La Nemesi / mercredi 2 novembre 2022
Le 20 octobre, l’anarchiste emprisonné Alfredo Cospito a entamé une grève de la faim de durée illimitée, jusqu’à la mort, pour l’abolition du régime de détention spécial 41-bis et du « fin de peine : jamais », la perpétuité avec période de sûreté illimitée, puisque les deux sont l’expression de la vengeance de l’État, par le biais d’une torture légalisée.
Une torture que l’État, précisément dans le cas d’Alfredo, utilise encore une fois, aussi contre les opposants politiques révolutionnaires… en plus que contre cette masse de détenus – environs 750, en date d’aujourd’hui, qui sont en 41-bis – que la justice considère comme membres d’une organisation de type mafieux, qui sont donc présentés à l’opinion publique comme des monstres et donc destinés, sans que personne ne bronche, à des traitements de tout type.
Aujourd’hui, ce compagnon est en train de nous dire quelque chose. Sa lutte est une lutte de dénonciation, par laquelle il nous jette à la figure que pour lui c’est mieux de risquer la mort, en se mettant en jeu encore une fois, plutôt que de vivre des années sans fin dans ces conditions, une suite ininterrompue, qui vise à son annihilation. C’est une attaque contre l’hypocrisie d’un État qui veut se décrire comme démocratique. C’est le masque qui tombe, celle de la manœuvre que ce même État est en train de mener. par son affaire, de façon que celle-ci constitue un précédent dans l’histoire. Continuer la lecture →