La Nouvelle République / samedi 15 août 2026
Ils ont également versé du ciment dans des trous et sur plusieurs buses d’arrosage, tout en semant des graines et en plantant des carottes sur les greens. « Il est urgent de repenser l’usage de l’eau, notamment l’été : quelles activités sont soutenables dans un monde en pleine urgence climatique ? Il faut prioriser ce qui est vital pour l’être humain et le vivant », avancent les activistes dans un message non signé, avant de proposer, avec un brin d’ironie, « que les greens des golfs et leur système d’arrosage soient mis au service de la population, en les transformant par exemple en jardins potagers partagés ».
Les jardiniers du Domaine de Beauvoir ont pu remettre les trous en état dès vendredi et le parcours est accessible aux golfeurs, ce week-end.
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franceinfo / lundi 17 août 2026
Lorsque les clients et les salariés sont arrivés, dans la matinée du vendredi 14 août, sur le green du golf de Mignaloux-Beauvoir (Vienne), ils s’attendaient à voir un terrain propre et vert, comme ils l’avaient laissé la veille. Mais ce n’est pas ce qu’ils ont vu. Loin de là. « C’est le travail d’une année, donc quand on a vu ça, cela nous a mis un sacré coup« , précise François Gauthier, intendant du parcours.
Dans la nuit du 13 au 14 août, des activistes écologistes ont en effet dégradé le golf. Les greens des trous 3 et 1 ont été endommagés, notamment avec du béton. « Il y a eu une découpe de la surface en profondeur« , précise Édouard Guillaumet, le propriétaire des lieux. « Ils nous ont également laissé un message écologique. »
« Moins de greens, plus de racines » : voilà ce qu’ont écrit ces activistes. Ils souhaitaient, en effet, alerter sur « la crise hydrique et son lot d’injustices sociales« . Ils dénoncent notamment l’hypocrisie de « gaspiller de jour comme de nuit pour un loisir de quelques privilégiés« . « Ce luxe est indécent« , assurent-ils dans un communiqué envoyé le 15 août.
Au même moment, ils estiment que de nombreux pans de la société sont impactés par la sécheresse. « Les syndicats agricoles redoutent des pertes considérables dans la production de nourriture« , précisent-ils, indiquant également que « 40 000 personnes » doivent faire face à des coupures d’eau. « Il est urgent de repenser l’usage de l’eau, notamment l’été« , estiment-ils.
Les activistes proposent de transformer les greens de golf et leur système d’arrosage « en jardins potagers partagés« , pour que l’endroit « soit mis au service de la population« . De son côté, Édouard Guillaumet précise que [on s’en fout ; NdAtt.]
Le propriétaire comprend le message écologique de cette mobilisation, mais il s’oppose donc « à la forme » qu’a prise cette action. Il a décidé de porter plainte. […]























































