, les policiers essuient des tirs de mortier. Le dernier épisode en date remonte à lundi dernier dans le quartier de la Grande Borne. Une patrouille est visée par ces feux d’artifice projetés grâce à des tubes qui servent à orienter la trajectoire. Les fonctionnaires ne sont pas blessés et parviennent à voir d’où vient l’attaque. Deux jeunes du quartier sont interpellés et, en perquisition dans l’appartement, les policiers mettent la main sur… une vingtaine de boites d’explosifs ! L’un des jeunes a écopé d’un rappel à la loi, l’autre d’une convocation au tribunal.
Dans la nuit du 7 au 8 juillet dernier, les policiers étaient déjà tombés dans un guet-apens à Grigny 2. « A chaque fois, le schéma est le même », relate un agent de Juvisy-sur-Orge. « Une voiture est incendiée et on est accueillis avec des boules de pétanque, de l’électroménager qui tombe des fenêtres et des tirs de mortiers ». Cette nuit là, trois policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) sont brûlés au niveau des avant-bras par les feux d’artifice.
« C’est devenu récurrent, nous y sommes confrontés à chaque épisode de violences urbaines », confirme un policier du département. Un commissaire reprend : « Les tirs de mortiers font souvent suite à des mécontentements et répondent par exemple à des vagues d’interpellation. » Ça avait été le cas en juillet 2015 aux Ulis après des démantèlements de trafics de stupéfiants.
Pour plus « d’efficacité », les tubes en carton sont remplacés par des tubes en PVC, plus longs, volés sur des chantiers. « Cela leur permet d’avoir des tirs plus précis », déplore un fonctionnaire. « Ils se fournissent en mortiers la plupart du temps sur Internet en passant par des sites étrangers », ajoute le gradé. Un enquêteur poursuit : « Je pense qu’ils profitent des approvisionnements en stupéfiants, en Belgique notamment, pour acheter des mortiers qui sont en vente libre là-bas. Le 13 juillet, sur les toits de Grigny 2, on a retrouvé des dizaines de boites vides. »
Détournés de leur usage premier, ces projectiles réservés aux professionnels de la pyrotechnie pour les plus puissants ont une portée d’une trentaine de mètres et se transforment ainsi en de dangereuses armes. « Lorsque que le mortier explose, il peut occasionner des brûlures. Bien entendu, en cas d’impact, les blessures peuvent être très graves », continue l’officier de police.
« C’est fait pour toucher les fonctionnaires dans leur chair », note Fouad Belhaj du syndicat policier Alliance. « Dans les cités, on nous appelle les mange-cailloux. On n’a pas l’armement adéquat pour répondre à ces attaques. Il faudra malheureusement qu’il y ait un mort pour prendre en compte cette menace. »

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Mantes-la-Jolie (Yvelines) : La BAC tombe dans un piège

InfoNormandie / mardi 23 août 2016

Cette nuit de lundi à mardi vers minuit, un équipage de la brigade anti-criminalité (BAC) du commissariat de Mantes-la-Jolie, a été entraîné dans un guet-apens, rue du Docteur Godeau, au Val Fourré.
Arrivé au niveau d’une barricade, le véhicule banalisé des policiers a été la cible en effet de nombreux jets de projectiles lancés par une trentaine d’individus qui visiblement l’attendaient. Il n’y a pas eu de blessé. La carrosserie du véhicule a reçu deux impacts. Les policiers ont réussi à s’extraire sans plus de dégât et sans être contraints de faire usage de leur armement.
Des équipes de l’unité de sécurisation et d’intervention (USI) ont pris position dans le secteur. Ce qui n’a pas empêché les assaillants de mettre le feu à un véhicule (signalé volé). Des patrouilles ont alors été appelées en renfort, afin de sécuriser l’intervention des sapeurs-pompiers venus éteindre le feu. A la vue des nombreux policiers dépêchés sur le secteur, les trublions ne se sont pas manifestés de nouveau et le quartier a retrouvé son calme.

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Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) : La solidarité permet aux interpellés de se sauver

InfoNormandie / mercredi 10 août 2016

Un véhicule de police a essuyé des jets de pierres et a été endommagé lors d’une intervention dans la soirée d’hier mardi, vers 23 heures, à Chanteloup-les Vignes.
La brigade anti-criminalité en patrouille dans la ZAC de la Noé remarque trois individus en train de pousser une voiture. Il s’avère que le véhicule est signalé volé. Lors des vérifications, les forces de l’ordre découvrent des produits stupéfiants sur l’un des jeunes gens. Tous les trois sont interpellés.
A ce moment-là, les policiers sont pris à partie et la cible de jets de projectiles. Dans la confusion, deux des interpellés parviennent à fausser compagnie aux fonctionnaires et à prendre la fuite malgré les menottes. Ils ne seront pas retrouvés mais sont identifiés. Il s’agit de deux jeunes gens âgés de 17 ans domiciliés à Chanteloup-les-Vignes, qui sont activement recherchés. Le troisième, âgé également de 17 ans, est placé en garde à vue pour recel de vol et infraction à la législation sur les stupéfiants.
L’arrivée de renforts et l’utilisation de moyens intermédiaires permettent de sécuriser l’intervention. Aucun blessé n’a été signalé. La portière droite d’un véhicule de police a été enfoncée. Une enquête a été ouverte.

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Toulouse : Solidarité rime avec liberté !

France3 / mercredi 3 août 2016

Mardi en fin d‘après-midi dans le quartier Bellefontaine à Toulouse (31), alors que les policiers sécurisaient une intervention des sapeurs-pompiers, un scooter a été contrôlé, avant de prendre la fuite et de percuter l’un des policiers. Le jeune conducteur a aussitôt été interpellé.
A la suite de cette interpellation mouvementée, un attroupement de 30 à 40 personnes s’est formé, des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre qui ont du faire usage de lacrymogènes. Au cours de l’opération et alors que les policiers se faisaient caillasser, l’individu interpellé a réussi à s’échapper. […]

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