Glasgow (UK) : Ce qu’on a appris le samedi 24 juillet a Glasgow Green

reçu par mail (en anglais et en français) / début août 2026

Des « Blackshirts » devant la Parlement d’Écosse, à Édimbourg, le 24 juin

Proclamer ici la victoire n’a aucun sens – des camarades se font nasser sans que personne ne fasse rien, une vingtaine de personnes partent au casse-pipe pendant que tout le monde regarde ailleurs, sans joie à marcher ensemble et à occuper l’espace en dehors de la zone autorisée, pas une seule vitrine/abribus repeinte par notre haine de ce monde : l’anti-fascisme se définit par son action, Stand up to racism, les syndicats et le Socialist Workers Party sont définis par des postures auto-satisfaite et une collaboration claire avec la police fasciste. IL NE LEUR APPARTIENT PAS DE DÉCLARER VICTOIRE À NOTRE PLACE

La défaite est inévitable si personne ne se parle – aucune mutualisation d’informations basiques sur ce à quoi nous étions censé.es nous opposer. Il est impossible de se préparer en amont sans cela. Il est vital de tisser des liens entre les différents groupes présents et de destituer le pouvoir aux coordinateurs institutionnels qui ne cherchent qu’à neutraliser notre colère en collaborant directement avec la police fasciste, nous laissant donc plus dispersé.es, plus faibles et plus désorganisé.es.

Les organisateurs institutionnels : des loups déguisés en mouton – la collaboration étroite de Stand up to racism et des syndicats avec la police contrôle donc le moindre de nos mouvements au sein du rassemblement, mais aussi en nous faisant répéter bêtement leurs slogans inoffensifs. Nous sommes sous leur emprise dès lors que nous acceptons les règles de leur jeu. La domination imposée par leur service d’ordre nous rend passif.ves au point de nous auto-censurer, effrayé.es par le moindre mouvement imprévu ou la plus petite tentative d’action autonome. Répétons-le : l’offensive fasciste, avec sa dynamique irrésistible et sa portée historique mondiale, ne peut pas être stoppée par une collaboration directe ou indirecte avec la police et, par extension, avec ces institutions. N’oublions jamais que l’antifascisme ne naît que dans le mouvement, par l’action ; dès que nous restons immobiles, il meurt. REJETEZ L’IMMOBILISME ET REJETEZ TOUTES LES POLICES

Les fascistes ont dix coups d’avance sur nous – ils mutualisent leur organisation en avance, ils savent dans quoi ils arrivent et ce qu’ils vont essayer de produire, ils se coordonnent en temps réel, ce qui revient à dire qu’ils ont toujours donné le rythme et que nous n’avons fait que réagir à basse intensité. Ils étaient au courant de la nasse à l’arrière, ils ont chargé de manière coordonnée, ils étaient suffisamment organisés pour arriver à investir le centre-ville pendant que nous étions inertes à rester sur place pour vendre des t-shirts et faire des discours auto-satisfaits. Bref, ils nous prennent pour une blague et à raison.

En bref : DÉFENSE COLLECTIVE, SOLIDARITÉ INCONDITIONNELLE, MUTUALISATION D’INFOS AUTONOME

 

Quelques remarques introductives

Au cours des six derniers mois, mais plus particulièrement au cours de l’été, des gangs de nazis se sont formes en Écosse, comme des milices paramilitaires, pour harceler, intimider et agresser tou.tes celles/ceux qu’ils identifient comme non conformes a l’hétéronormativite blanche, en concentrant leurs actions particulièrement envers les communautés musulmanes. Le rassemblement fasciste a été organise par Unite the clans, un de ces groupes écossais, et soutenu par Tommy Robinson, entre autres figures influents de la sphère fasciste britannique. Le rassemblement du samedi 24 juillet a été le point culminant jusqu’ici des tensions préexistantes qui bouillonnaient depuis un moment.

La réponse antifasciste a été organisée en consultation avec la police écossaise par Stand up to racism, une organisation satellite du Socialist Workers Party (SWP), une organisation dont le comité central abrite et promeut des agresseurs sexuels, entre autres problèmes fondamentaux. Ils ont été la figure de proue de la diffusion de l’appel au rassemblement sur les réseaux sociaux ; Unite the union et Unison, les deux plus gros syndicats au Royaume-Uni, étaient aussi listés en tant qu’organisateurs. Leurs représentants portaient des vestes de secouriste pendant le rassemblement et se comportaient comme des officiers en liaison avec la police et contrôlaient la foule, etc.

Ce sont ces gens qui ont parlé de victoire au moment même où les antifas étaient nassés et que ce qui existait comme black-bloc était piétiné par la police montée.

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