Villey-le-Sec (Meurthe-et-Moselle) : Sept miradors de chasse détruits

Le Petit Bleu d’Agen / mardi 26 mai 2026

Sur la ligne de chasse de l’ACCA de Villey-le-Sec, le constat est sans appel : sept miradors retrouvés au sol, brisés, sciés à la base. Aucun n’est réparable.

L’action, visiblement planifiée et conduite en une seule nuit, ne ressemble en rien à un acte isolé de malveillance. C’est un sabotage organisé, méthodique, ciblé.

Le président de l’ACCA a immédiatement déposé une plainte pour vandalisme auprès de la gendarmerie. […]
Utilisés pour la chasse à l’affût du grand gibier, les miradors permettent un tir fichant orienté vers le sol, réduisant considérablement les risques de ricochet ou de tir tendu. Leur usage est recommandé et souvent préconisé par les fédérations départementales de chasse pour sécuriser la pratique près des zones habitées ou forestières fréquentées.

Détruire un mirador, c’est donc aussi contraindre des chasseurs à [arrêter, souvent, de tuer des animaux, pour des raisons de sécurité ; NdAtt.].

Pour l’ACCA de Villey-le-Sec, le choc est double : matériel et moral. Sept miradors représentent plusieurs milliers d’euros de préjudice pour une structure associative qui fonctionne sur les seules cotisations de ses adhérents. Pas de sponsors, pas de subventions industrielles : une association loi 1901, ancrée dans la ruralité, qui gère bénévolement la faune et les territoires.

Là où la situation bascule dans quelque chose de plus inquiétant, c’est du côté des réseaux militants. À peine les faits connus, plusieurs associations et collectifs anti-chasse se sont emparés de l’affaire pour en faire un fait d’armes.

« La forêt n’appartient plus impunément aux fusils », expriment des collectifs anti-chasse sur leurs réseaux sociaux après le sabotage, d’après Chasse Passion.

Sur leurs sites et réseaux, les termes de « résistance » et d’ « action radicale » sont employés sans détour. Les dégradations sont célébrées comme une victoire. Certains collectifs n’hésitent pas à parler de « coup d’éclat » et à présenter les miradors comme des « cibles prioritaires » dans ce qu’ils décrivent comme un « mouvement de fond » visant spécifiquement les installations de chasse au grand gibier.

La gendarmerie a été saisie. L’enquête devra identifier les auteurs de ces destructions.Si le vandalisme est puni par la loi, l’apologie publique de ces actes l’est beaucoup moins souvent.

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