Dark Nights / mercredi 19 janvier 2022
Le vrai visage de l’État, du capital et du patriarcat sont la misère et la mort. Cela est imposé comme normal par la rhétorique et la propagande des dirigeants, un appauvrissement qui se résume à une vie de travail dans des espaces et avec des durées étouffants, avec des heures supplémentaires non payées, des cadences, des salaires ridicules et un coût de la vie élevé. Un environnement socio-professionnel malsain pour la condition physique et mentale des personnes défavorisées. La violence patriarcale qui perpétue le cauchemar de la famille grecque et protège les relations genrées de pouvoir-tolerance-oppression. Les camps de détention pour les immigrant.e.s, l’emprisonnement de celles/ceux qui résistent et de ceux/celles qui d’une manière ou d’une autre menacent la souveraineté de l’État national et ses intérêts politico-économiques. Pourtant, toute personne qui est laissée de côté par cycle de perpétuation du marché capitaliste est marginalisée, interdite et, quand elle ne se conforment pas, abattue avec 38 balles [probable référence à l’assassinat, de la part de la police, de Nikos Sambanis, à la suite d’une course-poursuite, le 22 octobre 2021 ; NdAtt.]. Des meurtres baptisés « accidents du travail », des meurtres à la frontière pour l’idéal national, des meurtres de détenu.e.s par manque de soins médicaux, des féminicides baptisés « tragédies familiales », des meurtres d’individus qui ont dévié des normes de genre, des meurtres pour préserver l’intégrité de la « sacro-sainte propriété », des millions de meurtres d’animaux non humains, sur l’autel du capital… Et nous qui, malgré l’époque, ne nous habituerons pas à la mort.
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