actuToulouse / mercredi 1er avril 2026
Trois grues ont été dégradées mardi 31 mars 2026 sur le chantier des Aménagements ferroviaires du nord de Toulouse (AFNT), un noyau essentiel de la future LGV Bordeaux-Toulouse, à hauteur de Saint-Jory, aux portes de la Ville rose, a appris Actu Toulouse de source proche du dossier. Un projet qui est la cible d’actes de vandalisme récurrents ces derniers mois.
D’après nos informations, ce sont des ouvriers opérant sur le chantier qui ont contacté la gendarmerie mardi, pour signaler le « sabotage » de leurs outils de travail. Sur place, trois grues ont été découvertes dégradées et taguées. Dans le réservoir d’huile d’un des engins de chantier ont également été déversés du sucre et des cailloux.
Pour l’heure, il n’y a eu aucune revendication, précise une source proche de l’enquête. Les faits se sont produits à proximité de l’ex-site de la Guinguette Vaillante, où des opposants à la LGV ont aussi tenté, à maintes reprises ces derniers mois, de monter une ZAD sur le chantier, avant d’être expulsés à chaque fois par les autorités.
En février 2025, le préfet Pierre-André Durand avait d’ailleurs dénoncé des « troubles à l’ordre public répétés » et « des actions d’occupations illégales de terrains, des dégradations, sabotages et incendies de matériels destinés à la réalisation des opérations d’aménagements de cette ligne ferroviaire ». Et il avait pris des mesures pour empêcher toute ZAD.
Car ces dégradations sont loin d’être les premières sur ce chantier, régulièrement pris pour cible par des militants radicaux, comme ce fut le cas il y a quelques années désormais sur celui de l’A69 reliant Toulouse à Castres.
En février, une foreuse a été brûlée au même endroit, entraînant de coûteux dégâts [voir ici ; NdAtt.]. En novembre, une foreuse et un chariot élévateur avaient déjà été incendiés [et ici ; NdAtt.], le préjudice avait alors été évalué à 700 000 euros pour ce seul incendie .
L’été dernier, des tags anti-LGV et anti-police avaient fait leur apparition à plusieurs endroits de la commune de Saint-Jory [voir ici ; NdAtt.] , ce qui avait fait bondir le maire, qui avait porté plainte. Quelques semaines plus tard, des militantes encagoulées, munies de baudriers, cordes et mousquetons, étaient encore interceptées par les gendarmes… alors qu’elles tentaient de s’installer dans des arbres.





















































